Festival de Deauville

31 mars 2007

Burn Hollywood Burn

Sur le web : Public Enemy en rêvait, deux ados américains l'ont fait ! Un gigantesque incendie s'est déclaré sur les hauteurs de L.A., à proximité des fameuses lettres blanches annonçant le royaume du cinéma.
Une impressionnante colonne de fumée s'est élevée au dessus de la ville. Regardez la vidéo et ces photos prises par des Angelinos. A quand l'adaptation cinématographique de la catastrophe ?
Anderton
PS1 : Burn Hollywood Burn est non seulement le titre de la chanson de Public Enemy mais aussi, je viens de le découvrir, celui d'un film de 1998 au casting improbable : Ryan O'Neal (Love Story), Eric Idle (ex-Monty Python), une bande de rappeurs (Coolio, Chuck D de Public Enemy donc, MC Lyte) et... Harvey Weinstein, l'un des fondateurs de Miramax !
PS2 :
Au fait, en parlant de lettres blanches, il vous plaît le bandeau titre de notre beau blog ?
PS3 : Non pas de PS3, il paraît qu'elle n'est pas terrible... ;-)

Danny Boyle, mon Sunshine

L'Olive est l'un de nos premiers lecteurs et supporteurs. Cela nous fait d'autant plus plaisir que le cinéma, c'est son dada... et son boulot. Il a récemment rencontré Danny Boyle après avoir vu son film Sunshine. On vous en avait déjà parlé ici. Bref, voici son premier papier, avec quelques scoops.


En salles : Ah Danny Boyle !!!! J'attendais que Black Mamba nous ponde quelque chose sur le fantastique Sunshine ! Elle a eu la primeur d'une interview que j'ai réalisée de mon réalisateur écossais culte (je n'ai pas tout aimé de lui mais bon…) !
Ce type est un passionné ! Il transmet son envie, sa passion, comme rarement rencontré… Lors de cette interview, nous avons bien sûr abordé les thèmes du film, la science-fiction et tout le reste… Nous avons également évoquer brièvement (c'était en bout de course avec l'attachée de presse qui restait à la porte…) 28 Weeks Later, la suite de 28 Days Later, et un éventuel Trainspotting 2.
Concernant le premier, Danny m'a avoué qu'il n'avait pas envie de réaliser lui-même la suite. Il n'est que producteur mais m'a assuré que son successeur, le réalisateur espagnol Juan Carlos Fresnadillo, connu en France pour Intacto, avait fait du très bon boulot. Trainspotting avait eu un effet complètement hallucinant sur toute une génération. Inutile de se piquer, fallait le regarder. Cela ne donnait pas vraiment envie de finir dans une cuvette de chiottes d'un bar cradingue !!!...
Bref revenons à nos piquouzes… Monsieur Boyle a éludé un peu ma question en affirmant qu'il préférait attendre que les acteurs aient passé le cap des 45 ans, aient donc pris un sacré coup de vieux ! On est mal barré : le temps ne semble pas avoir d'effets sur le sexy Ewan McGregor qui aura 36 ans samedi 31 mars !!! Fichtre, il est plus jeune que moi !!!
En ce qui concerne le film… cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film de science-fiction intelligent. C'est le cas de Sunshine. C'est à la fois impressionnant visuellement et intéressant intellectuellement. Un film qui en donne pour le corps et l'esprit avec un soupçon de thriller… J'ai hâte de le revoir !
L'Olive

Les implants de Nicolas : première.fr a enquêté…


1) Implants, 2) Yeux qui tuent, 3) Col de blouson
de cuir, 4) Guidon "crâne de vache", 5) Révision
des pneumatiques à prévoir.

Sur le Web : La nouvelle version web du magazine Première a beaucoup de difficultés à se démarquer des sites concurrents sur l’actu ciné.
Elle essaie, temps bien que mal, de nous proposer quelques rubriques originales comme le Glamorama (diaporama de photos d’actrices célèbres ayant vraisemblablement très chaud…Internet a explosé grâce au cul, cochon qui s’en dédie) mais dans l’ensemble ça n’apporte pas grand-chose au schmilblick.
Certaines tentatives de différenciation sont d’ailleurs à la limite du foutage de gueule et manquent singulièrement de second degré. Les "affiches décryptées" nous donnent ainsi accès aux avis d’un "spécialiste" sur la construction graphique d’une affiche. Attention cependant, ne vous attendez pas à un discours sur la rhétorique de l’image et les rapports qu’entretiennent les signifiés d’avec leurs signifiants.
Non, nous sommes là bien loin d’une quelconque sémiologie de l’image. Disons plutôt que l’expert de chez Première nous délivre des indications précieuses sur les orientations marketing implicitement démontrées par les choix visuels. Hum…Bref, il ne nous apprend rien tout en voulant laisser l’impression que c’est déjà pas mal. Toujours est-il que si vous voulez avoir confirmation que ce n’est pas parce qu’il est constipé que Nicolas Cage fronce les sourcils sur l’affiche de Ghost Rider (quoique…) et bien vous savez où allez…
Sentenza (y remet ça)

29 mars 2007

La Vengeance dans la peau : la bande-annonce

Sur le web : Jason Bourne revient (à la maison) et il n'est pas content ! La bande-annonce de La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum), troisième film consacré à l'agent (ou ex-agent, j'm'y perds) de la CIA est dispo sur la toile.
Evidemment, ça donne envie et si cet opus est aussi bien que les deux précédents, alors vivement la sortie, soit le 27 septembre 2007 pour la France.
Matt Damon est bien sûr fidèle au poste et Paul Greengrass (Vol 93), qui avait déjà signé l'excellent épisode 2 (La Mort dans la peau), est retourné derrière les caméras : il n'y a que de bonnes raisons d'attendre un bon film d'action. Allez, envoyez l'amnésique !
Anderton
PS : Des images du tournage à New York, filmées par des passants, sont également dispo. On peut y voir l'acteur et le cinéaste, ou encore une cascade de voitures. Pour info, on vous avait aussi montré quelques images volées du tournage d'American Gangster, le prochain Ridley Scott avec Denzel Washington et Russell Crowe.

