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31 juillet 2007

Fondu au noir pour Antonioni

Artistes : Série noire pour le 7e Art. Après Michel Serrault et Ingmar Bergman, c'est au tour de Michelangelo Antonioni de tirer sa révérence, à 95 ans.
Le cinéaste avait débuté comme critique de cinéma avant de devenir assistant-réal de Marcel Carné sur Les Visiteurs du Soir, puis scénariste, et pas pour n'importe qui : Roberto Rossellini et Federico Fellini. Derrière la caméra, il devient célèbre avec L'Avventura (1960). Consécration sept ans plus tard avec Blow-Up, Palme d'Or à Cannes. Antonioni réalisera plusieurs films à Hollywood dont Zabriskie Point et Profession Reporter.
Comme Bergman, Antonioni est considéré comme un maître du cinéma et comme son confrère suédois, son oeuvre, exigeante, est difficile d'accès pour le grand public.
Comme Bergman, le réalisateur a travaillé jusqu'au bout mais il s'est fait aider par ses pairs : un accident cérébral l'a laissé à moitié paralysé en 1985. Wim Wenders l'assistera pour réaliser Par Delà les Nuages (1995) ; Wong Kar-Wai et Steven Soderbergh feront de même pour Eros (2004).
Anderton

30 juillet 2007

Serrault-Bergman, même combat ?

Artistes : Michel Serrault, Ingmar Bergman. Deux monstres sacrés du cinéma disparus à quelques heures d'intervalle. A priori, tout les séparait : Serrault était un clown (j'emploie ce terme à dessein car il avait beaucoup d'admiration pour ces saltimbanques), tantôt Auguste déconneur, excessif... hilarant (Le Viager, La Cage aux Folles, Le Miraculé, Préparez Vos Mouchoirs, Buffet Froid, Le Cri du Cormoran le Soir au-dessus des Jonques...) ; tantôt clown blanc, voire triste, tout en nuances, sobre... émouvant (Garde à Vue, Mortelle Randonnée, Docteur Petiot...). Bergman, lui, est assimilé à un cinéma exigeant, voire difficile d'accès, à mille années-lumières des rôles "grand public" de Serrault.
Pour autant, chacun à sa manière s'est attaché à décortiquer l'âme humaine, à pénétrer au plus profond des personnages pour en révéler leur vérité. Comme le précisait ce lundi le critique Michel Ciment sur France-Info, l'oeuvre du cinéaste suédois est caractérisée par la diversité : il a réalisé des films très épurés (Le Septième Sceau), des sagas (Fanny et Alexandre) comme des adaptations d'opéras (La Flûte Enchantée)... Le réalisateur était également un grand metteur en scène de théâtre.
Artistes multi-genres
Serrault aussi a usé ses souliers sur les planches, de La Cage aux Folles à Knock en passant par L'Avare. Il a aussi beaucoup oeuvré à la télévision, notamment au côté de Pierre Tchernia (Offenbach, adaptations des nouvelles de Marcel Aymé). De la télé, Bergman en a aussi beaucoup fait, notamment ces dernières années. Et puis, Serrault comme Bergman n'ont jamais cessé de travailler : le second jusqu'en 2003 (Sarabande), le premier jusqu'en 2006 (Pars Vite et Reviens Tard de Régis Wargnier). Bref, des artistes intégraux, ouverts mais exigeants.
Enfin, comme ce blog est largement consacré au cinéma américain, il est intéressant de noter que ni le comédien (à l'instar de Philippe Noiret), ni le cinéaste n'ont répondu aux sirènes d'Hollywood, si tant est qu'elles les aient jamais appelés. Et pourtant, leur influence s'y est fait sentir : Bergman est un dieu pour Woody Allen et il a inspiré de nombreux réalisateurs, jusqu'à Spielberg dans Minority Report. Quant à Serrault, il a d'abord marqué indirectement Broadway, où La Cage aux Folles a été adapté avant de l'être sur grand écran.
L'acteur concluait son émouvante autobiographie, Vous avez dit Serrault ?, en écrivant qu'il était impatient de retrouver Poiret et Carmet pour refaire les cons comme au bon vieux temps. Allez, va Michel, fous-toi à poil devant Saint-Pierre, ça le fera sûrement marrer.
Anderton

