A LA UNE

dimanche 31 décembre 2006

Jim Carrey pète un câble au réveillon

Artistes - Sur le web : Anderton et Black Mamba souhaitent à tous leurs lecteurs (oui, il y en a au moins deux - auteurs non compris) un réveillon aussi givré que celui de Jim Carrey en 1999-2000. Mais voyez plutôt (ouaf!). Et une excellente année pleine d'émotions dans les salles et salons (home cinéma oblige) obscurs. Prochain rendez-vous en 2007.
And since we got some English speaking readers out there, we wish you a New Year's party as crazy as Jim Carrey's in 1999-2000 (click on the link above). Happy new year full of movie emotions, y'all!

vendredi 29 décembre 2006

Meilleurs films de l'année : Melville number one

En salles - En DVD : Glenn Kenny, critique au magazine américain Premiere, a dressé sa liste des dix meilleurs films de l'année. Surprise, son premier choix est un film français... qui date de 1969 !
L'Armée des Ombres de Jean-Pierre Melville n'avait jamais été distribuée aux Etats-Unis avant le printemps dernier : en voici la bande-annonce. Cette oeuvre sombre et bouleversante a été encensée par la critique américaine. Et Glenn Kenny en a fait son meilleur film de l'année, évoquant un "instant classic" (un "classique instantané").
Parmi ses autres coups de coeur : Inland Empire (David Lynch), Volver (Pedro Almodovar), Les Infiltrés (Martin Scorsese), Clean (Olivier Assayas), Le Labyrinthe de Pan (Guillermo del Toro), L'Enfant (Jean-Pierre et Luc Dardenne), Marie-Antoinette (Sofia Coppola), The Fountain (Darren Aronofsky) et The Queen (Stephen Frears).

mardi 26 décembre 2006

Les 4 Fantastiques 2 : la bande-annonce

Sur le web : Les FF sont de retour ! Cette fois-ci, les quatre super-héros affrontent le Surfeur d'argent, comme le prouvent le titre de ce nouvel opus (Rise of The Silver Surfer) et la bande-annonce qui va avec.
Le premier épisode m'avait un peu laissé sur ma FFaim, malgré quelques bons moments. J'espère que l'histoire, les personnages et la réalisation auront franchi un nouveau niveau : celui établi par les séries des Spider-man et X-Men.

Transformers : la bande-annonce

Sur le web : Après un trailer alléchant, la bande-annonce de Transformers est dispo sur Yahoo Movies.
Le film a l'air spectaculaire, à l'image de l'association Michael Bay (réalisateur)-Steven Spielberg (producteur exécutif). Rendez-vous le 4 juillet prochain (date de la sortie américaine) pour juger sur pièces... transformables.
Merci à Chryde pour les captures d'images.

dimanche 24 décembre 2006

Merry Christmas 2 : mes films de Noël à moi aussi

En DVD : Black Mamba a dégainé sa plume la première pour vous faire part de ses films de ou sur Noël préférés. Du coup, elle m'en a piqué quelques uns mais il m'en reste sous le sapin :

Piège de cristal (Die Hard, John McTiernan)
Un Noël sans neige et où les Christmas carols sont interprétés par Run DMC : bienvenue à Los Angeles ! Cela vous surprend : John McClane (Bruce Willis) aussi a eu du mal à s'y faire. Ce pur flic de New York débarque dans la tour de la boîte où bosse sa femme quand une bande de bandits européens investit le building. Au risque de me la péter, j'ai découvert Die Hard (littéralement, Dur à cuire ou Meurs durement) à sa sortie, à L.A., en 1988. Et j'ai pris une sacré claque en même temps qu'un de mes plus beaux pieds cinématographiques. Les références à Noël sont omniprésentes : j'aime beaucoup le "Ho ! Ho ! Ho ! Now I have a machine gun" que McClane écrit au marqueur sur le premier bad guy qu'il dézingue.
1941 (Steven Spielberg)
C'est l'oeuvre la plus barrée de Spielberg, le film d'un ado attardé qui s'éclate à casser ses jouets. Quelques jours après Pearl Harbour, Los Angeles s'attend à une invasion nippone. D'ailleurs, un sous-marin japonais traîne près des côtes. Militaires bornés ou insouciants, civils "va-t-en guerre"... tout le monde en prend pour son grade. Lors d'une des scènes les plus loufoques de ce film qui n'en manque pas, un groupe de soldats décide d'éteindre à coups de bastos les illuminations de Noël censées attirer les avions ennemis. Un psychopathe du pilotage (le regretté John Belushi) finira d'ailleurs par se prendre une statue géante de Santa Claus sur la tête. On ne plaisante pas avec Noël.
Gremlins (Joe Dante)
Joe Dante ne plaisante pas avec Noël, il le dynamite ! Après avoir présenté la petite ville américaine typique sous la neige et les illuminations rouges et vertes, il y balance une horde de monstres aussi bordéliques qu'irrespectueux. L'un d'entre eux, planqué dans un sapin, attaque la maîtresse de maison. Jambes écartées, l'arbre multicolore sur le ventre, elle tente de résister à son agresseur. On a l'impression qu'un symbole de Noël tente de violer une brave mère de famille. Au fait, c'était pour tout public, Gremlins ?
Un fauteuil pour deux (Trading places, John Landis)
Deux frangins aussi pingres que friqués transforment l'un de leurs meilleurs employés (Dan Ackroyd) en SDF et le remplacent par un faux cul-de-jatte expert en arnaques (Eddie Murphy). Scène mémorable : Ackroyd, déguisé en Père Noël, trempé jusqu'au os, imbibé d'alcool, machouille un saumon qu'il extrait tant bien que mal de sa barbe. Santa Claus is a trash !
Harry Potter à l'école des sorciers (Harry Potter, Chris Columbus)
Là, vous dites : "Un peu des respect pour cette fête familiale !". OK, la première aventure du jeune prodige balafré met tout le monde d'accord. On y découvre un univers magique (en même temps, c'est normal, c'est une école de sorciers) où il neige dans la salle à manger et où le festin de Noël n'a jamais aussi bien porté son nom. Vous reprendrez bien un peu de dinde ?
Les 101 Dalmatiens (101 Dalmatians, Geronimi, Luske, Reitherman)
Pas de Noël sans Disney ! Cela tombe bien, cette histoire de famille nombreuse à poils blancs et tâches noires se déroule lors des fêtes de fin d'année. Une vilaine amatrice de fourrure, Cruella DeVil (avec un nom pareil, z'auraient dû se méfier), kidnappe une portée de 99 chiots pour s'en faire un manteau. Pongo et Perdita, les parents, partent à la rescousse, aidés par tous leurs amis à quatre ou deux pattes. Et tout finit bien sous le sapin.


Sinon, Noël, c'est aussi la période bénie pour s'organiser une orgie de films. Il y a bien sûr les incontournables qui passent et repassent à la télé. Pour moi, il s'agit surtout des Dix Commandements et du Plus grand chapiteau du monde, tous deux signés Cecil B. DeMille. Du grand spectacle. Plus récemment, la trilogie du Seigneur des Anneaux s'est imposée comme le grand rendez-vous de ces quelques jours de vacances.
PS : La BBC propose un quizz sur les films de Noël. J'ai eu 6 sur 10. Et vous ?

Merry Christmas : mes films de Noël...

En DVD : Il y a quelques jours, Anderton m'a dit "Et si on faisait un post sur les films de Noël ?"... En voilà une idée qu'elle est bonne ! Mais j'ai quand même dû me creuser les méninges... Il y a les classiques, évidemment et puis il y a ceux qu'on oublie, parce qu'on les a vus à Noël oui, mais quand on avait douze ans.

Résultat, voilà ma petite liste de films de Noël. Ça ne vole pas souvent très haut, mais ça colle parfaitement au Christmas spirit !

Joyeux Noël !


Love actually

C’est, entre autres moments charmants, une scène culte. Celle du mimi et so british Hugh Grant qui, dans le rôle d’un premier ministre britannique amoureux, enchaîne quelques déhanchés endiablés à travers les pièces du 10 Downing Street au rythme de "Jump for my love" des Pointer Sisters. Il y a aussi un chanteur grossier et désabusé, un couple en mauvaise passe, un petit garçon amoureux… Love is in the air, et en plus c’est Noël… Que demander de mieux ?


L’Etrange Noël de Monsieur Jack…
… Du grand Tim. Ou comment faire incarner par un anti-héros inquiétant, roi des citrouilles au pays d’Halloween, le rôle du mythique Santa Claus. Jack Skellington, de son petit nom, résume à lui seul l’esprit de Noël vu par Burton et rythmé parfaitement par la musique de Danny Elfman. Jack décide de distribuer ses propres cadeaux effrayants aux enfants et déclenche des situations infernales. C’est décalé, subversif, inventif et tout se termine bien, finalement.


Maman j’ai raté l’avion
Le "grand" – l’unique ? – film de Macaulay Culkin, du temps où il était l’un des enfants les plus bankable du cinéma hollywoodien. Il y a plein de bonnes choses à retenir de cette comédie et notamment tout un tas de pièges à monter, à grand renfort de carton pâte et d’imagination. Lâcher un fer à repasser brûlant sur la tête du méchant, balancer de l’eau sur le perron de la maison, pour qu’une fois gelée, elle devienne une patinoire redoutable. Bref, le film idéal pour les petits et les grands qui le sont restés.