Essai sur la capillarisation du moi selon Audrey Tautou

Avant : J’ai les cheveux longs et lisses : Je suis une working girl ! Après : J’ai les cheveux courts et bouclés : Je suis une artist girl !

En salles - Artistes : Audrey Tautou est une actrice formidable : elle travaille ses rôles à la pointe du cheveu. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les adaptations cinés du Da Vinci Code et d'Ensemble c’est tout : ses prestations capillaires y sont parfaites.
Même si le film de Ron Howard reconstruisait le lien unissant l'artiste Léonard à la société Vinci, ne demandant à être joué que dans les parkings, il est indéniable que la coiffure d'Audrey reflétait à merveille le caractère studieux de son personnage. La rumeur dit que Franck Provost étant absent, elle fit alors appel à Franck Dubosc (qui, a défaut de faire rire, a dû bien se marrer...). Fort de ce succès, Audrey se convainquit qu'une bonne interprétation passait par une bonne coupe.
Trop pro
Lorsque que Claude Berri l'appela pour le rôle de Camille dans l'Harlequin Bobo de Gavalda, elle n'hésita pas : un p'tit tour chez Franck et par ici la monnaie. Le résultat est un peu court mais convient finalement assez bien à son visage mutin. Ensemble, c'est tout et c'est déjà pas mal.
Claude Berri est un professionnel : il tourne avec application et dirige avec précision. Ça ne donne pas forcément un grand film mais ça distille tout juste ce qu'il faut d'émotion. Une p'tite larme et puis s'en va. Y'en a qui trouverait ça dommage...
D'autant plus que Guillaume Canet est charmant (et juste dans le registre du beauf au coeur tendre) et qu'Audrey Tautou est jolie à croquer. Malheureusement trop de professionnalisme tue la créativité : un brin de folie aurait été le bienvenu et aurait surtout permis de dynamiser cette tendre romance déjà vue (et revue). Finalement le film est à l'image du bouquin: il passe vite, sans plus.
Mon conseil : allez-y à l’apéro (c’est pas du solide mais ça ouvre l’appétit) !
Sentenza (Décidément ça va pas)
Ensemble, c'est tout de Claude Berri (sortie le 21 mars) Avec : Audrey Tautou, Guillaume Canet.

28 mars 2007

Voir Le Come-back… (Ou pas)

En salles : Partons du postulat suivant : "Il existe de vraies bonnes comédies sentimentales". A partir de là, nous pouvons prendre pour cobaye l’une des comédies romantiques les plus récentes, j’ai nommé Le Come-back.
Le pitch : Alex (Hugh Grant), chanteur périmé d’un ex-groupe culte des eighties (Pop, une réplique hilarante de Wham) se voit confier la délicate responsabilité d’écrire une chanson pour une jeune star montante. Le hic ? Il sèche complètement et est incapable de trouver l’inspiration.
Ça, c’est avant que ne débarque chez lui, Sophie (Drew Barrymore), une jeune femme un peu phobique chargée d’arroser ses plantes. Comme-de-par-hasard, Sophie possède des talents d’écriture certains et se met à lui proposer des paroles pleines de poésie, afin qu’Alex vienne à bout de sa mission. Donc au programme : rebondissements en série et suspense intense !
Déhanchés
Le Come-back est-il une bonne comédie ? En voilà une bonne question. Pour y répondre, évaluons son potentiel. D’abord, il y a les "Pour" : une reconstitution désopilante des clips des années 80 ; Drew B., trop chou comme toujours ; les yeux bleus de Hugh (et ses déhanchés) ; le sourire de Hugh (et ses déhanchés) ; la classe de Hugh, mais également – ce dont je n’avais pas encore parlé - les déhanchés de Hugh Grant. Tout ça, ça donne envie, c’est évident. Et puis, il y aussi les "Contre", mais les lister serait trop facile, trop gratuit et pas très constructif finalement.
Le Come-back n’est pas un mauvais film. On sourit souvent, on rit parfois, mais il n’arrive pas au petit doigt de pied de… Coup de foudre à Notting Hill, dans lequel Hugh se déhanchait beaucoup moins, mais était toujours aussi craquant. Voilà, je fais ici mon coming-out cinématographique en clamant haut et fort que "Oui, j’aime Coup de foudre à Notting Hill" et que je l’ai vu une bonne trentaine de fois. Et non, il n’y a pas de honte à garder dans un coin de sa DVDthèque un petit film comme celui-là qui vous redonne le sourire en 1h35.
Concernant Le Come-back, il ne fera donc pas partie de ma DVDthèque qui, en dehors de Coup de foudre à Notting Hill, compte également quelques vrais chefs-d’œuvre (preuves-photos à l’appui pour les dubitatifs). Et pour ceux qui se posent la question fatidique de savoir comment Le Come-back se termine… Je vous le donne en mille…
Black-Mamba (qui assume complètement)

27 mars 2007

Alpha Dog n’est pas un film beta !

En salles : Et si Alpha Dog était le film américain que l’on attendait depuis American Beauty ?
L’histoire : fin du 20e siècle dans le upper L.A., les jeunes gosses de riches sont en quête de sensations fortes. Johnny Truelove (Emile Hirsh vu dans Les Seigneurs de Dogtown) décide de kidnapper le jeune Zack car son frère Jake lui doit de l’argent.
Pendant 3 jours de fêtes rythmées par la drogue, l’alcool et les femmes, la situation va s’engouffrer vers un dilemme quasi shakespearien : la prise de conscience ou la fuite en avant… 38 témoins vont croiser "l’otage" pendant 3 jours et Johnny Truelove se retrouve sur la liste très select des "Fbi most wanted person" !!!
Le 39e témoin
Attention, Alpha Dog n’est pas un film un film de gang de plus, de défonces ou de mauvais garçons, mais bel et bien un film sur la famille, la responsabilité parentale ou plutôt son absence. Et c’est en 39e témoin que nous assistons tranquillement à la longue descente aux enfers de Zack (impeccable Anton Yelchin) qui va vivre une vie d’ado en 3 jours entre découvertes des sens et des interdits. Son frère, l’épatant Ben Foster (Angel dans X-Men 3) nous rappelle Edward Norton dans American History X.
Tous sont bons, mais c’est bien Justin Timberlake qui glane l’Oscar en nous bluffant littéralement dans sa composition hallucinante du sympathiquement naïf Frankie Ballenbacher. On en oublierait presque Bruce Willis très sobre en père énigmatique et Sharon Stone, éblouissante sur la fin du film.
Efficace et inspiré
Avec une mise en scène inspirée, des trouvailles visuelles simples mais terriblement efficaces (l’incrustation de textes à côté de chaque personnage apparaissant comme témoins au cours du film) et la photo de Robert Fraisse (Stalingrad, Hotel Rwanda), Nick Cassavetes (John Q et le très beau N’oublie jamais), nous confirme que s’il n’est pas un fils à Papa, il en a quand même les gènes. Et là ou il y a les gènes (de Cassavetes) : y’a du plaisir !!
Ah, j’oubliais, c’est tiré d’une histoire vraie qui a trouvé son dénouement en mars 2005 et ça, ça fait encore plus peur !
Mon conseil : Allez-y et faites vous votre avis !
Marcel Martial (inventeur du fer à cheval)