Iron Man : les premières images

En prod - Sur le web : Le Comic-Con, le méga festival de la BD américaine, s'est terminé dimanche à San Diego. De nombreuses images exclusives de films et séries inédites y ont été présentées.
Je vous ai parlé hier du casting d'Indiana Jones 4 qui a fait un coucou retransmis par satellite. Jon Favreau (Elfe, Zathura) est quant à lui venu s'adresser aux nombreux fans. En bonus, il a projeté quelques minutes de son film Iron Man, avec Robert Downey Jr dans le rôle principal. Un teaser plutôt sympa qui a suscité l'enthousiasme du public. Cela se regarde et s'entend en vidéo sur le très bon site Uruloki. Enjoy !
Anderton

29 juillet 2007

L'équipe d'Indiana Jones 4 séduit les fans

Artistes : Chaque fin juillet, se tient à San Diego le plus grand raoût de geeks au monde : le Comic-Con. Non, ce n'est pas une réunion des comiques abrutis (Michel Leeb peut rester chez lui) mais le festival des fans de comics (ou comic books), c'est-à-dire de la BD américaine.
Et chaque année, Hollywood vient y présenter les premières images de ses nouveaux films et séries adaptés de comics... ou pas. Du moment qu'il s'agit d'action, d'aventures, de S-F, d'horreur, de fantastique... les fans adorent ! L'édition 2007 se termine aujourd'hui. Comme l'explique Spielbergfilms.com, Lucasfilms a fait un point sur ses projets en cours et notamment sur sa production phare : Indiana Jones 4.
For the fans only
Steven Spielberg et ses principaux acteurs ont fait un coucou à l'assemblée lors d'une retransmission live depuis leur studio. Le cinéaste y explique qu'après avoir développé des oeuvres très personnelles a décidé de faire ce film pour les fans. Il leur présente ensuite Harrison Ford, dans son "costume sale et plein de sueur", Ray Winstone qui "joue les beaux gosses dans Beowulf" (et qui croit être le beau gosse dans Indy 4, vanne Harrison) et Shia LaBeouf, encensé par Spielberg pour sa prestation dans Transformers. Le "kid" déclare ne pas savoir quel rôle il interprête dans le film !
Ne manquait que Cate Blanchett. Cette absence d'héroïne a été vite comblée par... Karen Allen, qui filait coups de poings et coups de glace à Indy dans Les Aventuriers de l'Arche Perdue. Pour regardez la vidéo, direction : indianajones.com, rubrique, ben, vidéo. Enjoy !
Anderton

Transformers : fondu au noir

Attention spoiler ! Ami lecteur, si tu n'as pas encore vu Transformers, ne lis pas cet article car je balance une information capitale sur l'un des personnages.
En salles : Je suis allé voir Transformers de Michael Bay (je vous en ai dit tout le bien que j'en pensais) avec mes fils. En sortant de la salle, l'aîné m'a dit : "Pour une fois, le héros noir ne meurt pas à la fin". Oui, je sais, il est précoce pour son âge (8 ans).
C'est vrai que régulièrement, dans les films américains (parce que dans les films français, vous pouvez toujours chercher un acteur noir qui ne soit pas figurant), le personnage afro-américain soit se sacrifie pour le reste de l'équipe, soit se fait descendre/tuer/exploser/etc à la dernière minute, laissant en larmes ses comparses - souvent un couple qui finit par se rouler des pelles sur soleil couchant. Pas la peine de chercher des exemples : si vous lisez ce blog, vous aimez le cinoche et notamment le cinoche d'action, donc vous avez forcément quelques titres de films qui vous viennent à l'esprit, genre Deep Blue Sea and co(nneries).
Yo-tobot !
Si dans Transformers, dont voici la bande-annonce, le G.I. black (Tyrese Gibson) échappe à la mort, ce n'est pas le cas de Jazz, l'un des Autobots. C'est le seul gentil robot extra-terrestre à périr lors des combats contre les méchants Décepticons. "Les robots n'ont pas de couleur !", me rétorquerez-vous. Sauf que lorsque chacun des Autobots se présente à Shia LaBeouf et Megan Fox, Jazz (dont le nom est déjà une indication sur sa "blackitude") exécute quelques figures de hip-hop sur un fond de rap.
Chaque Autobot a appris l'anglais grâce au web. Apparemment, Jazz s'est spécialisé sur des sites très "street". Et lors de la méga baston finale, il est la seule victime. CQFD.
Anderton

