03 juillet 2007

Persepolis nique la police

En salles : Marjane Satrapi avait prévenu : Persepolis ne doit pas être vu comme un réquisitoire contre la république islamique d'Iran mais bien comme l'histoire universelle de n'importe quelle petite fille confrontée au fanatisme des uns et à l'indifférence des autres.
Le choix de l'animation avait d'ailleurs été fait afin de faciliter l'identification des spectateurs: l'abstraction des dessins les forcant à s'approprier les personnages. Le travers de ce choix artistique est qu'il confère au film une étrange patine hermétique qui rend désespérés nos efforts pour participer au récit. Il est quand même dommage de rester passif devant un récit si poignant (j'aurais aimé crier, rire, pleurer).
Emotion absente
Quelques pointes d'humour nous rappellent que nous sommes au cinéma mais, dans l'ensemble, l'émotion est belle et bien absente. La volonté d'universaliser le propos a sans doute vidé de sa substance ce voyage initiatique dans l'esprit d'une jeune iranienne...Ce qui est d'autant plus dommage que les voix de Chiara Mastroianni et de sa mère, Catherine Deneuve, nous donneraient presque envie de les voir en live.
Mon conseil: Il faut le voir pour le croire. Ne serait-ce que parce que ce film a obtenu le prix du jury au dernier festival de Cannes.

Sentenza (entre chien et Shah)

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