Le Père Noël est une ordure
Le classique par excellence évidemment. Des répliques à reprendre en chœur "C’est c’lâ, oui", "C’est bon, c’est très fin, ça se mange sans faim", "J'n'vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer" ou "Minuterie !". Rien à ajouter, c’est très con, très culte, mais ça fait toujours marrer.


Miracle sur la 34ème rue
Alors là… Dans le genre film de Noël trop mimi, Miracle sur la 34ème rue se pose vraiment là ! L’histoire d’un employé de grand magasin qui, pour animer sa boutique, choisit d’embaucher un vieux monsieur qui prétend être le vrai Père Noël. Ledit vieux monsieur se retrouvant au tribunal pour le prouver… C’est plein de bon esprit, de lutins, de rouge et de vert, de neige, de sapins multicolores… C’est beau comme une guirlande de Noël !



Le Grinch
Un peu dans la veine de l’Etrange Noël de Monsieur Jack. Cette fois-ci, c’est l’excellent Jim Carrey qui prête sa voix et ses mimiques délirantes (un peu cachées derrière un masque et des poils verts) à un héros-titre, bien décidé à pourrir la fête de Noël des habitants de Chouville. Marrant, plein de mauvais esprit cinglant sur l’esprit de Noël, réjouissant !



Elfe
Will Ferrell, enfin ! Elfe, c’est l’un des premiers films qui a fait connaître en France l’acteur-humoriste américain, connu pour avoir fait les belles heures comiques du Saturday Night Live dans les années 90. Dans ce conte farfelu, il joue un humain élevé par les lutins du Père Noël et qui, à cause de sa différence, va être parachuté parmi ses semblables pour retrouver son père biologique. On retrouve alors Buddy, son personnage ignorant, naïf et paumé, au milieu de la jungle hostile de New-York. Situations cocasses et délirantes, Will Ferrell est hilarant !

mardi 19 décembre 2006

Dirty Harry goes fishing

Artistes - Sur le web : Invité du "Late Show", Clint Eastwood explique à David Letterman que les studios voudraient qu'il fasse un nouveau "Inspecteur Harry". Et l'acteur de leur répondre : "Et qu'est-ce qu'il ferait ? De la pêche à la mouche ? On le verrait à la retraite ? Il poursuivrait les méchants avec un déambulateur ?". Clint, you made my day !

samedi 16 décembre 2006

Le salon du cinéma... Enfin !


Avis à tous les dingos du Septième Art que nous sommes : le Salon du cinéma est né ! Pour les parisiens ou franciliens, vous êtes chanceux ! Pour les provinciaux, il va falloir réserver vos billets de TGV ! Le salon se déroulera du 12 au 14 janvier au Parc des expositions de la Porte de Versailles...
"Trois jours pour vivre le cinéma de l'intérieur", c'est le pitch...
Au programme :
- des rencontres avec des réalisateurs (Rappeneau, Braoudé, Belvaux, Gatlif, ...), des acteurs (Berléand, Forrestier, Seimou,...), des techniciens et tous les autres métiers du cinéma (effets spéciaux, cascades ou castings).
- le tournage en direct live d'un court-métrage réalisé par Nils Tavernier. Le public sera d'ailleurs invité à participer pour la figuration... Vous en avez toujours rêvé ? Votre heure de gloire est peut-être arrivée !
- des projections de grands films, les bandes-annonces des longs-métrages qui nous feront vibrer en 2007, des makings of exclusifs...
Ca donne envie !
Evidemment, l'entrée n'est pas gratuite, mais tout ça reste très raisonnable pour les fanatiques de ciné. 21 € le pass pour trois jours, 10 € le pass pour la journée (Possibilité de réserver directement ses billets sur le site officiel du salon).

Quand on aime, on ne compte pas : rendez-vous à la mi-janvier !

vendredi 15 décembre 2006

Harry Potter et l'Ordre du Phénix : la bande-annonce

Sur le web : Harry Potter et l'Ordre du Phénix ne sort pas dans les salles avant le 13 juillet 2007. Mais la bande-annonce est déjà sur Internet. Personnellement, je la trouve "bof".

jeudi 14 décembre 2006

Pirates des Caraïbes 3 : Hong Kong style

En prod - En DVD - Sur le web : Le site moviesonline.ca lève un petit voile sur le 3e épisode de Pirates des Caraïbes, en publiant deux photos officielles du film. En voici une, qui réunit deux vieilles connaissances : Jack Sparrow (Johnny Depp) et le capitaine Barbossa (Geoffrey Rush). A leurs côtés, un nouveau venu dont on ignore le nom mais pas l'interprète : le Hong-Kongais Chow Yun-Fat (The Killer, A Toute Epreuve, Tigre et Dragon). Sortie prévue : 26 mai 2007.
En attendant, la sortie en DVD de Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit a été aussi fructueuse que sa distribution en salles. Lors de la première semaine dans les rayons des magasins américains, il s'en est vendu 10,5 millions d'unités. En une semaine ! Ce qui en a fait le meilleur démarrage vidéo pour 2006, devant Le Monde de Narnia (14 millions de DVD depuis avril dernier). Idem au Royaume-Uni et au Japon. Du coup, les acheteurs américains ont également craqué pour le premier film de la trilogie, La Malédiction du Black Pearl, qui a été propulsé à la 9e place des meilleures ventes de DVD trois ans après sa sortie ! Une malédiction comme ça, Disney en veut bien tous les ans.

mardi 12 décembre 2006

Saddam Gibson et Gordon Jones


Artistes : Apocalypto n°1 au box-office quelques mois à peine après une controverse qui semblait mettre un terme à la carrière de Mel Gibson (voir posts précédents). Ce type est un sorcier. D'ailleurs, il en avait la barbe. Un attribut qui a fait penser à Saddam Hussein. C'est oublier que Charlton Heston portait la même dans Les Dix Commandements et cela collerait mieux avec la foi affichée de Mel Gibson.
Mais il y a une autre ressemblance entre un acteur et un leader politique qui, personnellement, me frappe davantage. Regardez Gordon Brown, le ministre britannique des Finances et successeur de Tony Blair à la tête du Parti Travailliste. Il ne vous rappelle pas... Terry Jones, l'un des Monty Python. Hein, dites, allez ?... M'enfin ?! "Ce sont mes yeux ou quoi ?"

dimanche 10 décembre 2006

Apocalypto : la bande-annonce

Le film de Mel Gibson est classé n°1 au box-office, après son premier week-end dans les salles nord-américaines.

Apocalypto : la rédemption de Mel Gibson

En salles : Franchement, il y a encore quelques jours, qui aurait misé un dollar sur Mel Gibson ? Déjà soupçonné d'être antisémite depuis la sortie de La Passion du Christ, le réalisateur de Braveheart avait laissé exprimer sa haine envers les juifs lors d'un contrôle de police, l'été dernier. "J'étais bourré, je ne le pensais pas", s'était-il excusé en substance. Sans convaincre. L'homme semblait fini, pour Hollywood en tout cas. Et son film, Apocalypto, paraissait voué à une sortie en catimini et donc une brève carrière en salles.
Contre toute attente, le scénario catastrophe ne s'est pas produit. La semaine dernière, les journalistes américains ont pu découvrir son oeuvre sur la civilisation maya. Et là, les médias ont applaudi le film, reconnaissant à Gibson le don de remuer les spectateurs. Tout en se questionnant pour son goût malsain pour la violence. Le film est d'ailleurs classé R (interdit aux moins de 16 ans).
Les hommes préfèrent Mel
Le public a suivi - des hommes, à 60%. Pour son premier week-end dans les salles d’Amérique du Nord, Apocalypto a pris la première place du box-office, en engrangeant 14,2 millions de dollars. C’est toutefois le plus petit "score" réalisé par un n°1 depuis le week-end du 8 septembre. Et l’on est bien loin des 84 millions de dollars cumulés par La Passion du Christ à sa sortie. Pour autant, Paul Dergarabedian, spécialiste du box-office, n'est pas surpris par le succès d'Apocalypto. Selon lui, la polémique a été "sans aucun doute" un coup de pouce, Disney (le distributeur) n'ayant pas hésité à mettre en avant le cinéaste lors de la promotion.
Le film de Gibson est talonné par The Holiday de Nancy Meyers, avec pour vedette un quatuor amoureux transatlantique (Kate Winslet-Jack Black et Cameron Diaz-Jude Law), qui rapporte 13,5 millions de dollars. Le public est féminin à 65%. Déception en revanche pour Blood Diamond d'Edward Zwick. Le film avec Leonardo DiCaprio et Djimon Hounsou, ne récolte que 8,5 millions de dollars et se place 5e, derrière les manchots de Happy Feet et Casino Royale. Diamonds are not forever...