28 juillet 2007

Le marketing selon Homer Simpson

En salles - Buzz : Voici un post que j'aurai dû écrire il y a un mois mais bon, "vieux motard que jamais", comme disait Coluche. Pour la sortie de Les Simpson, Le Film, dont voici la bande-annonce, la Fox a pratiqué une campagne de pub dans l'esprit de la célèbre famille créée par Matt Groenig : irrespectueuse, décalée et marrante.
Une campagne commencée en amont de la cérémonie des Oscar avec les pronostics d'Homer Simpson. Puis il y a eu cette vraie-fausse vidéo amateur qui a circulé sur le net. Un touriste de passage à New York a filmé la Statue de la Liberté vandalisée avec un donut, le gâteau préféré d'Homer Simpson. Comment ? Quoi ? Le symbole de la liberté et de l'espoir aurait servi à promouvoir un dessin animé ? La polémique n'a pas eu le temps d'éclater : la vidéo était un fake.
Donuts et supermarchés
Poursuivant son entreprise de simpsonisation de sites chargés d'histoire, la Fox a fait dessiner un gigantesqueHomer en calbute (ce qui est mieux qu'à poil) offrant un non moins gigantesque donut au géant de Cerne Abbas, en Angleterre - un dessin vieux de 300 ans. Vive émotion chez les associations païennes britanniques, comme l'a expliqué Le Monde.
Autre bonne idée des as du marketing de la Fox : transformer des supermarchés américains en Kwik-E Mart tout droit sortis de Springfield ! Façades, rayons et produits... tout a été refait à la sauce Simpson. Grandiose !
Anderton

27 juillet 2007

Beowulf : une bande-annonce bluffante

En prod - Sur le web : Ras-le-bol de ces acteurs qui ne font pas exactement ce que vous leur demandez ? Marre de l'équipe technique qui met trois heures à installer un malheureux travelling ? Assez de la météo capricieuse ?
Cinéastes, faites comme Robert Zemeckis : passez à la CGI. Non, ce n'est pas une boîte d'assurances tous risques ou un nouveau studio. C'est juste l'abréviation de "computer generated imagery", soit toutes les images réalisées par ordinateur. Et bien, Bob a décidé de tourner ses films entièrement en numérique.
Première tentative avec le gentil conte de Noël : Le Pôle Express. Le réalisateur avait fait appel à son pote Tom Hanks pour interpréter plusieurs personnages devant un écran vert. Autant de scènes qui avaient été retravaillées pour donner lieu à la naissance d'avatars de l'acteur.
Réalisme
Zemeckis a persisté en produisant Monster House, un gentil conte d'Halloween. Puis il est repassé derrière la caméra, euh pardon l'ordinateur, pour livrer sa version d'un poème épique anglo-saxon du VIIe siècle : Beowulf. Mais cette fois-ci, Bob a voulu faire un film au rendu 100% réaliste. Il s'est entouré d'un casting de choc (Angelina Jolie, Anthony Hopkins, Ray Winstone). Pas d'avatars stylisés donc mais des personnages hyper ressemblants. Le résultat est impressionnant comme le prouve la bande-annonce de Beowulf.
Même démarche chez Peter Jackson et Steven Spielberg qui se sont associés pour adapter les aventures de Tintin dans un style réaliste qui respecte l'univers d'Hergé ! A priori, c'est antinomique. Je suis curieux de voir ce que cela va donner.
Anderton

Michael, le mouton qui fait Bay !

