Festival de Deauville

25 novembre 2007

Happy Days : passez des Jours Heureux en DVD

Série TV – En DVD : "One, two, three o’clock, four o’clock rock…" Le bras qui met en place le 45 t, le grattement de l’aiguille sur le vinyle puis Bill Haley & The Comets qui nous invitent à danser au rythme des aiguilles de l’horloge. Le générique de Happy Days/Les Jours Heureux est certainement l’un des plus célèbres de toutes les séries TV. Même après que la chanson rockabilly a été remplacée par la chanson plus pop du générique de fin (Happy Days de Pratt & McLain).
La nostalgie, camarade
Les coffrets DVD de la saison 1, dont voici le trailer, et 2 (récemment édités par Paramount Vidéo) nous permettent de nous replonger avec bonheur dans cette série-culte. La nostalgie est double : on se rappelle l’époque où on a regardé pour la première fois ce feuilleton (c’est comme ça qu’on disait) à la téloche - dès 1976 sur TF1.
Nostalgie aussi d’une époque (devenue mythique) des 50’s/60’s. Je vous parle d’un temps où les moins de 20 ans découvraient les premiers émois sexuels (un bisou, parfois avec la langue) au drive-in, un hamburger dans une main, un milk shake dans l’autre, ou dans leurs rutilantes voitures carrossées comme Maryline Monroe (et inversement) sur fond de rocks nerveux et des ballades sirupeuses.
La série, signée Garry Marshall (futur réal de Pretty Woman), surfe clairement sur le succès d’American Graffiti (1973) de George Lucas, même si le très bon site français consacré à Happy Days nous apprend qu’un pilote avait été diffusé dès 1972 mais que l’audience décevante avait eu raison du projet. A noter, et c’est dommage, que ce pilote ne figure pas dans le coffret.
A Fonz la caisse
Le succès de Happy Days, diffusée de 1974 à 1984 sur ABC, ne tient pas qu’à la nostalgie pour les sixties. Les personnages sont hyper attachants : Richie, l’ancêtre du nerd, c’est un peu nous ; et Fonzie, l’incarnation du cool, c’est un peu ce qu’on aurait voulu être. Les parents du premier sont trop sympas, la mère prend toujours sa défense et le père est plutôt bonne pâte (pas comme dans That’s 70’s Show). Que Richie achète une épave comme première voiture (saison 1/épisode 2) ou qu’il revienne bourré de l’enterrement de vie de garçon d’un Marines, qui plus est, au bras d’un stripteaseuse (saison 1/épisode 3), papa est compréhensif. Il fait un peu la leçon mais sans vraiment devenir méchant – la gueule de bois servira de punition. C’était le bon temps.
Aujourd’hui, ton père s’aperçoit que t’as acheté un scoot volé ou que t’as fait une overdose dans les bras d’une pute séropo, et tout de suite, c’est le drame ! Triste époque. Quant à Fonzie ("Aaayyyy !"), au début, c’est un personnage secondaire. Faut attendre le générique de fin pour savoir qui c’est. Et puis, l’interprétation géniale de Henry Winkler transforme le quasi figurant en héros du show. En parlant de figurants, on croise dans la série les tout jeunes Robin Williams et Tom Hanks.

In ze V.O.
Sinon, l’image et le son du coffret sont impec et on peut enfin entendre les acteurs s’exprimer dans leur langue. Attention, j’adorais la V.F. : Pierre Jolivet doublait Richie/Ron Howard (marrant, deux comédiens devenus réal) ; Bernard Murat (le doubleur attitré de Richard Dreyfus) le Fonz ; Jacques Marin (l’épicier moustachu et collabo dans La 7e Compagnie, celui qui refile du "à l’ail" à Jean Lefèvre) Papa Cunnigham…
Mais après avoir regardé les épisodes en V.O., la V.F. fait triste figure, comme souvent : décalage des voix par rapport aux mouvements des lèvres, "blancs" gênants au lieu des rires du public, etc. Allez, enfile ton teddy, ajuste tes socquettes blanches, gomine ta banane et redécouvre au plus vite en DVD cette bonne série des Jours Heureux.
PS : voici Beautiful Girls de Sean Kingston, une chanson (sur la base rythmique de Stand By Me) et une vidéo qui jouent clairement sur la nostalgie des 60's. Cela rappelle Happy Days et Retour vers le futur. Et puis surtout, ça illumine le visage de la pupuce depuis l'été dernier.
Anderton

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