samedi 9 décembre 2006

Vous reprendrez bien un peu de Johnny Depp

Sur le web : Noël, y a-t-il meilleure période pour déguster du chocolat ? Euh... Pâques, la Saint-Valentin, les anniversaires... Bon, bref, pour les fêtes, au lieu de vous ruer sur les toffees british, de vous empiffrer de fourrés belges, de craquer pour des carrés suisses, de dévaliser les pyramides de douceurs cacaotées lors des soirées de l'ambassadeur ou de vous balancer des Pyrénées à la tronche (en plus, ça fait mal), goûtez les tablettes de Willy Wonka !
Oui, Willy Wonka ! Le farfelu Roi du chocolat, celui-là même qui ouvre son usine à quatre heureux enfants dans Charlie et la chocolaterie, avec Johnny Depp sous le haut-de-forme de l'industriel bien barré. Et bien ses douceurs qui vous ont tant fait saliver dans le film de Tim Burton sont en vente sur internet au prix de 29,70 dollars pour 18 tablettes. Le ticket d'or n'est pas fourni.
Sinon, pour 29,99 euros, vous pouvez vous procurer le coffret DVD édition prestige du film de Burton comprenant le double DVD du film, le CD de la B.O. signée Danny Elfman et le roman original de Roald Dahl. Les Oompa-loompa ne sont pas fournis.
Anderton

jeudi 7 décembre 2006

Lettres d'Iwo Jima : la bande-annonce

Eastwood vs Scorsese : premier acte

En salles : La saison des prix est lancé ! Le National Board of Review, une organisation américaine réunissant 120 professionnels de cinéma, a élu les meilleurs films et interprètes de l'année. Alors que Mémoires de nos pères n'avait complètement convaincu les critiques, Lettres d'Iwo Jima (la guerre du Pacifique vue du côté japonais) de Clint Eastwood a été désigné meilleur film. Le titre de meilleur réalisateur est attribué à Martin Scorsese. Les deux cinéastes sont donnés favoris dans la course aux Oscars.
Palmarès du NBR
Best Film: "Letters from Iwo Jima"
Best Director: Martin Scorsese, "The Departed"
Best Actor: Forest Whitaker, "The Last King of Scotland"
Best Actress: Helen Mirren, "The Queen"
Best Supporting Actor: Djimon Hounsou, "Blood Diamond"
Best Supporting Actress: Catherine O'Hara, "For Your Consideration"
Best Foreign Film: "Volver"
Best Documentary: "An Inconvenient Truth"
Best Animated Feature: "Cars"
Best Ensemble Cast: "The Departed"
Breakthrough Performance by an Actor: Ryan Gosling, "Half Nelson"
Breakthrough Performance by an Actress: Jennifer Hudson, "Dreamgirls" and Rinko Kikuchi, "Babel"
Best Directorial Debut: Jason Reitman, "Thank You for Smoking"
Best Original Screenplay: Zach Helm, "Stranger Than Fiction"
Best Adapted Screenplay: Ron Nyswaner, "The Painted Veil"

Tom Cruise, Katie Holmes &... Alfred

Artistes : On ne doit pas se moquer du physique, ni des affaires, ni des enfants. Une règle d'or que fait exploser avec une joie sadique le magazine américain Mad.
La couverture de décembre 2006 est un pastiche poilant de celle de Vanity Fair, parue quelques mois plus tôt : Tom Cruise et Katie Holmes y couvaient de leur bonheur paternel leur fille Suri. Sur la couv de Mad, l'enfant est représentée sous les traits d'Alfred E. Neumann, le rouquin neuneu (mann-mann) aux oreilles décollées qui incarne à lui tout seul la bétise béate et assumée de cette hilarante revue satirique.
C'est con, c'est bien fait et c'est drôle : c'est Mad, quoi !
Anderton

mardi 5 décembre 2006

Manchots : 3 - James Bond : 0

En salles : Dans quel gai pied s'est fourré l'agent 007 ? Pour la 3e semaine consécutive, les manchots de Happy Feet (le "Gai pied" en question) ont surpassé Casino Royale au box-office américain. La preuve qu'avec ce film, George Miller n'est pas venu pour faire banquise. George Miller, oui, vous avez bien lu : le réalisateur des Mad Max. Enfin, il a aussi réalisé Babe 2, le cochon qui parle. Bref, l'Australien s'y connaît en bestioles mais cela ne suffit pas à expliquer le succès de Happy Feet aux Etats-Unis.
Rappelons d'abord l'immense succès de La Marche de l'Empereur outre-atlantique. Avec ce documentaire, les Américains se sont découverts une passion pour les manchots. Leur lutte pour la survie dans des conditions extrêmes, leur sens du sacrifice, leur esprit de corps (je parle des manchots) ont forcé leur respect (là, je parle des Américains) et suscité moults débats sur la famille mais aussi l'homosexualité, certains manchots étant apparemment homosexuels -enfin manchosexuels-, la preuve que l'homosexualité serait naturelle et donc normale, ont souligné les associations gays et lesbiennes américaines. Le titre de Happy Feet (gai pied) n'est donc pas mal trouvé...
Casting et B.O.
George Miller a cependant assuré que son film d'animation avait été lancé bien avant la sortie de La Marche de l'Empereur. On veut bien le croire tant le développement et surtout la fabrication d'une telle oeuvre se comptent en années. Happy Feet cartonne aussi grâce à la qualité de son graphisme, un casting vocal impressionnant (Elijah Wood, Hugh Jackman, Nicole Kidman, Robin Williams, Hugo Weaving en V.O.), un message écolo bien dans l'air du temps et une bande-son à faire chanter un dépressif solitaire un dimanche soir de novembre.
Les majors d'Hollywood surfent sur cette vague de manchomanie : après le gang des pingouins remarqué dans Madagascar, des pingouins surfeurs (Surf's Up) justement vont débarquer sur les écrans américains à l'été 2007. Et James Bond dans tout ça ? Et bien, il a vendu aux enchères le smoking qu'il arbore dans Casino Royale. Motif officiel : récolter de l'argent pour une bonne cause. En vrai de vrai, il en avait marre de s'habiller... en pingouin.
PS : La différence entre pingouins et manchots ? Les premiers vivent dans l'hémisphère Nord et les seconds dans l'hémisphère Sud.

lundi 4 décembre 2006

Shortbus : Make Love Not War !

En salles : Partir pour voir Casino Royale et se retrouver - pour cause de trop grande affluence - devant Shortbus, représente ce que j’appellerais une Expérience Radicale. Posons le contexte. Shortbus, c’est le dernier film de John Cameron Mitchell, réalisateur américain connu pour avoir écrit, réalisé et interprété un film brillant, Hedwig and the angry inch, qui lui a valu en 2001 le Prix du Public de Sundance, ainsi que le Grand Prix du jury du festival de Deauville. Bref, premier coup, coup de maître.
Depuis, le bonhomme s’était mis en tête de faire un film sur le sexe, dans lequel on parlerait de sexe et on montrerait clairement le sexe, sans pour autant qu’il soit étiqueté "film porno". En somme, un film libéré qui braverait la censure et le puritanisme dogmatiques. Et c’est donc comme ça qu’est né Shortbus… Mais au fait le Shortbus, qu’est-ce que c’est ? C’est précisément le nom d’un club privé où se retrouvent des new-yorkais tous plus ou moins largués. Une sexologue mariée mais frustrée, un couple gay qui cherche à s’ouvrir à un troisième partenaire ou une artiste dominatrice paumée, dont les histoires n’ont rien à voir entre elles, en dehors du fait de tourner autour de leur sexualité.
Un peu déjanté
Le sexe, vaste sujet. On gratte un peu et on se rend compte qu’il y a ça et plein de choses autour, entre autres, les sentiments et l’amour. Bref, des trucs dont tout le monde parle, dont tout le monde rêve, dont tout le monde souffre, mais qu’au fond personne n’aura jamais vraiment élucidés. Shortbus non plus d’ailleurs, mais il aura eu le mérite d’avoir cherché à le montrer avec humanité.
C’est un peu trash, il faut dire ce qui est, puisque tout est vrai, mais c’est finalement moins troublant qu’Eyes Wide Shut, avec lequel Kubrick avait tenté lui aussi d’aborder LE sujet. Les acteurs sont tous plus excellents les uns que les autres, et de toutes façons, ils sont bons rien que pour avoir "osé". C’est un peu le sexe and the city aussi, car il y a au centre du film un New York post-11septembre qui s’éteint et s’illumine aux grés des émotions des personnages. Ça n’est ni glauque, ni complaisant, ni gratuit, ni perturbant. C’est plutôt provocant juste comme il faut, drôle et parfois franchement émouvant. Bref, Shortbus, c’est une expérience tragi-comique un peu déjantée, mais finalement pas dérangeante.