Alpha Dog de Nick Cassavetes (sortie le 28 mars) Avec Ben Foster, Emile Hirsh, Justin Timberlake, Sharon Stone et Bruce Willis.

26 mars 2007

Hellboy a trouvé un téléphone !

Après Tuco aka Marcel Martial (inversement et vice-versa), voici Sentenza qui pose sa pipe pour prendre la plume (encore que de la pipe à la plume, il n'y ait pas beaucoup de chemin à faire). CinéBlogywood accueille donc avec joie la Brute après le Truand. On attend plus que le Bon Blondin.

En salles : Le succès de Brice de Nice est vraisemblablement monté à la tête de son réalisateur James Huth. A l'occasion de la sortie de son nouveau film, Hellphone, il confiait : "Le chemin vers la connaissance de soi et la simplicité est essentiel pour devenir un adulte libre et bien dans sa tête". Et il ajoutait : "En fait, le film est une parabole sur les dangers du paraître". Tout un programme...
Pourtant, après avoir visionné la bande-annonce, il semble que le message soit un peu plus concis : un ado skater et désargenté est confronté à l'univers impitoyable des fils à papa richissimes. S'en suit une épopée didactique (et téléphonée) dans laquelle notre ado rebelle, puisqu'il écoute du rock qui tâche, découvrira les désagréments de la fracture sociale, une amitié vraie et l'amour avec capote (quoique vue la niaiserie du propos, il ne serait pas étonnant que notre jeune étalon reste puceau). Le hellcast à lui seul suffirait à prouver l'impuissance des scénaristes : choisir un petit chanteur à la croix de bois (Jean-Baptiste Maunier) pour interpréter un fan d'AC/DC est véritablement une faute professionnelle.
Il y a des films qui doivent être vus avant d'être critiqués. Il y en a d'autres qui doivent être critiqués avant d'être vus. Hellphone fait partie des films à critiquer tout court. Mon conseil : si tu crois toujours aux vertus du biactol et que tu te masturbes sur FHM, ce film est fait pour toi...
Rattrapage : Si tu vas voir le film (en ayant vu la b.-a....) et que tu trouves cette dernière pizza de Huth digeste, tu peux encore réagir…
Sentenza (N’allez pas là-bas)

Les Tortues Ninjas émasculent les Spartiates

En salles : Des Spartiates émasculés par des Tortues Ninjas. On en avait rêvé et le box-office l'a fait. Les frangins Warner se gavent avec deux films en tête des tickets vendus. Deux films très rentables puisque entièrement computerisés et sans aucun acteur connu. Alors, versons une larme et posons une gerbe sur le monument aux cachets à 20 millions de dollars et sur celui des caprices de stars.
Sinon, bien planqué en fond de classe, le démarrage du Adam Sandler (Reign Over Me) chez Sony. Déjà que ça foutait rien en France quand il était drôle, m'est avis que ce Drama ne passera pas l'Atlantique. Les Japs doivent se réveiller avec la gueule de bois entre leurs films aux States et la PS3 en Europe...
Johnson&Johnson (manie aussi les chiffres)

Estimations des recettes pour le week-end du 23 au 25 mars 2007
1) TMNT : $25.450.000 (Warner)
2) 300 : $20.510.000 (Warner)
3) Shooter : $14.501.000 (Buena Vista International)
4) Wild Hogs : $14.362.000 (Paramount)
5) The Last Mimzy : $10.200.000 (Sony)
6) Premonition : $10.100.000 (Warner)
7) The Hills Have Eyes II : $10.000.000 (Fox Atomic)
8) Reign Over Me : $8.000.000 (Sony)
9) Pride : $4.000.000 (Lions Gate)
10) Dead Silence : $3.467.620 (Universal)

25 mars 2007

300 : Léonidas chéri, n'oublie pas ta lunch box !

En salles - Sur le web : 300 cartonne en salles et c'est mérité. Le film a même réalisé le meilleur démarrage aux States pour un mois de mars (Johnson & Johnson l'ont écrit) et même pour un film classé R, c'est-à-dire interdit aux moins de 17 ans non accompagnés par des adultes.
Or, marketing oblige, la sortie du film est accompagnée d'un déluge de goodies et objets collector. Vous pouvez vous acheter le superbe livre sur la prod du film (The Art of 300), des figurines de spartiates (assumez votre geekitude) et même des répliques de l'épée et du casque utilisés par la bande à Léo.
"Ce soir, on dîne en enfer !"
Plus étonnant, il existe également une lunch box 300. Rappelons qu'aux States, écoliers, collégiens et lycéens ne bénéficient pas toujours de cantines (ils ne savent pas ce qu'il ratent, le céleri rémoulade, le petit suisse...). Les plus jeunes amènent donc leur repas dans une petite boîte en fer ou en plastique (les plus vieux préférant le sac en papier marron, moins joli mais moins con).
Voici donc une lunch box destinée aux gamins mais qui arbore des images tirées d'un film qu'ils n'ont pas le droit d'aller voir (et pourquoi pas une lunch Box La Colline a des Yeux ?) Enfin, la Warner ne manque pas d'humour puisque la boîte en question affiche une phrase célèbre du film : "Tonight, we dine in Hell". Dommage que Léonidas et ses 299 copains n'aient pas pu bénéficier d'une telle mallette à miam-miam. Cela aurait été bien pratique pour l'encas de mi-combat. "Nicomaque, il te reste des olives ?". "Tu fais chier, Apollodore, t'emportes jamais assez à manger". C'est aussi ça, la guerre...
Anderton