En salles - Artistes : Transformers est sur 850 écrans en France, et il faut avoir avalé une boite de lexomil pour ne pas en avoir entendu parler. Ici même, Anderton vous en dit tout le bien qu’il en pensait entre 3 couches et 2 biberons (ou l’inverse). Pour ma part, je n’ai pas trouvé ça aussi Transformidable que lui, mais ce n’est pas une Transformerde non plus, loin de là.
Ce qui me surprend le plus avec Michael Bay, c’est son aptitude a reproduire les mêmes scènes dans chacun de ses films. Je m’explique.
Il y a dans Transformers, dont voici la bande-annonce, le même travelling circulaire autour de Bernie Mac dans son garage, qu’il y avait déjà dans les deux Bad Boys autour des deux bad actors. Un peu plus tard, dans le film, le même travelling circulaire mais en numérique (où le lecteur notera la différence) et où la caméra élargit le champ d’action en tournant autour d’un gunfight entre un robot et les soldats, en passant entre les meubles et autre pots en verre (un peu comme le générique de Télématin mais avec du budget). Scène que l’on retrouvait dans les gunfights de… Bad Boys 1 et 2 et où la caméra passait entre les trous de balles (et oui).
Michael sur ebay ?
Le plus ennuyant, c’est sans doute le plan final de TransformersShia LaBeouf et Megan Fox échangent des globules par voie orale au sunset, avec un arbre rempli de guirlandes lumineuses, les mêmes qui étaient dans le même arbre dans la même scène d’Armageddon où Ben Affleck faisait le coup des "animal crakers" à la belle Liv Tyler.
Et quand Shia court sur les toits de la ville avec son fumigène, on revoit Nicolas Cage et ses fumigènes à genoux sur The Rock pour éviter de se faire bombarder.
Bref, Michael refait souvent la même chose, mais force est de reconnaître qu’il le fait avec la seule volonté de distraire ses semblables, avec un humour potache et une autodérision qui rend bien plus digeste ses pop corn movie que pas mal de ses confrères qui ont une tendance à se prendre pour… Michael Bay.

Marcel Martial (aka Michel B.)

26 juillet 2007

La mort de l'un, La Vie des Autres

Artistes : Avec ses faux airs de Kevin Spacey, Ulrich Mühe s'est fait connaître en France dans La Vie des Autres. Il y incarnait l'officier de la Stasi qui espionne un auteur de théâtre dans le Berlin-Est des années 80.
Un beau rôle pour un bon film, signé Florian Henckel von Donnersmarck et récompensé de l'Oscar du meilleur film étranger en 2007. Tout en émotions retenues, Mühe transformait au cours du film son personnage froid et distant en homme progressivement bouleversé par la culture, l'art, la vie. Le succès de La Vie des Autres doit beaucoup à son interprétation. Il a également joué en 2006 dans le film polémique Mein Führer de Dani Levy.
L'acteur, originaire de l'ex-RDA, n'aura pas eu le temps de s'imposer en dehors de son pays : il vient de mourir des suites d'un cancer de l'estomac. Considérez ce post... mortem, pour reprendre l'expression de Marcel Martial, comme un hommage sincère.
Anderton