jeudi 30 novembre 2006

James Bond fait ravaler les critiques

En salles : Casino Royale a donc fait sauté la banque. Au Royaume-Uni, où jamais un James Bond n'avait fait un aussi bond démarrage ; en France, où il a réalisé le 4e meilleur score de toute la série ; et même aux Etats-Unis, bien que l'agent 007 ait été battu deux semaines de suite par les pingouins de Happy Feet. Critiques et public (moi itou) applaudissent ce film âpre, sombre et bourré d'action qui rappelle que James Bond est à la fois un tueur implacable et un être humain capable de souffrir et d'aimer. Bref, pas seulement un gigolo qui tirent des coups (dans tous les sens du terme).
La formidable prestation de Daniel Craig contribue pour beaucoup au succès de Casino Royale. Lui qui avait essuyé tant d'injustes critiques avant même d'avoir pu faire ses preuves. Journaliste à CNN, Jeanne Moos avait crié avec les loups. Avec beaucoup d'honnêteté et d'humour, elle revient sur "l'affaire Daniel Craig", reconnaît ses torts et se punit d'avoir été médisante en ravalant ses critiques... au sens propre du terme (regarder la vidéo).

samedi 25 novembre 2006

Philippe Noiret et Hollywood : le rendez-vous (presque) manqué

Artistes : Les hommages pleuvent et ce n'est que justice : Philippe Noiret était un grand, un très grand acteur. Deux réflexions. La première, sur sa carrière internationale : "Alexandre" a été bienheureux aussi bien en France qu'en Italie, où il est pleuré comme un frère trop tôt disparu.
S'il n'a jamais hésité à franchir les Alpes, Noiret fait partie de ces acteurs français qui n'ont pas voulu tenté leur chance à Hollywood à n'importe quel prix. Il avait ainsi raconté que la Paramount l'avait approché pour incarner le vilain dans Le Flic de Beverly Hills 2 (1987). "Il y avait un bon paquet de dollars à se faire", avait-il lâché avec une vulgarité étudiée, avant d'ajouter : "Mais le rôle n'était vraiment pas intéressant". C'était tout Noiret. On l'imagine tirant sur son gros cigare, heureux de passer pour le comédien embourgeoisé, mû seulement par la course au cacheton. Alors que non, pour lui, un pont d'or qui mène à un mauvais rôle ne méritait pas d'être emprunté... Le vilain finira donc sous les traits de Jürgen Prochnow, l'Allemand au visage grêlé.
Postier, fusil et Jupiter
Finalement, Noiret a traversé l'Atlantique sept ans plus tard avec Il Postino de Michael Radford. Dans ce film, qui obtint l'Oscar du meilleur film étranger et un bon petit succès local, il interprète Pablo Neruda. On peut également trouver un rapport entre le comédien décédé... et Bruce Willis. Tous deux ont incarné à l'écran le même personnage : un homme qui venge dans un cas, sauve dans l'autre (Hollywood oblige), sa femme aux prises d'affreux Allemands. Piège de Cristal (Die Hard, 1988) est en effet l'adaptation (très libre) du Vieux Fusil (1975).
Deuxième réflexion, cynique ou désabusée. La disparition des acteurs et réalisateurs permettent souvent la sortie en DVD de leurs oeuvres injustement oubliées. Grand fan de Philippe de Broca, je désespère de trouver certains de ses films en galettes numériques. Un coffret Yves Montand, récemment commercialisé, intègre Le Diable par la queue. Le décès de Noiret permettra peut-être à Tendre Poulet et On a volé la cuisse de Jupiter de retrouver une place sur les étagères des cinéphiles.

vendredi 24 novembre 2006

Monica Bellucci, star "en danger" ?

Artistes : A mes risques et périls, je voudrais crier mon indignation contre les propos d’une déesse adorée par bon nombre de spécimens de la gent masculine. J’ai nommé la (prière d’ajouter l’adjectif dithyrambique de votre choix) Monica Bellucci. En soi, je n’ai strictement rien contre elle. Elle ne fait pas partie de mes actrices fétiches et je peux facilement reconnaître que ses prestations dans Dobermann (Jan Kounen) ou Agents secrets (Frederik Schoendorfer) étaient efficaces. Mais là, c’est l’overdose. L’overdose de Monica dans le Concile de Pierre, de Monica en couverture de tous les magazines, de Monica qui joue une femme sans fard et surtout, surtout, de Monica qui répète dans chaque interview qu’elle s’est "mise en danger pour ce rôle".
Mise en danger ? A la limite, j’aurais presque acquiescé si elle avait dit la même chose pour son rôle dans Irréversible. Mais là... Oui parce que, quand elle affirme qu’elle a pris des risques pour jouer dans le dernier Nicloux, il faut avant tout comprendre qu’elle a accepté de s’enlaidir (tout est relatif, après avoir revu Elephant Man cette semaine, je trouve que Monica est pas mal du tout dans le Concile…) et de porter une perruque. Le danger ce n’est pas ça, Monica ! Le danger, c’est quand tu esquives les balles en Irak, quand tu bois de l’eau infectée au Soudan ou que tu décides de défendre les droits de la femme en Iran. C’est sûrement de la maladresse de sa part, après tout, elle est consciente de tout ça. Mais y’en a marre de ces actrices qui nous font croire qu’elles se font violence tout en se comportant comme des divas. Et d’ailleurs, mise en danger ou pas, Monica doit bien savoir que "s’enlaidir" pour un rôle, comme l’ont fait Nicole Kidman pour The Hours ou Charlize Theron pour Monster, est le meilleur moyen de récolter un Oscar. Cela dit, ça ne devrait pas être le cas pour le Concile de pierre, mais le jour où elle jouera une gueule cassée de la première guerre mondiale, pourquoi pas ?

jeudi 23 novembre 2006

La saga "Bilbo" est lancée !

Artistes / En prod : Peter Jackson a donc réussi son magistral coup d'intox (lire mon post précédent).
En annonçant publiquement avoir été débarqué du projet Bilbo le Hobbit par New Line, le cinéaste a soulevé une armée. Celle des fans qui le soutiennent depuis l'annonce de l'adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux. Un soutien qui s'est encore renforcé lorsque les passionnés de Tolkien ont découvert sur grand écran, le sourire aux lèvres et les yeux brillants d'émotions, que Jackson avait respecté l'oeuvre du vieux maître anglais. Jackson leur a d'ailleurs rendu hommage pour la sortie en DVD du Retour du Roi, en ajoutant au générique de fin les noms des milliers de fans officiels de la Terre du Milieu.
Sam Raimi approché ?
Ainsi, telle l'armée des morts dans ce troisième opus, les fidèles sont sortis de leurs tanières communautaires pour venger l'honneur du Hobbit néo-zélandais. Sur la toile, les initiatives se multiplient pour soutenir Peter Jackson ou pour boycotter New Line. Même Gandalf est monté à l'assaut : Ian McKellen a fait part de sa "profonde tristesse" à l'idée de ne pas pouvoir revêtir à nouveau la robe immaculée du Vieux Sorcier. Car, a-t-il déclaré, "il est difficile d'imaginer qu'un autre réalisateur puisse atteindre le niveau de perfection [de Jackson] au pays de Tolkien".
Le successeur éventuel de Jackson appréciera. Et justement, les rumeurs enflent à mesure que la colère gronde. Sam Raimi (photo) aurait ainsi été approché sans avoir donné sa réponse. Comme Jackson, Raimi a révolutionné le film d'horreur avec une oeuvre bricolée entre copains mais bourrée d'inventivité (Brain Dead pour le premier, Evil Dead pour le second). Comme Jackson, Raimi est à l'origine d'une trilogie sur une oeuvre mythique (Le Seigneur des Anneaux pour l'un, Spider-Man pour l'autre) qui a comblé aficionados, grand public et critiques. Bref, comme Jackson, Raimi est un réalisateur culte.
Jackson aux commandes
De quoi consoler ceux qui pleurent déjà Jackson. Mais attends, ami lecteur, avant de sortir ton mouchoir ! Alors que ni New Line ni la MGM (qui détiennent les droits de l'adaptation de Bilbo) n'ont officiellement commenté l'affaire, des sources proches des studios laissent entendre que le sort du Néo-Zélandais n'est pas complètement scellé. Et pour achever de sécher tes larmes, réjouis-toi aux propos que Saul Zaentz, le patron de Tolkien Enterprises, a tenu au site allemand Elbenwald. TheOneRing.net en livre la traduction que voici :
"[Bilbo] sera sans aucun doute tourné par Peter Jackson. La question est de savoir quand. Il veut d'abord tourner un autre film. L'an prochain, les droits de Bilbo reviendront à mon entreprise. Je suppose que Peter attendra car il sait qu'il fera une meilleure affaire avec nous. Et il est excédé par les studios : pour toucher sa part sur la trilogie, il a dû poursuivre New Line en justice. Avec nous, il sait qu'il sera payé justement et qu'il sera soutenu artistiquement sans réserve." La saga ne fait que commencer. Rendez-vous au prochain épisode.