24 mars 2007

Le film adultérin de Chris Rock

En salles : Dans une récente chronique, l'ami Marcel (Martial, l'inventeur du fer à cheval et du tabouret bulgare) évoquait la difficulté d'entraîner sa femme dans une salle obscure pour y mirer un film de Rob Zombie sur un couple de serial killers.
La mission me paraît tout aussi impossible concernant le dernier film de Chris Rock, sorti aux States : I Think I Love My Wife (Je Crois que J'Aime Ma Femme). A ne pas confondre avec : I Think You Fucked My Wife, la suite méconnue de Raging Bull avec Robert De Niro dans le rôle du boxeur et Joe Pesci dans le rôle du boxé.
Mais revenons au film de Chris Rock qui, comme le prouvent son titre et sa bande-annonce, aborde le moment ardu dans un couple lorsque les sentiments font place à la routine et que, l'âge aidant, on se met à laisser traîner le regard, voire les mains et plus si affinités, sur des corps étrangers au foyer (y a aussi une bande-annonce plus explicite).
Film adultérin
Donc, je me vois mal dire à mon épouse (oui, les filles, ça vous en fiche un coup mais je suis marié) : "Chérie, on va au cinoche voir le film de Chris Rock dans lequel il se demande s'il aime vraiment sa femme ?" La réponse ne se ferait pas attendre : "Tu as quelque chose à me dire ?". Difficile également de lui dire : "Chérie, je vais tout seul au cinoche voir le film de Chris Rock dans lequel il se demande s'il aime vraiment sa femme". La réponse... voir deux phrases plus haut.
Selon moi, I Think I Love My Wife est vraiment un film adultérin : s'ils veulent éviter une scène de ménage, les maris iront le voir en catimini, en prétendant être allés voir 300. Les épouses, elles, pourront fanfaronner, du genre : "Je vais voir le Chris Rock pour comprendre ce qui t'agite les méninges... et le reste". Reste que le film risque de foutre le bins au foyer.
Cela m'étonnerait donc qu'il cartonne au box-office. Trop risqué pour les ménages. D'ailleurs, autant Chris Rock est hilarant à la télé, autant il m'a souvent déçu au cinéma. Ses comédies sont trop aseptisées alors qu'il était bon dans deux rôles dramatiques, dans Nurse Betty et New Jack City. Pour finir, cette looooooongue chronique, sachez que I Think I Love My Wife est le remake de L'Amour l'Après-Midi (1972) d'Eric Rohmer. Paraît que Norbit (avec Eddie Murphy) est le remake de Hiroshima Mon Amour...
Anderton

Boratz is niiiiice

C'est l'anniversaire de votre petite nièce ? Elle a déjà une douzaine de Barbie, trois Dora l'Exploratrice et une énorme Diddle (oui, j'ai fait des recherches - c'est aussi ça, l'investigation selon CinéBlogywood) ?
Bref, ne perdez plus votre temps dans les allées de Toyz R Us à tenter de vous frayer un chemin entre les poussettes hurlantes et les lutins cavaleurs : offrez-lui cette poupée à l'effigie de Borat !
Le "Boratz", en vrais poils de kazakhs et plastique ukrainien recyclé, fourni avec son V-String en latex vert Tchernobyl, rejoindra les autres Bratz de votre petite cousine. Pensez à fermer la malle à jouets car le Boratz est joueur. Et vicelard.
Bravo à Mad Magazine pour cette superbe trouvaille.
Anderton

22 mars 2007

Le démarrage du Jedi

En salles : Sorti sur 485 copies , 300 enregistre 192.000 entrées. Conclusion : il y aura forcément une suite et là, dilemme. Faudra-t-il l’appeler 301 ou 300bis ?
Toujours est-il que le film prend largement la tête du box office français, ce qui est d’ailleurs le cas dans pratiquement tous les pays où il est sorti. Maintenant le film a le profil pour démarrer très fort mais aussi chuter assez vite. A suivre…

Plus de 80.000 entrées pour le Claude Berri/François Dupeyron Ensemble c’est tout et là aussi, non seulement ça fait du bien mais ça permet aussi de maintenir la part de marché du film français à un très bon niveau. Ce, avant la saison des blockbusters qui va déferler de mai à août. Derrière, les continuations ont été essorées par le Printemps du Cinéma, ce qui va laisser le champs libre aux sorties de la semaine prochaine.
Sinon, ce week-end au pays de Jack Bauer : Le Retour des Tortues Ninjas, La Colline a des Yeux 2 (la colline a 2 yeux donc), Shooter (avec Mark Wahlberg) et Reign Over Me (avec Adam Sandler et Don Cheadle). Bref, rien de très excitant.
Johnson&Johnson, ce n’est pas que de la déconne

20 mars 2007

300 et chocolats (en tablettes)

En salles : 300... L’histoire épique d’une bataille sanglante et démesurée avec 300 acteurs bodybuildés et exhibitionnistes : ça fait 600 couilles sous des jupes.
N’en jetez plus, c’est le film du moment. Le récit, véridique, de cette résistance désespérée de Sparte face à l’invasion perse est magnifié par des choix judicieux de mise en scène : la culotte de cuir sied à merveille aux spartiates taillés dans la créatine, la musique grandiloquente souligne la violence des combats juste comme il faut, l’esthétique léchée des effets visuels rendrait crédible Mimi Mathy en orque du Marineland d'Antibes.
D’accord, c’est un peu simpliste : les méchants sont fourbes et vraiment moches, les gentils sont courageux et plutôt bandants (si les batailles avaient été éclairées à la boule à facettes, on aurait pu se croire au Queen un samedi soir)... Mais qui peut prétendre regarder un match de rugby et s’attendre à ce que les joueurs dissertent avant de se mordre les clavicules ?