25 juillet 2007

Transformers : une mécanique bien huilée

En salles : De tous les blockbusters qui déferlent dans les cinémas cet été, Transformers, dont voici la bande-annonce, est à mon sens le plus emblématique. C'est tout pour le show ! Et, comme toujours, Michael Bay assume et assure.
Il enchaîne scènes spectaculaires sur morceaux d'anthologie. Les rares moments sans explosion ni crissements de pneus servent à préparer, le plus souvent avec humour, une nouvelle séquence à couper le souffle. Pas de philosophie à asséner, ni de message à délivrer : Michael est là pour en mettre plein la vue et les oreilles. Mission parfaitement remplie au bout de 2h25.
Je ne sais plus quel critique américain disait (comme beaucoup d'autres, j'imagine) que dans ce film, tout est prétexte à transformer des véhicules rutilants en robots géants. Traduction : y a pas d'histoire. C'est vrai. Et je suis le premier à regretter les films d'action sans queue ni tête. Mais là, cela ne gâche en rien le plaisir. Et puis, le spectateur qui paie sa place pour voir une Camarro devenir un extra-terrestre mécanique, franchement, il n'attend pas un scénario de Paul Haggis.
Derrières les machines, les hommes
Le spectacle est total. C'est grandiose, hénaurme même, mais toujours réussi. Bon, le défaut de Bay, c'est parfois d'en faire un peu trop et au bouquet final d'explosions, de cascades et d'immeubles en ruines, on frôle l'indigestion, le trop-plein, le déjà vu. Mais on frôle seulement. Mike a le bon goût de s'arrêter à temps.
Et puis, à côté de cette débauche d'effets spéciaux, on côtoie une belle brochette d'acteurs. Shia LaBeouf crève l'écran. Ce mec est parti fort (Transformers, Indiana Jones...) mais son succès est amplement mérité. Dans le rôle de l'anti-bimbo, Megan Fox remporte la timbale : faut la voir soulever le capot d'une bagnole pour y diagnostiquer la panne. J'en connais dans les garages qui vont jeter leurs vieux calendriers crasseux d'Union pour les remplacer par des affiches de la belle brune. Franchement, je n'y connais rien en caisses mais avec une meuf pareille pour mécano, je suis prêt à m'abonner à Tuning Hebdo !
Mention spéciale à une tripotée de seconds rôles, tels John Turturro, l'immense John Turturro, qui prend son pied à se ridiculiser en "salopard-du-gouvernement-au-bon-fond" ou Bernie Mac, hilarant en revendeur de bagnoles.
Fun, c'est du Bay !
Car ce qui est aussi sympa dans ce film, c'est que l'on se marre. Souvent. Michael Bay ne se prend pas au sérieux. Il se moque même de lui, lorsqu'un ado déclare après une chute de "météorite" que c'est encore plus fort qu'Armaggedon.
Je n'ai pas toujours apprécié les films de Michael Bay (vas-y Marcel, dis-nous pourquoi ce type est un génie) mais là, il m'a transformé en fan.
Anderton

24 juillet 2007

Les barbares envahissent les salles obscures

En salles : Qu'est-ce qu'une civilisation ? Comment décline-t-elle ? Qu'est-ce qui distingue le barbare du civilisé ? Les questions ne sont pas nouvelles mais elles semblent intéresser le cinéma en ce moment.
Après Apocalypto, deux films (qui sortent prochainement en France) abordent le choc des civilisations. Sur nos écrans le 1er août, Pathfinder, Le Sang du Guerrier de Marcus Nispel aborde une rencontre assez rarement évoquée : celle des Amérindiens et des Vikings. La suite est moins originale puisque l'un des enfants Vikings est recueilli par les Indiens et devient l'un des leurs.
Devenu adulte, cet Indien d'adoption, interprété par Karl Urban (Le Seigneur des Anneaux, Les Chroniques de Riddick, La Mort dans la Peau), défendra sa famille d'adoption lorsque de nouveaux guerriers scandinaves remettront leurs bottes sur le sol américain. On pense à Little Big Man, Danse avec les Loups et 150 autres films sur le même principe. Ce qui ne veut pas dire que Pathfinder est bidon. On verra bien en août.
Avé les Goths
Dans La Dernière Légion de Doug Lefler, qui sort le 19 septembre, les barbares s'attaquent à une grande civilisation : l'Empire Romain.En 476 après Jésus-Christ, Rome n'est plus la "reine du monde". Quand les Goths (saligoths !) capturent le dernier César (le jeune Thomas Sangster, qui a déjà revêtu la toge dans Gladiator), Aurélius (Colin Firth) part à la recherche de la dernière légion restée fidèle à l'empereur.
La bande-annonce me laisse... perplexe. Cette série B semble flirter avec la série Z. Quand à savoir pourquoi le choc des civilisations passionne autant, ce n'est qu'un reflet de l'état du monde et des relations internationales. Remise des copies dans deux heures.
Anderton