mardi 21 novembre 2006

Peter Jackson : Hobbit or not Hobbit

Artistes / En prod : Coup de tonnerre dans les Terres du Milieu... et au-delà. Peter Jackson ne réalisera pas Bilbo le Hobbit (The Hobbit), le "prequel" du Seigneur des Anneaux. C'est le réalisateur lui-même qui l'a annoncé dans un mail envoyé à TheOneRing.net, le site des fans de Tolkien.
La décision, assure-t-il, vient de New Line Cinema, qui a pourtant produit l'adaptation de la trilogie tolkiennienne. C'est surtout un rebondissement supplémentaire dans le bras-de-fer qui oppose le cinéaste au studio. Rappel des faits en 5 mouvements :
1) New Line engage un audit sur la production de la Communauté de l'Anneau - genre : "Tu vas pas nous faire croire que tu as dépensé tout ça en prothèses de pieds velus ?"
2) En réponse, Wingnut Films, la compagnie de Jackson, engage une action en justice contre New Line - "Vous savez combien elles vous ont rapporté mes prothèses ?"
3) New Line demande à Jackson d'abandonner sa procédure judiciaire pour pouvoir démarrer le projet Bilbo - "Allez, quoi, tu en feras d'autres des prothèses..."
4) Refus de Jackson qui veut un règlement devant les tribunaux avant d'entamer la production de Bilbo - "Une prothèse, c'est une prothèse... Question de principe"
5) New Line ne veut pas attendre et décide de rechercher un autre réalisateur - "Il commence à nous les gonfler avec ses arpions en latex !"
"Ni anticipé, ni voulu"
"Nous avons toujours pensé que l'on nous demanderait de faire Bilbo et vraisemblablement, d'enchaîner ce second film [sur l'univers Tolkien], comme nous l'avons fait pour les films originaux", écrit Jackson. "Nous pensions que notre procès avec le studio parviendrait à une conclusion naturelle et que nous serions alors libres de discuter nos idées avec le studio, de nous emballer et de sauter dans le train", poursuit-il, expliquant que des réunions de travail avaient déjà été planifiées... jusqu'à ce que New Line en décide autrement.
Une décision que le cinéaste n'avait "ni anticipé ni voulu" mais comme il ne voit "aucune valeur positive dans l'amertume ou la rancoeur", il n'a eu d'autre choix que d'abandonner Bilbo et de se concentrer sur d'autres projets. Chez les fans, la colère gronde. Déjà, Chris Pirotta, le co-fondateur de TheOneRing.net, évoque des pétitions, voire un appel au boycott du studio !
Méfiez-vous du débonnaire
M'est avis que Jackson poursuit son bras-de-fer en lavant son linge sale sur la place publique. Parce qu'il est futé le barbichu d'Auckland. Sous son air débonnaire (un peu moins marqué depuis qu'il a arrêté les portions Maxi-Size), Jackson, ce réalisateur de séries Z horrifiques tournées les week-ends avec ses potes, a quand même réussi à devenir un des cinéastes les plus respectés de la planète. Surtout, il a su dresser les requins d'Hollywood et leur faire accepter dès Fantômes contre fantômes (avec Michael J. Fox) des tournages en Nouvelle-Zélande. Une façon certes de faire des économies mais surtout d'avoir une paix royale. Ce type est un génie. Et malgré son mail à faire pleurer le plus sanguinaire des Uruk-hai, Jackson n'a probablement pas encore complètement tiré un trait sur la Comté.

lundi 20 novembre 2006

Autour de "Babel"

En salles : On dit qu’un seul battement d’ailes de papillon peut changer la face du monde. Dans Babel, c’est un seul fusil, calibre 370, qui change le cours des choses. Un fusil et un coup de feu dans le désert marocain qui provoquent un "incident" et relient trois continents : l’Amérique, l’Afrique et l’Asie. Un incident qui engendre la descente aux enfers d’un couple déjà en perdition, autours desquels gravitent, directement ou indirectement, des êtres humains étrangers, incompris ou complètements perdus.
Après Amours chiennes et 21 Grammes, Alejandro Gonzalez Inarritu et Guillermo Arriaga confirment leurs statuts de réalisateur (le premier) et scénaristes (les deux) brillants. Parce que Babel fait partie de ces films forts où s’enchevêtrent les histoires de personnages totalement dépassés par ce qui leur tombe dessus. Les chocs culturels, les préjugés débiles, les incompréhensions, les mauvais choix faits aux mauvais moments.
En dehors du scénario et de la mise en scène, ce qui fait la force de Babel, c’est son casting impeccable où des acteurs inconnus équilibrent parfaitement les performances anti-hollywoodiennes des stars d’Hollywood justement. Brad Pitt est bon, très, très bon, et Cate Blanchett est comme toujours d’une justesse touchante. Mais il y a aussi Rinko Kinkuchi qui, dans le rôle de Chieko, une jeune japonaise sourde-muette perturbée, est simplement excellente.
Babel n’est pas forcément original, c’est juste un film qui colle drôlement à l’air du temps, qui nous met face aux idées préconçues véhiculées aujourd’hui si facilement. Le racisme et l’ignorance envers tout ce qui est étranger, différent. C’est juste un film universel. Bref, Babel porte vraiment bien son nom.

Black Mamba

dimanche 19 novembre 2006

Deux cowboys qui s'aiment

En DVD : Deux cowboys qui s'aiment, qui se font une promesse éternelle et qui sont séparés à jamais contre leur volonté. Cela vous rappelle quelque chose ? Un beau film récompensé dans un prestigieux festival international en 2005... Je parle bien entendu de Trois enterrements de et avec Tommy Lee Jones. Ce n'est pas moi qui le dis mais le scénariste mexicain Guillermo Arriaga, qui a aussi signé les scripts d'Amours chiennes, 21 Grammes et Babel, tous réalisés par Alejandro Gonzalez Inarritu. Dans le making of du DVD, il affirme que Trois enterrements est "une histoire d'amour entre deux hommes, deux cowboys" mais qui n'a "rien de gay".
Précision pour ceux qui depuis Brokeback Mountain ne peuvent plus penser à John Wayne et Gary Cooper sans les imaginer finir sous une tente pour se montrer leurs six-coups. Jon Stewart, le présentateur de la dernière cérémonie des Oscars, avait d'ailleurs mis les points sur les i en rappelant à travers un petit montage hilarant que le western est un hymne à l'hétérosexualité virile et mâle.

jeudi 16 novembre 2006

Banco pour Casino Royale

En salles : Les p'tits veinards qui ont pu voir Casino Royale en avant-première (L'Olive est prié de témoigner...) ont été emballés. Par le film et par la prestation de Daniel Craig. Même ceux que son choix pour incarner le plus célèbre des agents secrets laissait dubitatifs (L'Olive est prié... bis).
A ce propos, il y a quelques semaines, j'affirmais dans un post que danielcraigisnotbond.com, le site des opposants au nouveau 007, avait fondu au noir. Ben, j'm'as gouré. Ils ne lâchent pas l'affaire...
Mais laissons les grincheux ruminer leur colère. Chacun a le droit de se faire sa propre image de James Bond par rapport aux films précédents et même aux livres de Ian Fleming. Ce qui explique qu'aucun acteur n'a réussi ou ne réussira à faire l'unanimité : Roger Moore sera toujours trop guignolo par rapport à Sean Connery, qui sera trop bestial, etc. On jugera donc Daniel Craig sur l'écran. En ce qui me concerne, j'ai des préjugés à son égard mais plutôt positifs. Rendez-vous dans les salles.
Ci-dessus le visuel (recto-verso) de l'invitation à l'avant-première du film, prévue vendredi 17 novembre, au Grand Rex, à Paris. En présence de Daniel Craig. Une tuerie !
Anderton

samedi 11 novembre 2006

Première : 30 ans, 30 films... ?

Cela devait bien arriver un jour. CinéBlogywood est tellement bien fait, tellement bien écrit qu'un fan club s'est créé. Bon, il ne dépasse pas la sphère familiale et les copains du boulot mais c'est déjà ça, non ? Et justement, une fan, qui se fait appeler Black Mamba, m'a proposé de rédiger un post. Comme elle manie aussi bien le sabre que la plume, je n'ai pas pu refuser. Je vous laisse donc en sa compagnie. Anderton.
J’ai acheté mon premier Première en 1994. J’avais 13 ans. C’était le numéro du mois d’octobre avec en couverture Jean Reno pour son rôle dans Léon. Le nettoyeur. J’avais adoré. 1995 : abonnement. Ça dure depuis 11 ans. Aujourd’hui, Première a 30 ans et Léon ne fait pas partie des 30 films préférés par les lecteurs ces 30 dernières années. La question est : comment peut-on choisir ? Comment peut-on élire son film préféré ? Ou pire, comment les classer ? Dilemme cruel. Quels sont les bons critères ?