Sarkonidas contre Ségonidas
300 n’a que la prétention de nous en foutre plein la gueule et il le fait remarquablement.
Tellement bien d’ailleurs qu’en touchant à la perfection, il parviendrait presque à nous faire comprendre ce que nos profs nous rabâchaient sur l’effet cathartique de la tragédie : un bon pain dans la gueule fait toujours du bien, surtout quand il ne s’agit pas de la nôtre. On sort de la projection groggy et content, comme si on avait gagné un match de boxe mais sans les inconvénients du nez cassé et de l’œil arraché .
En résumé : 300 est un film de droite par son manichéisme désinhibé (le roi Sarkonidas va te nettoyer la racaille perse au karsher) et un film de gauche par son mépris total de l’obsession sécuritaire des petits bourgeois (la reine Ségonidas s’en fout de mourir pourvu qu’il y ait combat). Vu des US, c'est une busherie : d'un côté ou de l'autre, que l'on soit spartiate ou à la sauce au Xerxès. Mais dans tous les cas, n’y cherchez pas d’autre message que celui de vouloir nous faire passer 2 heures au paradis des yeux.
Un petit mot sur les acteurs. Gerard Butler est un sublime Léonidas (avec des tablettes de chocolats, évidemment) qui apporte pas mal d'humour à son personnage (ça, c'est aussi une bonne surprise). Quant à Lena Headey , on a surtout envie d'aller la voir dans sa toge en coulisses : elle est bellissime. Les seconds rôles (299 environ) sont tous parfaits.
Mon conseil : allez-le voir en jupe et sandales et n’hésitez pas à hurler, vibrer, suer, pleurer… Bref, faites-vous votre propre avis ! Mais je peux vous assurer qu’en sortant, vous ne regarderez plus Léonidas comme un cousin de Midas (le pro du pot).
Marcel Martial, avec Sentenza

300 de Zack Snyder (sortie le 21 mars). Avec Gerard Butler, Lena Headey, Dominic West, Rodrigo Santoro...

Showest : Las Vegas sa race !

En salles : Les J&J reviennent du Showest de Las Vegas ! Bon, on n'y était pas parce que : 1) on n’a pas que ça à foutre et 2) ce n’est pas grave, on va vous raconter quand même. Alors, le Showest , comment ça marche ?
Et bien, c’est super simple, chaque année avant la saison des blockbusters, les studios réunissent tous les exploitants de salles du monde entier et leur montrent leur bi..., euh leur line up. C’est donc l’occasion de voir les premiers visuels de ce qui va nous émoustiller cet été mais aussi de prendre la température des studio et pas par la bouche s’il vous plaît.
2007 ne sera pas l’année de l’originalité mais bien celle des 2 (Les 4 Fantastiques, Evan Tout Puissant), des 3 (Shrek, Pirates de la Caraïbe, Spider-Man, Bourne ou Ocean's 13), des 4 (Die Hard) et des 5 (Harry Potter).
Bon ben, ça, c’est fait ! Reste plus maintenant qu’à aller faire son Patrick Bruel aux tables de poker (quel winner, ce Patrick) et puis, si ça sourit, de se terminer à la Very Bad Thing dans une des chambres du Bellagio (ah Kobe Taï !). Sinon cette année le congrès des exploitants aura lieu à Deauville début octobre… Arrêtez de rire au fond de la salle.
Johnson&Johnson, vos avocats aux prud’hommes
PS : allez, en vrac quelques infos qui circulent sur le net. Zodiac avait disparu du calendrier Warner depuis un mois. Et pour cause, le Fincher serait à Cannes mais pas en compète, tout comme Ocean's 13 (au fait est ce que Danny Ocean est bien le frère de Billy Ocean ?) et le Wong Kar Wai (My Blueberry Night, non, ce n’est pas la suite du film de Jan Kounen) qui serait pressenti pour faire l’ouverture.

Pirates des Caraïbes 3 : la bande-annonce, enfin !

Sur le web : Tonnerre de Brest ! Johnson & Johnson avaient trouvé sur YouTube la bande-annonce de Pirates des Caraïbes 3... en russe. Non, non, ce n'est pas une blague. Les images étaient bien celles du 3e opus. Les dialogues aussi mais à moins de parler le russe, c'était du chinois.
On a voulu vous présenter le trailer ce soir mais entre temps, l'Oncle Walt s'est réveillé et s'est fâché très fort. Résultat : la vidéo pirate n'est plus dispo. Malin, le papa de Picsou a mis en place un code html qui permettra à tout blog de faire apparaître enfin la bande-annonce. On l'installe donc. Rendez-vous mardi à six heures du matin.
Hauts les coeurs, moussaillons : Jack Sparrow et sa clique sont de retour !
La preuve ci-dessous.
PS : Comme le code n'est visiblement pas adapté, cliquez ici pour regarder la bande-annonce en plein écran.


18 mars 2007

Superman et Spider-Man : les images exclusives !

Sur le web : Toujours à la pointe de l'info, CinéBlogywood est en mesure de vous apporter des images exclusives de deux méga-productions. Il s'agit de suites de franchises les plus populaires et les plus rentables du cinéma.
La première concerne Superman. Dans une nouvelle aventure, il s'associe avec... Spider-Woman ! Les effets spéciaux sont époustouffffflants et la chorégraphie des combats vous laissera pantois.
Le deuxième projet concerne Spider-Man justement. Alors que le troisième opus du Tisseur de toiles n'est pas encore sorti, voici qu'un teaser (de toiles) présente la prochaine aventure de Spidey. Et tenez-vous bien : l'histoire se déroule au Japon et l'homme-araignée s'attaque à un ennemi ô combien imposant... un Transformer !
Secrets bien gardés
De ces deux bombes cinématographiques, on ne sait pas grand-chose : Sam Raimi, Bryan Singer, Michael Bay et Steven Spielberg sont-ils impliqués ? On ne sait pas non plus si Tobey Maguire a de nouveau revêtu le costume bleu et rouge. En tout cas, c'est un nouvel acteur qui a enfilé le costume de Superman. Une chose est certaine : les effets spéciaux sont signés ILM.
Mais fin au suspense, ravalez votre salive et allez regarder ces deux vidéos géniales (à visionner jusqu'au bout !) :
Merci à Monsieur Lâm d'avoir déniché ces perles rares.
Anderton

17 mars 2007

L'été de tous les blockbusters

En salles : Signe des temps très symptomatique : la température monte et de la Côte d’Azur à Saint-Malo, l’été sera chaud, l’été sera chaud… Mais c’est surtout de l’été ciné US dont il est question sur ce merveilleux blog qu’est CinéBlogywood.
"Je n’ai jamais vu autant de blockbusters en un été", nous a confié Mark Zucker, président de la distribution chez Sony Pictures International. "Je l’attends comme le plus gros été de l’histoire de l’industrie". Voilà, c’est dit !