23 juillet 2007

Hot Fuzz : les héros sont rigolos

En salles : Après Shaun of the Dead, parodie délirante du film de zombies, Edgar Wright et son pote Simon Pegg s'attaquent aux films d'action bodybuildés.
On aurait pu craindre un traitement systématiquement absurde un peu soûlant (et surtout déjà vu), il n'en est rien : Hot Fuzz, dont voici le trailer, va plus loin, il place la parodie au-delà de ses références.
On se fout que, pour pondre le scénario, les réalisateurs aient dû s'enquiller plus de 200 films policiers mythiques (Die Hard, Lethal Weapon...) puisque Hot Fuzz ("Fuzz" signifiant "Poulets" ou "Flics" en argot British) provoque un rire irrépressible dès les premières minutes : quand les zygomatiques travaillent dur, le cervelet est au repos.
Grosse poilade
La confrontation du super flic obsessionnel (la loi et l'ordre à tout prix) avec le bobby léthargique fan de Keanu Reeves fonctionne de bout en bout, qu'ils discutent le bout de gras autour de quelques pintes ou défouraillent à tout va dans un supermarché de banlieue. Aucune situation n'est convenue, aucun dialogue n'est prévisible, aucun personnage n'évolue comme il devrait : il faut juste se préparer à une grosse poilade dont on ressort un peu fatigué mais heureux, repus...
Le pitch n'a d'ailleurs que peu d'intérêt, tant vouloir résumer cet immense éclat de rire paraît dérisoire et réducteur une fois que le film a été vu.
Mon conseil : à voir, revoir et revoir encore.
NB : Il y a peu, on vous parlait des vraies bandes-annonces de faux films inclues entre les deux parties du diptyque Grindhouse de Tarantino et Rodriguez. Edgar Wright en a réalisé une : Don't, que vous pouvez voir ici. Enjoy !
Sentenza (qui ne s'en remet pas)

21 juillet 2007

La géniale série aux cinq Césars

En DVD - A la Télé : Si vous êtes accro à Rome, la série de HBO dont la 2e saison est actuellement diffusée sur Canal+, alors, le superbe coffret DVD de Moi Claude Empereur est fait pour vous. A trente ans d'intervalle, ces deux séries télé revisitent la Rome antique en reprenant à leur compte les codes du péplum pour mieux les dynamiter.
Moi Claude Empereur (I Claudius), dont voici un trailer, est une série produite et diffusée par la BBC en 1976. Ceux qui soupirent déjà en vomissant la télé de papa feraient mieux de réviser leurs classiques. Entièrement tournée en studios, cette saga, réalisée par Herbert Wise, s'intéresse au destin de Claude, "Empereur malgré lui", bègue et boiteux, simplet même, comme il le laisse habilement paraître. Au cours de sa vie, il fréquente Auguste, Tibère, Caligula et Néron ; il assiste à leurs turpitudes et à celles de leur entourage - des hommes et des femmes prêts à tout pour gouverner.
Sexe et violence
Comme dans Rome, il est question d'ambitions, de drames humains, de cruauté et d'amour, de folie et d'humour, de sexe et de combats. Certes, les images sont moins crues dans Moi Claude..., encore que quelques seins et fesses jaillissent d'un épisode à l'autre et que les toges soient parfois souillées de sang. Mais les passions, la violence, l'horreur même, frappent encore le téléspectateur d'aujourd'hui.
Et comme dans Rome, le casting est royal, ou plutôt impérial ! Derek Jacobi (frère Cadfael à la télé et second rôle dans Dead Again de Kenneth Branagh, Gladiator ou Underworld) s'est fait la tête de Claude (un extrait) et délivre une interprétation inoubliable, qui sera à juste titre plusieurs fois récompensée. Pour Caligula, l'empereur fou qui se prend pour un dieu, on pense bien sûr à Malcolm McDowell dans la version cinoche de Tinto Brass, le maître de l'érotisme. C'est oublier la performance là encore extraordinaire de John Hurt. Il faut le voir jouer le cinglé, apportant un parchemin porno à son oncle Tibère, terrorisant sa cour ou se ridiculisant, grimé en danseuse de ballet.
Professeur Xavier et Gimli
Autres apparitions qui raviront les cinéphiles : Patrick Stewart avec des cheveux bouclés (!) qui, avant d'interpréter le noble Capitaine Picard de Star Trek ou le bon professeur Xavier des X-Men, incarne Séjanus, une ordure arriviste. John Rhys Davies sans barbe (Sallah, le fidèle ami d'Indiana Jones, ou Gimli, le nain colérique dans Le Seigneur des Anneaux) endosse l'uniforme d'un autre salopard ambitieux : à un de ses hommes qui refuse de tuer une enfant parce que tuer une vierge porte malheur, il répond : "Alors, arrange-toi pour qu'elle ne soit plus vierge avant de la tuer !" (ici, l'extrait). Enfin, on reconnaît Simon MacCorkindale - rappellez-vous, le héros de Manimal - (on le voit au second plan, au début de cet extrait)...
Bref, Moi Claude Empereur est une des grandes séries de l'histoire de la télé (les Britanniques l'ont placé en 12e position des 100 meilleurs séries de tous les temps). Ce coffret en bois, signé Antartic Vidéo, lui rend un bel hommage : on y trouve 5 DVD dans de beaux étuis (les 13 épisodes plus un documentaire sur le film "maudit" dédié à Claude) et un livret présentant tous les personnages. Vous pouvez le commander sur le site du distributeur, Fravidis.com.
PS : Pour les geeks du péplum et de l'Antique (dont je fais partie), cette série est tirée de l'oeuvre littéraire de Robert Graves, Moi Claude Empereur. Une série de livres géniaux qui peuvent être lus avant ou après la vision de la série télé.
Anderton