Une adaptation : si parfaite qu’elle nous ferait croire que des Hobbits habitent vraiment la Comté ? Un héros simple d’esprit : tellement attachant qu’il nous ferait gober qu’il a croisé dans sa vie Elvis, John Lennon et John Fitzgerald Kennedy ? Un univers : si poétique qu’il pourrait nous persuader de l’existence d’un être humain avec des ciseaux en guise de mains inachevées ? Ou une fin : si improbable qu’elle nous laisserait incapable d’admettre qu’à cette histoire révolutionnaire de combats à mains nues dans les parkings, on n’a toujours rien compris… ?
Je n’aurais pas pu voter. Avec une moyenne de 300 films par ans, j’aurais dû trancher entre près de 1000 films sortis ces 30 dernières années… Autant me demander d’infiltrer la Maison Blanche : mission impossible. Et même si je n’ai pas vu la moitié d’entre eux, l’idée déjà est douloureuse. Pulp Fiction ou Amélie Poulain ? The Hours ou Requiem for a dream ? Gladiator ou...Léon ? C’est perdu d’avance. J’aime trop de films chaque année… J’aime trop de réalisateurs pour choisir entre Gondry, Burton et Kubrick… Et puis, honnêtement, je ne sais pas si j’aurais osé avouer que Coup de foudre à Notting Hill fait partie de mes films favoris…

mercredi 8 novembre 2006

Scorsese "deale" avec Paramount

Artistes : On croyait Scorsese perdu pour les grands films. Il en avait marre, avait-il déclaré à la sortie d'Aviator, de batailler avec les studios pour filmer une poignée de porte. Basta ! Marty préférait se consacrait aux documentaires. Puis il a tourné Les Infiltrés, qui cartonne au box-office américain. Et voilà que les médias reparlent de l'Oscar tant convoité du meilleur réalisateur. De quoi redonner le moral à ce grand angoissé.
Du coup, il a signé un first-look deal sur quatre ans avec Paramount. Il présentera ainsi en priorité ses projets en tant que réalisateur et producteur au studio et à ses filiales DreamWorks et Paramount Vantage (pour les "petits" films). En échange, Scorsese recevra 2,5 millions de dollars par an. La major a signé des contrats identiques avec Plan B, la boîte de production de Brad Pitt, et le cinéaste Russell Crowe.
Scorsese quitte donc la Warner pour Paramount, un studio qui, dit-il, a produit certains de ses films préférés, notamment Sunset Boulevard. Le boulevard du coucher de soleil... Souhaitons plutôt que ce contrat se traduise par une nouvelle aube créative pour ce grand, très grand cinéaste.

lundi 6 novembre 2006

Borat enfonce Santa

En salles : La presse commençait à craindre que les polémiques soulevées par Borat nuisent à son succès en salles. Elles lui ont plutôt rendu service. Les tribulations du reporter kazakh interprété par Sacha Baron Cohen ont rapporté 26,3 millions de dollars lors du premier jour d'exploitation aux Etats-Unis, selon Variety.
Le film occupe ainsi la première place au box-office alors qu'il est distribué dans quatre fois moins de salles (837) que son challenger, The Santa Clause 3 : The escape clause (avec Tim Allen et Martin Short). Lequel a engrangé 20 millions de dollars, soit un million de plus que Souris City (Flushed away), le premier film d'animation des studios britanniques Aardman (Wallace & Gromit). Ces deux derniers films attirent plutôt les familles tandis que Borat fait le plein d'adultes, précise Variety. En même temps, on s'en serait douté.
Sinon, Les Infiltrés (The Departed) de Martin Scorsese cumulent 102 millions de dollars tandis que la reine (The Queen de Stephen Frears) en croque 10 et accède ainsi au Top 10. Décidément, les British ont la cote.

samedi 4 novembre 2006

London calling... Hollywood

Artistes : Je reviens de Londres, expliquai-je dans un précédent post, et j'ai pu constater que la mégalopole britannique attire toujours autant les "védettes" hollywoodiennes. De nombreux tournages s'y déroulent, dans les studios mythiques de Pinewood (James Bond, Vol 93, Charlie et la chocolaterie..), Shepperton (acquis par les frères Scott), Leavesden (Harry Potter...), Elstree (Star Wars, la série des Indiana Jones...) & co., qui restent compétitifs par rapport aux sites concurrents en Europe de l'Est. Outre le savoir-faire des techniciens anglais, les cinéastes apprécient les charmes de la ville : Woody Allen, pourtant viscéralement attaché à New York, y a même succombé (Match Point, Scoop).
A l'identique de Broadway, le West End abrite par ailleurs une multitude de théâtres dans lesquels les comédiens viennent se ressourcer ou se refaire une santé. Cela ne leur réussit pas toujours d'ailleurs : Julia Roberts s'était fait descendre par la critique lors d'un passage sur les planches britanniques. En ce moment, Patrick Swayze, qui eut son heure de gloire (Ghost, Dirty Dancing), est à l'affiche d'une comédie musicale : Guys & Dolls (adapté au cinéma par Joseph L. Manckiewicz sous le titre français Blanches colombes et vilains messieurs, avec Marlon Brando et Franck Sinatra dans les rôles principaux). Les amateurs de musicals sont d'ailleurs comblés à Londres, où ils se précipitent pour voir Grease, Le Roi Lion et Spamalot (avec Tim Curry en Roi Arthur), d'après le Sacré Graal des Monty Pythons.
Kevin Spacey (Superman Returns, Usual Suspects, Seven) a fait, lui aussi, le voyage à Londres pour y jouer et surtout, diriger un théâtre, l'Old Vic. On avait vu le comédien aux côtés de Bill Clinton dans un petit film satirique réalisé par la Maison-Blanche ; désormais, c'est à Tony Blair qu'il prodigue ses conseils. Selon le Sunday Telegraph, le Premier ministre britannique lui a demandé quelques tuyaux, avant le congrès du parti Travailliste, en septembre dernier. Spacey lui a fait travailler sa posture, l'a incité à faire davantage de pauses dans ses discours et à mieux utiliser son regard. Aux Etats-Unis, George W. Bush attend toujours que Schwarzy lui file un coup de main...
Lien : De Match Point à Bridget Jones, l'office de tourisme de Londres propose de découvrir la ville à travers les sites immortalisés sur la pellicule.

mercredi 1 novembre 2006

Quand Borat se dilate

En salles : Depuis la création de Borat à la télé anglaise, Sacha Baron Cohen ne s'est pas fait que des amis au Kazakhstan. Et c'est vrai que son personnage de journaliste à grosse moustache, ignare, antisémite, homophobe, misogyne, masochiste, grossier, etc. ne contribue pas à donner une image reluisante des habitants de cette contrée d'Asie centrale. Même s'il nous fait bien marrer.
Pour la sortie du film, le gouvernement kazakh a d'abord menacé le comédien britannique d'un procès. Puis, changement de ton, il l'a invité à venir sur place pour découvrir les charmes du pays, par ailleurs vantés dans une pub de 4 pages dans la presse américaine. Enfin, coup de théâtre, Erlan Idrissov, l'ambassadeur du Kazakhstan au Royaume-Uni, a déclaré au Times après avoir vu le film : "Beaucoup de blagues m'ont sincèrement fait rire mais en même temps, j'ai toujours eu l'impression de me sentir un peu insulté".
Je reviens d'un séjour à Londres et j'ai vu le reportage d'un envoyé spécial de la BBC du côté d'Almaty. Une personne n'a reconnu qu'une seule caractéristique kazakh chez Borat : la moustache. Un jeune a admis en souriant que si Sacha Baron Cohen venait sur place, il se ferait probablement fusiller... Un papy édenté, que le reporter de la BBC est allé chercher au fin fond de la steppe, a admis être d'accord avec Borat pour déclarer qu'il traitait mieux son cheval que sa femme ! La preuve que les Kazakh ont de l'humour... ou que Borat n'est pas si caricatural que cela.
Paradoxalement, en Occident, Sacha Baron Cohen fait un peu moins rire. Les Anglais trouvent qu'il commence à en faire trop. Son humour antisémite fait grincer les dents des Américains (notons au passage que Borat "version TV britannique" ne s'en prenait pas aux juifs). Quant aux journalistes australiens, ils se sont plaints de devoir soumettre à l'acteur leurs questions à l'avance. Une pratique paradoxale pour quelqu'un qui a construit son succès en piégeant les gens avec ses interviews bidons sous la moustache de Borat, le bonnet d'Ali G ou la tignasse blonde de Bruno, l'icône gay autrichienne.
Ce personnage sera d'ailleurs le 3e à être transposé à l'écran : Universal Pictures produira le film pour 42 millions de dollars. Ce sont les Autrichiens qui vont être contents. En attendant, les Français pourront pester contre "SBC" pour son interprétation de pilote de course français et homosexuel dans Ricky Bobby, roi du circuit (Talladega Nights).
PS : il y a pire que le Kazakhstan, la Molvanie !

vendredi 27 octobre 2006

Tortilla à la Jack Black

Artistes : A Hollywood, il est important de surveiller sa ligne. Illustration avec Jack Black, cinéaste sans scrupules dans King Kong et catcheur mexicain dans Nacho Libre, bientôt sur nos écrans sous le titre de Super Nacho. Le comédien est interviewé en vidéo sur le jenvilleshow, un site consacré au rock indie et à la cuisine (sic ou sick, au choix).
N'oublions pas que Black entretient des rapports étroits avec la "musique du diable" : il était à l'affiche de Rock Academy et interprète un musicos à la recherche d'une guitare mythique dans Tenacious D In The Pick of Destiny (le site est poilant). Tenacious D est d'ailleurs le nom de son groupe de rock. Bref, son interview sur jenvilleshow est totalement justifiée !
Black nous fait donc l'honneur de partager sa recette préférée. Que voici : prenez une tortilla sur laquelle vous versez en pluie fine des Burritos de chez Dorito (vous savez, ces petites chips de maïs). Ajoutez du fromage râpé. Mettez au micro-ondes. Enroulez délicatement, en prenant soin de ne pas vous brûler. C'est prêt ! Merci, Jack.
Liens : The Greatest Jack Black site site in the world... tribute porte bien son nom. Pour le rock indie, la pop, l'électro et toutes les musiques de jeunes d'ailleurs, un surf (avec ou sans les Beach Boys) sur l'incontournable Blogothèque s'impose.