Du "recyclé"
Mais alors, pourquoi ça ? Tout simplement car la plupart des majors ont joué placé. C’est l’été des suites, avec tout d’abord quatre des franchises les plus rentables de l’histoire : Spider-Man 3, Pirates des Caraïbes 3, Shrek 3 et Harry Potter 5.
Ensuite, il y a aussi Ocean’s 13 qui semble plus près du 11 que du 12. Et ça c’est une bonne nouvelle… En plus, le 13e, c’est Big AL (Pacino). Là dessus, on rajoute Live Free or Die Hard ou le 4e come back de John McLane, Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent qui s’annonce vraiment supérieur au premier. Saupoudrer de Evan Tout Puissant, la suite de Bruce Tout Puissant et comédie la plus chère de l’histoire (on parle de 220 millions de dollars), et rajouter The Bourne Ultimatum/La Vengeance dans la Peau ou le dernier volet de la trilogie de l’agent amnésique.

Du "nouveau"
Tout cela serait déjà fort, sans trois "nouveautés" qui sont autant de cerises sur le gâteau de l’été US : le mastodonte Transformers ou l’association Spielberg-Bay devrait tout arracher sur son passage ; la souris de Pixar, Ratatouille, devrait avoir sa part du (cheese) cake ; et la famille la plus célebre des USA, record de longévité à la télé US (18 saisons !) déboulera sur les écrans sous le sobre titre Les Simpsons : le film.
De mai à septembre, Warner (HP, Ocean’s 13) , Disney (Pirates…atouille !), Sony (Spidey), Fox (4 Fantastiques, Die Hard 4 et Les Simpsons) et Paramount (Bourne, Shrek 3, Evan) vont s‘étriper à coups de millions de dollars d’affichage et de pubs, pour notre plus grand plaisir.
L’été sera chaud ? bouillant ?? brûlant ???
Marcel Martial (thermomètre buccal)

14 mars 2007

M. Night Shyamalan : 80 millions de foutus

En prod - Buzz - Artistes : Et donc la Fox décide de confier The Happening à M. Night Shyamalan. Voilà donc 80 millions de dollars foutus à la poubelle en un coup de téléphone.
Michel Night Shyamalan (Michel. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a juste laissé le M., pour que cela fasse plus mystérieux - ou moins con), l’homme d’un seul film, le Patrick Hernandez du cinéma, a donc été appelé par Tom Rothman (retenez ce nom, il va bientôt avoir une stèle) pour réaliser (mais pas écrire, y a quand même des limites) un thriller paranoïaque (un film américain, quoi).

Ça pourrait nous en toucher une sans faire vibrer l’autre. Oui mais voilà, chez le J&J, on a la science du jeu de billards en 3 bandes et on va sortir la palette à Doucet pour vous décortiquer ce petit coup de génie que nous a fait péter le Tom en désespoir de cause. En fait, Michel Night Shyamalan, qui en avait ras le cul de monter ses 15 km de clôture autour de sa maison qu’il vient juste de se payer avec le flop de La Jeune Fille de l’Eau, et bien Michel s’invente un froissage de muscle de la cuisse droite, et décide de s’acheter un bic pour écrire… Avatar.
James Cameron entre en scène
Chez Fox, Tommy the great pinball wizard est super dans la schlasse vu qu’il a son James Cameron qui a déjà chouré le titre pour lui aussi faire un petit film de derrière les fagots. En plus, Titanic 2 , il le sentait pas top, surtout pour un film de science fiction.
Donc Tom Pouce prend son courage et une limousine pour tenter d’aller dissuader Michel mais voilà, problème, l’Indien ne veut rien entendre, et en plus il le sent super bien, ce film. D’ailleurs, Night se verrait bien dans le rôle principal. Trois lexomils plus tard, TomTom n’a plus qu’une seule solution : filer un script déjà tout fait et limiter les dégâts. Bilan : encore un film lancé pour d’excellentes raisons et 80 millions de dons aux intermittents du pestacle.
Johnson&Johnson, ça soigne aussi la maladie de Parkinson

13 mars 2007

Olivier Marchal empoigne le Manurhin 73

En prod : Depuis le 14 février, Olivier Marchal tourne à Marseille son troisième* long métrage MR 73. Le MR (ou plutôt Manurhin) est le code inscrit sur le canon des flingues de la police et 73 correspond à l’année de première fabrication.
En guise de synopsis, une citation : "Dans la nuit noire de l’Ame, il est toujours 3 heures du matin". Cela promet… Daniel Auteuil rempile en flic tombé par terre et qui devra se relever une dernière fois pour sauver une fille (Olivia Bonamy).
"Avec 36, il fallait convaincre, et pour MR 73, il va falloir ne pas décevoir…", nous dit Olivier, qui tourne en famille puisque Francis Renaud, Guy Lecluyse et Catherine Marchal font également partie du casting. Promis bientôt les images…
Johnson&Johnson (4 voyelles pour 10 consonnes)
* troisième et non deuxième (merci aska) long métrage (il a réalisé Gangsters avec Richard Anconina) mais c'est son quatrième film en comptant son court métrage Un Bon Flic. Je rajoute 50 francs dans le nourrin !