20 juillet 2007

Tom Cruise : borgne to be good (German)

En prod - Artistes - Sur le web : "Fini de se la culer duce" ! Non, cette photo n'a pas été prise sur le tournage de La 7e Compagnie : Cap sur Berlin, ni de Papy Fait de la Collaboration.
C'est tout simplement la première image de Tom Cruise sur le tournage de Walkyrie. Le visuel a été balancé par ropeofsilicon.com.
Comme sa tenue l'indique, il interprète un soldat de la Wehrmacht pendant la deuxième Guerre mondiale. Pas n'importe lequel : le colonel Claus von Stauffenberg, qui participa au "complot des généraux" allemands visant à assassiner Hitler. Un Good German donc.
Polémique-mac
Ce tournage avait mal débuté puisque les autorités allemandes avaient dans un premier temps refusé l'accès à certains sites militaires. Motif : Tom Cruise est scientologue et la Scientologie est qualifiée de secte en Allemagne, comme en France d'ailleurs. Finalement, Berlin est revenu sur sa décision et les sites interdits ont ainsi été ouverts à la prod.
En revanche, le fils de von Stauffenberg ne décolère pas qu'un scientologue incarne son papa à l'écran. On vous avait déjà parlé de cette affaire il y a quelques semaines. Au-delà de la polémique, on attend avec intérêt la sortie de ce film (en 2008) réalisé par Bryan Singer (Usual Suspects, X-Men, Superman Returns). Et puis, malgré toutes ses casseroles, Tom Cruise reste un immense acteur.
Anderton

19 juillet 2007

Le Limier : on est sur l’affaire !

En prod : Si vous lisez ces lignes, vous êtes des fondus de cinéma. Donc vous connaissez, vous aimez, vous adorez Le Limier (Sleuth, dont voici le trailer), ce chef-d’œuvre de Joseph L. Mankiewicz, tourné en 1972 avec deux immenses acteurs : Sir Lawrence Olivier dans le rôle de l’écrivain célèbre et cocu (pas de cause à effet cependant) et Michael Caine dans le rôle du coiffeur italien immigré et étalon de la belle du romancier.
Bref, le plot est simple : Milo Tindle le coiffeur vient voir Andrew Wike le romancier pour lui dire qu’il compte bien lui embarquer sa femme forever. Mais le génie des crimes sur papier a prévu un plan digne de son meilleur best-seller.
En 1973, ça pèse quatre nominations aux Oscars : les deux géants pour le titre de meilleur acteur, le réal pour celui de… meilleur réal, la dernière nomination concernant la musique. Seulement cette année là, y a… Le Parrain… Excusez du peu.
Bref , le film est sublime, d’une cruauté extrême et d’une subtilité inégalée.
Le Limier 2
Comme on sait les scénaristes du 21e siècle en panne, voilà que notre ami Kenneth Branagh (avec un N, merci Ralph), qui dormait a poings fermés depuis quelques années, a décidé d’en faire le remake. Et sa grande idée c’est d’avoir pris… roulements de tambours… Michael Caine pour jouer le rôle du romancier. C’est vrai qu’il serait un peu dur dans le rôle du jeune coiffeur…
Donc qui s’y colle : c’est Jude Law qui, entre 2 fornications de baby sitteuses, se taille une belle petite carrière. Sortie en "limité" aux US le 12 octobre. On en reparlera aux Oscars 2008 car a priori, Le Parrain 4.0 n’est pas annoncé…
NB : Subtilité parmi toutes, dans l’original, le film n’a que 2 acteurs, mais le générique en annonce 6 : ils sont aujourd’hui crédités dans toutes les bases (cf la page d'IMDB sur Sleuth)… mais sans photos. Normal, ils n’existent pas ! On verra comment Kenneth va actualiser tout ça.
NB2 : Le Limier 2008 sera au festival de Venise en septembre. Nous aussi !
Marcel Martial (unremakable)