jeudi 26 octobre 2006

Burton, Spielberg, Lucas et la 3-D

En salles : En cette saison d'Halloween, Disney a sorti au cinéma une nouvelle version de L'Etrange Noël de Monsieur Jack de Tim Burton. La nouveauté ? Le film d'animation est proposé en 3-D dans certaines salles américaines. Il faut juste des lunettes spéciales pour voir squelettes et citrouilles sortir de l'écran. "See the movie, keep the glasses", précise d'ailleurs l'affiche du film.
Et c'est vrai qu'il va falloir les garder car le relief mobilise l'industrie cinématographique. Des versions 3-D de Monster House, Les rebelles de la forêt et d'autres films d'animation ont ainsi été distribués dans certaines salles aux Etats-Unis et ailleurs, à Londres notamment. George Lucas, lui, travaille sur des versions 3-D de Star Wars. Reste à savoir si les salles françaises pourront diffuser ces oeuvres en trois dimensions.
Il est bien loin le temps de L'Etrange créature du lac noir, diffusé en relief à La Dernière séance de M'sieur Eddy. Même qu'il fallait acheter en kiosque des lunettes en carton, avec un "verre" (enfin, un plastique) rouge et l'autre vert. Les 30 ans et plus sauront de quoi je parle...

lundi 23 octobre 2006

Richard Donner exhibe son "Superman II"

En DVD : A la fin de cette année, Warner Home Video sortira une nouvelle version de Superman II en DVD. Encore un director's cut, allez-vous soupirer. Mieux que ça : un new director's film ! Car il s'agira du "Richard Donner Cut" alors que le film d'origine est signé... Richard Lester.
Explications : en 1978, Richard Donner interrompt le tournage de Superman afin de tourner des séquences pour Superman II pendant qu'il a encore Marlon Brando et Gene Hackman sous la main. Puis il termine le premier opus. Quand il tourne pour de bon le deuxième épisode, ses rapports avec les producteurs Alexander et Ilya Salkind se dégradent au point qu'il les interdit de plateau avant de se faire virer. Là-dessus, les Salkind embauche Richard Lester, qui retourne la plupart des scènes. Les bobines réalisées par Donner finissent sur des étagères.
Face à la demande pressante des fans, la Warner consent finalement à remonter le film. Certaines bobines sont retrouvées en Europe. Un screen-test avec Christopher Reeve et Margot Kidder est même utilisé dans le montage final. Cette belle histoire, c'est Richard Donner himself qui la raconte à Army Archerd, un journaliste de Variety que le journal présente comme le premier blogeur de cinéma. Il a en effet tenu une chronique quotidienne sur Hollywood de 1953 à 2005 dans la version papier de Variety. Et aujourd'hui, il poursuit son blog... sur internet.

samedi 21 octobre 2006

Le pistolet à pisse de Sean Penn

Artistes : "Sean Penn, un citoyen à Hollywood". Le Monde 2 du 21 octobre consacre sa Une et huit pages au comédien américain qui sera à l'affiche des Fous du roi, de Steven Zaillian, le 1er novembre. "Je suis un acteur sans doute, mais d'abord un citoyen", explique-t-il dans le cadre d'un long entretien.
Aux côtés de George Clooney, Tim Robbins et Susan Sarandon, "Citizen Penn" incarne la figure même de l'artiste engagé (traduction : à gauche), doté d'une conscience et d'une voix qui porte, toujours prêt à défendre ses valeurs, à défiler contre la guerre en Irak, à tenir une bougie avec les opposants à la peine de mort, à secourir les habitants de La Nouvelle-Orléans, à tailler un costard à Bush...
Il est bien loin le temps où Sean Penn était juste un petit con. Une forte tête dotée de solides poings qu'elle aimait écraser sur la gueule de tous ceux qui lui cherchaient des poux. Sa cible de prédilection : les paparazzi, qui lui collaient aux basques du temps où il était maqué avec Madonna. Et comme ces bestioles aveuglantes se tenaient à distance respectables de ses phalanges et de ses godasses, Sean Penn s'était beaucoup inspiré du lama. Pas le dalaï prêcheur de paix, mais l'animal éjecteur de salive. Pendant que sa chanteuse jouait son numéro de star qui voudrait qu'on la laisse tranquille (son meilleur rôle parce que pour le reste...), l'acteur distribuait les molards avec une précision qui suscitait l'admiration jusque chez les photographes.
Plus vicieux, il se baladait parfois avec un pistolet à eau pour arroser les voleurs d'intimité. Un jouet qu'il remplissait avec son urine... Vous imaginez la scène ? Sean Penn en train de pisser dans un verre puis d'en extraire le contenu à l'aide d'une seringue pour pouvoir remplir son colt en plastoc...
Ses excès de comportements ne l'empêchaient pas à l'époque d'être déjà un grand acteur. La preuve que l'on peut être un branleur et s'en sortir. Son engagement actuel, sincère, n'en est que plus remarquable.

mercredi 18 octobre 2006

Iron Man : le blog des copains

En prod - Sur le web : Grâce à de beaux succès (Spiderman, X-Men, Batman) et malgré quelques bides (Daredevil, Elektra, Hulk, Les 4 Fantastiques), les super-héros ont de beaux jours devant eux à Hollywood. Ce qu'il y a de bien avec les justiciers en cape et collants, c'est qu'ils ont déjà un fan-club prêt à se ruer dans les salles obscures. Problème : les fans sont exigeants et pas du genre à laisser les idoles de leur jeunesse se faire ridiculiser sur grand écran. Pour les caresser dans le sens du poil, cinéastes et comédiens vont généralement faire un tour au San Diego Comic-Con, la gigantesque convention annuelle de la BD américaine.
Malin, Jon Favreau, qui s'apprête à tourner en début d'année Iron Man, a ouvert un mini-site consacré au projet sur sa page myspace. L'acteur-réalisateur (Made, Elf, Zathura) y évoque l'avancée du projet, présentant des photos et lançant des discussions sur l'armure du héros ou l'actrice la plus canon pour figurer dans le film (gros succès, ce forum). L'initiative n'est pas nouvelle - Peter Jackson et Bryan Singer y ont déjà eu recours - mais elle est sympa. Surtout sur myspace, où tout le monde fait partie d'une même famille. Du coup, Favreau nous parle de la naissance de son 3e enfant (Brighton Rose) et nous montre les dessins de son fils de 4 ans. On l'inviterait presque à venir manger le gigot, tiens. Au fait, ce mercredi 18 octobre, c'est l'anniversaire de Jon : faites comme tous les autres copains, allez lui laisser un petit mot.
photo : Jon Favreau fait une "recherche" pour Iron Man. Commentaire d'un internaute : "Recherche, mon cul... Cela ressemble à de la rigolade". Il n'a pas tort.

dimanche 15 octobre 2006

Daniel Craig tient le BOND bout

Artistes : "Le nouveau James Bond va-t-il remporter le jackpot dans Casino Royale ?" Premiere USA pose la question dans son numéro de novembre. Avec en couverture Daniel Craig. Je dois dire que je faisais partie des dubitatifs lorsque la production a désigné le remplaçant de Pierce Brosnan. Je ricanais même du nouveau surnom donné à l'acteur : James Blond. Facile mais drôle. Et puis, j'ai trouvé l'acharnement des opposants un poil trop déplacé. Enfin, j'ai découvert un acteur que je ne connaissais pas : la prestation de Craig dans Munich a fini de me faire changer d'avis. Et la bande-annonce de Casino Royale m'a conforté dans mon retournement de veste de smoking (deux olives avec mon Martini, merci).
Daniel Craig a une gueule et une prestance à mille lieux de celles de Moore le gigolo et c'est tant mieux. Il renoue avec l'animalité du personnage tel que l'avait défini le grand Connery. Le nouveau Bond sera moins l'agent secret de ses dames (encore qu'il côtoiera quelques bombes, dont la Française Eva Green et l'Italienne Caterina Murino remarquée dans L'Enquête corse) que le tueur implacable de Sa Majesté. J'applaudirais des deux mains si je ne devais pas m'en servir pour taper ce post. La côte de "Daniel jeté aux lions" remonte donc à un mois de la sortie du film. Un signe qui ne trompe pas : le site de ses opposants, craignotbond.com, a fermé. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Lien : le blog officiel de Casino Royale.