Les Kazakhs "I like" le DVD de Borat

En DVD : Quand même ces Kazakhs, ils sont sympas. Avec Borat, Sacha Baron Cohen les fait passer pour les pires ringards depuis près de dix ans. La sortie du film, après le show télé en Angleterre et aux States, a terminé de les ridiculiser définitivement.
Au départ, c'est vrai, ils l'ont mal pris. Ils ont invité le comédien anglais à venir faire un tour chez eux, histoire de lui montrer la beauté du pays et, certainement, de lui enfoncer deux-trois choses acérées dans le derrière. Lire à ce sujet, un excellent post que j'avais rédigé moi-même en personne.
Et voilà que la filiale britannique d'Amazon nous révèle que le DVD de Borat connaît un boom des commandes... au Kazakhstan ! Et ce n'est pas tout, les internautes de cette ex-république soviétique placent en tête de leurs commandes de livres des bouquins sur le management, les stratégies d'investissements, l'architecture américaine et la remise en forme ! Le rêve américain vanté par Borat a fait briller les yeux de ses compatriotes. Question musique, les Kazakhs craquent pour un very best of de Sting et Police. La preuve qu'ils sont à la page puisque le groupe vient de se reformer.
Sinon, le fameux DVD ne sera commercialisé en France qu'en mai prochain. Je ne sais pas si ce document fera partie des nombreux bonus attendus, dont une scène inédite sur le tournage d'un film porno !!, mais le speech de Baron Cohen lors des Golden Globe est un très grand moment. Il raconte que lors du tournage de Borat, il a vu le bon côté de l'Amérique mais aussi un côté sombre : l'anus et les testicules de son imposant partenaire (qui joue le producteur de Borat). S'ensuit une tirade hilarante qui ne laisse pas de marbre Will Smith, Dustin Hoffman et les autres védettes présentes. Is nice !
Anderton

12 mars 2007

This is Madness ! No, this is Halo 300

En salles - Sur le web : Désolé, les filles, mais va falloir vous y faire. On va beaucoup parler de 300 sur ce blog. Et souvent. Alors si tu n'aimes pas les films de gladiateurs et les minijupes en cuir, va te faire voir chez les Grecs. Enfin, le contraire.
Après Johnson&Johnson (message perso : quand vous finissez le dernier paquet de palmitos, vous êtes gentils, les gars, vous en rachetez), je vais donc en rajouter une couche sur ce qui s'annonce comme la grosse claque cinématographique de ce début d'année, hors celle que m'a filé Marion Cotillard quand je l'ai félicité pour son imitation de Mireille Mathieu dans La Môme.
Des petits malins ont utilisé la b.o. de la b.a. (la bande originale de la bande annonce) de 300 et y ont collé des images de Halo, un jeu vidéo un rien bourrin pour qui n'aime pas vider un chargeur sur des extra-terrestres. Le résultat s'appelle... Halo 300 et c'est très bien foutu. Regardez plutôt.

Anderton

11 mars 2007

300 : les Spartiates se battent sous les dollars

En salles : Alors, 300, qu'est-ce que ça a donné ? Le film risque de dépasser les 60 millions de brouzoufs sur le week-end. Les salles sont pleines, le public a les yeux tout rougis et la bouche baveuse. Les directeurs de salles remercient le dieu des chiffres 1er week end et préparent des offrandes à la déesse du bouche-à-oreille.
Chez les frangins Warner, l'ambiance est indescriptible. C'est comme si Hugh Heffner et Pablo Escobar avaient racheté le Pacha à Ibiza. Faut dire que selon le calendrier chinois, l'année 2006 a été l'année de la vautre (souvenez-vous, Poséidon).
Bref, 300 sera le plus gros démarrage d'un film en mars aux States. Ce qui augure d'un bon petit pétage de cinéchiffre le 21 mars prochain. Mais ça , c'est une autre histoire.
Johnson&Johnson, en direct du local telecom

10 mars 2007

300 et Zodiac : pectoraux et gros boudin

La famigghia CinéBlogywood s'agrandit une fois de plus (on aura bientôt droit à une carte de réduction famille nombreuse). On a préféré accueillir Johnson&Johnson, aka les webbing crashers, plutôt qu'ils tapent l'incrust et foutent le boxon sur notre beau blog tout propre. Et ça tombe bien parce qu'ils ont plein de bonnes infos à partager.
En salles : Aux States toujours, le buzzomètre frétille enfin. 300 arrive sur tout plein d’écrans précédé de trackings méga flatteurs qui le mettent à 40 millions de pesos pour ce week-end. Seul ombre au tableau, les filles ont l’air super moins emballées que les boutonneux (dont nous sommes). Pourtant y a du pectoral au kilomètre dans ce film entièrement shooté dans un F2 de Oinville-sur-Monscient. 300 = Gladiator version Gay ?
La semaine passée, le Zodiac de Fincher a fuité du boudin. Seulement 13 millions de roubles pour un budget de 65 millions. On l’avait pourtant dit que le film était super intelligent.
En Lituanie, rien cette semaine. "Mais le champ de l’incertitude ne peut rester éternellement en jachère" (J.-F. Larios)
Johnson&Johnson, bientôt coté à la bourse de Stockholm

09 mars 2007

Affiches : Les Témoins/Closer, copies conformes

En salles : Quand, dans un film, on retrouve une sacrée belle pléiade d’acteurs, les producteurs misent logiquement sur leurs sacrées belles gueules. C’est la raison pour laquelle sur l’affiche du dernier film d’André Téchiné, Les Témoins, on retrouve Emmanuelle Béart, Sami Bouajila, Julie Depardieu, Michel Blanc et l’inconnu, Johan Libéreau. Gros plans, visages fermés, airs graves. On comprend que ce sont eux les Témoins du titre, que l’histoire n’est pas forcément drôle, mais que l’étalage de cette jolie brochette doit forcément valoir le détour.
Impression de "déjà vu" ? C’est normal.
Souvenez-vous, début 2005, Closer, le dernier film de Mike Nichols débarquait dans les salles avec une affiche plus qu’alléchante. Pour vous Messieurs, les jolies bouilles de Julia Roberts et Natalie Portman, et pour nous, Mesdemoiselles et Mesdames, les gueules d’amour de Clive Owen et Jude Law. Eh oui, déjà à l’époque, ça donnait envie ! Quand on regarde les deux affiches l’une à côté de l’autre, ça devient très clair : Les Témoins se la jouent Closer, il n’y a pas photo.
Avec ces têtes d’affiche super glamour, le film de Nichols avait réussi à capter l’attention de près de 25.000 spectateurs le premier mercredi (900.000 au total sur toute la période de son exploitation). Quant aux Témoins, ils n’ont, eux, attiré que 7000 personnes le jour de leur sortie. Moralité : affiche similaire ne signifie pas forcément même box-office spectaculaire. CQFD.
Black Mamba