25 bougies pour Indiana Jones

En prod - En DVD : Il y a un quart de siècle, un nouveau héros débarquait sur les écrans : Indiana Jones. Nouveau ? Pas tant que ça puisque les aventures de l'archéologue plus doué au maniement du fouet qu'à la pioche avaient été conçues comme un hommage aux vieilles séries B que George Lucas dévorait lors de ses jeunes années.
La revue britannique Empire consacre à cet anniversaire son numéro d'octobre... en quatre couvertures collector (ou attrape-gogo, selon le point de vue). Scènes d'ouverture, scène inédite, infos clés, gaffes, remakes d'amateurs, photos, story-board... le dossier de 35 pages est complet et bien foutu. Lucas, Spielberg, Ford y sont interviewés aux côtés des techniciens et des autres acteurs ayant pris part à ces aventures cinématographiques. Quant à Indy 4, il devrait être tourné en 2007 pour une sortie en 2008. Ce qui confirme ce que l'on savait déjà.
photo-montage : Forgotten Silver, un blog en français plein de bonnes infos.

samedi 14 octobre 2006

Hitchcock, un drôle d'oiseau

Artistes : L'oeuvre et la personnalité d'Alfred Hitchcock n'en finissent pas d'être analysées, décortiquées, commentées. Cette fois-ci, c'est Evan Hunter, qui a signé le script des Oiseaux, qui revient sur sa collaboration avec le maître du suspense dans un ouvrage intitulé Hitch et moi (éditions Ramsay). Sous le nom d'Ed McBain, il a signé de nombreux polars, dont les Chroniques du 87e District. Sir Alfred a justement fait appel à lui car il voulait réaliser un film qui lui attirerait enfin les éloges de la critique.
Hunter raconte les séances de travail avec Hitch, un homme roublard et manipulateur, capable de la plus grande mesquinerie comme d'une générosité sans bornes. Il évoque aussi ses doutes, ses erreurs, ses emballements, retrace l'avancée du projet, publie des extraits du script ou de lettres échangées avec Hitch et son assistante. La collaboration entre les deux hommes prendra fin brutalement pendant la préparation de Pas de printemps pour Marnie. Hunter s'oppose à une scène du film : lors de son voyage de noces, Marnie (Tippi Hedren), traumatisée dans sa petite enfance, refuse de coucher avec son mari (Sean Connery). Celui-ci la viole. Un comportement incompatible avec le personnage et qui lui attirera les foudres du public, soutient le scénariste. Et Hitchcock de répondre : "Je filmerai son visage en gros plan quand elle se fait pénétrer" ! Hunter bataillera avant de se faire virer. La scénariste remplaçante lui dira que cette scène était la raison pour laquelle le cinéaste voulait faire le film...
Ce témoignage, drôle et passionnant, est suivi d'analyses de critiques sur Les Oiseaux, les rapports entre le réalisateur et ses scénaristes et sur les grands thèmes de sa filmographie. Les fans d'Hitch se régaleront tandis que les curieux trouveront là matière à découvrir une oeuvre toujours aussi fascinante.
A découvrir : deux bons sites sur Hitchcock en français et en anglais ; sur Ed Mc Bain, le site officiel en anglais et un site complet en français.

mardi 10 octobre 2006

Climat : un scénario très Gore

En salles : "J'étais autrefois le prochain président des Etats-Unis". C'est en ces termes qu'Al Gore, ex-vice-président des USA et candidat malheureux à l'élection présidentielle américaine, se présente à son public au début d'Une Vérité qui dérange, sorti en salles ce mercredi. On dirait l'introduction d'un numéro de stand-up comedy et on en est pas loin : la conférence sur le réchauffement climatique qu'Al Gore a donnée aux quatre coins des Etats-Unis et dans le reste du monde a tout du one-man show. Pas étonnant qu'on en est fait un film.
C'est une sacrée performance que livre Gore. Seul, devant un écran panoramique, il parvient à expliquer en moins de deux heures comment les activités humaines sont en train de détruire irrémédiablement la planète. Avec l'assurance d'un homme qui sait de quoi il parle et qui apporte la preuve de ce qu'il avance. Car cela fait plus de vingt ans que Gore planche sur la question, au contact des scientifiques.
Une Vérité qui dérange est un film génial non seulement parce qu'il apporte au public des infos claires, intelligentes et ludiques sur un problème que tout le monde croit connaître, mais aussi parce qu'il montre le combat d'un homme déterminé. Un homme qui a connu la gloire puis la chute. Fini politiquement, il a failli perdre son fils dans un grave accident de voiture. C'est alors qu'il a eu une révélation : la vie est fragile et doit être préservée. Et le voici parti dans une croisade écologique, annonçant l'apocalypse tout en assurant que la rédemption est possible, en changeant nos habitudes. L'histoire de Gore, c'est un scénario digne de Scorsese !

lundi 9 octobre 2006

Départ dopé pour "The Departed"

En salles : Martin Scorsese a le sens des affaires, fussent-elles infernales. Pour son premier week-end d'exploitation, The Departed, le remake du film hong-kongais Infernal Affairs, a engrangé 27 millions de dollars et pris la première place du box-office. La 2e place est occupée également par une nouveauté, The Texas Chainsaw Massacre : The Beginning, le préquel de Massacre à la Tronçonneuse, qui a récolté 19,15 millions de dollars.
Le réalisateur d'Aviator enregistre là le meilleur démarrage de sa carrière. Son précédent record datait de 1991 avec Cape Fear (10,3 millions de dollars). Il faut dire que le casting exceptionnel de son dernier opus (DiCaprio, Damon, Nicholson, Wahlberg, Sheen) a incité la Warner à distribuer le film dans 3017 salles. Reste à savoir si, passé le rush initial, The Departed poursuivra sur sa lancée. Les critiques sont très bonnes et déjà, les médias américains évoquent un nouveau duel Scorsese-Eastwood (Mémoires de nos pères) aux Oscars.
photo : Mark Wahlberg, Jack Nicholson, Martin Scorsese et Matt Damon

dimanche 8 octobre 2006

Et voici les AristoCRADES !

En DVD : Il ne faut pas confondre Les Aristos, gentille comédie française avec Charlotte de Turckheim actuellement sur les écrans, et The Aristocrats, OVNI cinématographique américain sorti en 2005 et inédit en France (mais disponible en DVD zone 1). Réalisé par Paul Provenza et Penn Jillette, le film rassemble une centaine de comédiens américains et britanniques, dont Carrie Fisher (Princesse Léïa), Whoopi Goldberg, Eric Idle (un des Monty Python) et Jon Stewart (l'animateur de la drôlissime émission Daily Show et de la dernière cérémonie des Oscars). Chacun, à sa façon, avec plus ou moins de variantes, raconte la même histoire drôle. Une blague cul-culte, crade et hilarante, dont le mauvais goût peut engendrer des trésors de férocité et de vulgarité dans la bouche de certains humoristes.
En voici la version basique : un couple accompagné de ses deux enfants, de deux grands-parents et d'un chien se présente devant un imprésario. "Nous avons mis au point un super numéro de cabaret", déclare le père. "Ah, oui... De quoi s'agit-il ?", demande l'imprésario, blasé. Là-dessus, les artistes se mettent à déchirer leurs vêtements puis à forniquer tous ensemble (chien compris) tout en se couvrant d'excréments. A la fin du numéro, l'imprésario, héberlué, demande : "Quel est votre nom de scène ?". Et le père de répondre : "Les Aristocrates !".
Un critique de Newsweek a su résumé le sentiment du public et des médias face à ce docufiction politiquement incorrect : "The first feel-good movie made of fecal matter" ("Le premier film à base de matière fécale qui fait se sentir bien"). Un conseil à Bigard : mets-toi à l'anglais et ta carrière est assurée aux States !

mercredi 4 octobre 2006

Il faut sauver le DVD "Munich"

En DVD : Comme le bon vin, Spielberg vieillit bien. Et Munich est une cuvée exceptionnelle. Sans renier son goût pour raconter des histoires au plus grand nombre, le cinéaste a signé une oeuvre profonde et grave mais aussi porteuse d'espoir, aussi ténu soit-il. Une oeuvre humaniste, qui décrit la folie des hommes, leur grandeur, la bonté dont ils peuvent -parfois- faire preuve. Oui, Munich est un film sombre et lumineux, à l'image de la superbe photo de Janusz Kaminski.
Déjouant les prédictions de parti pris et de mièvrerie, jamais Spielberg ne commet l'erreur de se laisser étouffer par l'ambition de son propos : la virtuosité de sa réalisation, son sens de la simplification, son esthétique, le cinéaste les a adapté au message qu'il délivre, sans pour autant les brider, comme ce fut le cas pour La liste de Schindler. Et il se paie même le luxe de rendre hommage au cinéma engagé des années 70 dont certains l'accusent d'avoir été le fossoyeur (lire Le Nouvel Hollywood de Peter Biskind, éditions du Cherche-Midi). Ajoutez à cela un casting irréprochable et une musique qui prouve que John Williams est bien plus qu'un compositeur "pompier", et vous voilà avec ce que je n'hésite pas à appeler un chef d'oeuvre.
Dommage que le public n'ait pas suivi, surtout aux Etats-Unis. Ce qui explique pourquoi la sortie du DVD a donné lieu à un "recadrage" marketing : explosions, courses-poursuites, pistolet en gros plan... sur la jaquette comme dans la pub TV, Munich est désormais présenté comme un film d'action. C'est évidemment réducteur mais si c'est pour la bonne cause...