08 mars 2007

Spielberg lance le projet Tintin

En prod : Plus mystérieux que les 7 boules de cristal, plus insaisissable que le yéti mais aussi plus attendu que l'Alphart, le projet d'adaptation des aventures de Tintin par Spielberg est enfin sur les rails. Enfin, c'est ce qu'a annoncé jeudi Nick Rodwell, le patron de la société Moulinsart, qui gère les droits commerciaux dérivés de l'oeuvre d'Hergé. "Nous avons commencé les négociations avec la société de Spielberg il y 25 ans. Il y a trois ans, nous avons signé un contrat avec sa société, Dreamworks. La semaine dernière, ils ont décidé d'entrer en préproduction pour faire une série de films Tintin", a-t-il déclaré.
Selon lui, il s'agira d'une "très grosse production" dont la sortie est prévue en 2009 ou 2010. Si le succès est au rendez-vous, d'autres films suivront. Rodwell ne sait pas encore s'il s'agira d'un film avec des acteurs réels ou d'un film d'animation. "Cela n'a pas d'intérêt de faire E.T. avec Tintin, Spielberg a bien compris l'oeuvre, a-t-il expliqué. J'estime aussi que tout le monde sera ravi par l'acteur" qui incarnera le reporter à houpette. Et d'ajouter : "Leonardo (Di Caprio) est peut-être un peu trop vieux".
Reste à attendre la confirmation de Dreamworks. Il n'est pas exclu que Moulinsart cherche à faire avancer ce serpent de mer cinématographique en créant un gros buzz. Et puis, il n'est pas sûr que Spielberg en assure la réalisation. Puisqu'on me demande mon avis, j'ai une préférence pour l'adaptation du Trésor de Rackham Le Rouge et de sa suite, Les 7 Boules de Cristal. Des suggestions pour incarner Tintin ? Répondez au sondage ci-dessous.
PS : Sans vouloir me la péter mais un peu quand même, CinéBlogywood a refilé cette info à SpielbergFilms.com, un site de fan que le cinéaste lui-même considère comme le plus à jour sur sa filmographie. La preuve ici.
Anderton



06 mars 2007

Star Wars : l'étoffe du héros pour 80.000 euros

Sur le web : Le manteau d'Obi-Wan Kenobi, que portait Alec Guiness dans l'épisode 4 de La Guerre des Etoiles (Star Wars, George Lucas) a été vendu aux enchères ce mardi à Londres. L'étoffe, qui avait disparu de la circulation depuis 30 ans (c'est fou ce qu'on retrouve dans les placards), a coûté près de 80.000 euros à son acquéreur. Bon, pour beaucoup moins cher (39.000 wons sud coréens, soit 32 euros environ), il aurait pu s'acheter un parapluie sabre-laser (voir ici). Lequel est beaucoup plus utile, surtout en ce moment, vu le temps qu'il fait...
Outre la capeline du Jedi, la vente proposait aux cinéphiles fans de frusques quelques raretés comme plusieurs vestes de James Bond, qui n'a pourtant pas l'habitude de s'en prendre (haha, qu'il est bon de rire), un kilt porté par Mel Gibson dans Braveheart, un casque de chevalier porté par Terry Jones dans Sacré Graal, des robes enfilées par Madonna dans Evita (non je ne ferai pas de jeux de mots avec Madonna et enfilée) ainsi que des costumes vus dans Titanic et les séries d'Indiana Jones et d'Harry Potter. C'est vrai que le Radcliffe a fait tomber la chemise et pis le pantalon et le caleçon pour jouer nu dans la pièce Equus. Ceux que ça titille peuvent aller voir Harry en Adam ici. Mais je ne cautionne pas.

Anderton

03 mars 2007

Pulp Fiction, un film de caractères

Sur le web : Un graphiste a rendu hommage à Pulp Fiction (Quentin Tarantino) en illustrant la bande-son d'une des scènes du film avec des polices de caractères. Le dialogue prend vie littéralement, sous nos yeux. C'est très bien foutu : la preuve.
Même scène, même principe mais la version de Fubaruba est plus classique, son graphisme est moins léché.
Tant qu'on y est, cette séquence existe également en version Sims2. Et puis, comme ce film culte a beaucoup suscité d'hommages et de pastiches, voici la compilation des "fuck" prononcés dans le film.
Merci à Chryde-les-bons-tuyaux.
Anderton

01 mars 2007

The Devil's Rejects : Bonnie & Clyde version Zombie

En DVD : Une des qualités de la vidéo c’est de nous permettre de voir des films de genre tranquillement dans son salon. En effet, au cinoche, jamais facile de dire : "Chérie, tu viens voir avec moi le dernier Rob Zombie sur un couple qui a tué 70 personnes dans les seventies". Jamais facile. C’est confirmé par les entrées salles de The Devil's Rejects (Les Rejetés du Diable) : 41.200. Une misère.
Donc c’est le moment de la séance de rattrapage car TDR n’est pas un film gore de plus, mais bien "a hell of a good movie". Rob Zombie (dont le seul nom suffit a faire fuir moult femelles - ici en concert) filme mieux qu’il ne chante et son goût pour le pervers colle parfaitement à la quête désespérée de ses héros qu’il érige en martyrs. Ils sont répugnants, ultra-violents mais on est irrésistiblement attirés par leur quête destructrice qui nous pose en voyeurs.
Ultra-violence
Leur côté Bonny and Clyde crades, leurs déviances, leurs perversités criantes et leur ultra-violence nous plonge à fond en plein phénomène de catharsis. Bref, on sort de ce film comme d’une machine à essorer : épuisé mais heureux !!!

Le côté définitivement loin du politiquement correct nous balance en pleine poire une sorte de Horde Sauvage du 21e siècle. Un montage au cordeau avec une bande son soignée, des acteurs sublimes et Sheri Moon (Madame Zombie à la ville ) qui nous montre sa lune…
Côté bonus : un deuxième dvd nous rappelle qu’être directeur de prod sur un film de Rob, c’est l’assurance de finir Zombie ! Les making of sont bons et les bonus parfaits. Bref, comme très souvent chez Metropolitan Filmexport : du très bon travail.
Mon conseil : achetez-le et faites-vous votre avis !
Marcel Martial (c’est bon mais c’est sale !)

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