18 juillet 2007

Par ici, Paris là...

En salles : Après avoir passé une journée à Paris avec un ancien amant dans Before Sunset (le trailer est ici), Julie Delpy a décidé de réiterer l'expérience en doublant la mise et en réalisant elle-même Two Days in Paris, dont voici la bande-annonce.
Il paraît qu'on y retrouve à la fois le meilleur du cinéma d'auteur français et du cinéma "intello" à l'américaine (cf. la critique de Télérama). Personnellement, je ne voue aucun culte à Alain Resnais ou Woody Allen: je suis donc allé voir ce film vierge de tout a priori...
J'ai accompagné ce couple hétéroclite (lui est américain et vraisemblablement républicain, elle est française et certainement parisienne) durant leurs flâneries dans les rues de notre capitale, pendant leurs repas familiaux hauts en couleurs, pendant des soirées où, si tu n'es pas artiste ou écrivain, tu finiras quand même bourré mais seul et désespéré.
Drôle et enlevé
Julie Delpy évite soigneusement (presque de façon trop systématique) les clichés liés au fossé culturel qui la séparent de son amant (Adam Goldberg, vu dans Zodiac et Il Faut Sauver le Soldat Ryan) et explore avec force dialogues une relation amoureuse confrontée à la découverte du passé "français" et décomplexé de l'un des partenaires...
C'est drôle et enlevé, intelligent sans être énervant. La réalisatrice voulait faire une comédie : elle y est parvenu pour notre plus grand plaisir.
Mon conseil : une comédie dans laquelle tu n'as pas mauvaise conscience parce que tu ne ris pas au détriment d'un des protagonistes, c'est suffisamment rare pour ne pas la rater.
Sentenza (Et la bobinette cherra)

Y a pas que le cinoche dans la vie

Sur le web : Vous êtes un inconditionnel de Teardrop de Massive Attack ? Vous pleurez comme une madeleine devant un CGI de folie ? Vous ne vous endormez jamais sans teddy , votre peluche qui ne vous a plus quitté depuis votre enfance ? Vous avez enfin appris à trier vos pack de Kro ? Et enfin, vous êtes un adepte du beau-bizarre ?
Alors matez la nouvelle pub de Ford qui va envahir l'Europe à partir de cet automne.
Johnson & Johnson

L'expérience collective : les plus belles salles de cinéma

Il y a deux ans, le très bon magazine Entertainment Weekly a sorti un article intitulé : 10 Theaters doing it right.
Les 10 salles figurant au classement se distinguaient soit par leur architecture (Le Kennedy School à Portland est une ancienne école), leur animation (l'Alamo Drafthouse à Austin a ainsi entre autres diffusé la trilogie du Seigneur des anneaux en servant aux spectateurs les mêmes plats que ce que les personnages mangeaient à l’écran).
Et en France, me direz-vous ? Et bien chez nous, qui possédons le quatrième parc de salles au monde (derrière la Chine, l’Inde et les States), il y a encore des salles, des exploitants et des associations de type Ciné club qui ont compris l’importance du mot "expérience collective".
Car rien ne remplacera jamais la manière de percevoir un film dans une salle de cinéma, pleine si possible. Et rien ne vaudra jamais l’attente fébrile des producteurs et des réalisateurs quand le mercredi les résultats du 14h Cinéchiffres est sur le point de tomber.
Mon Top 5
Voici donc de façon partisane et non exhaustive la liste des lieux cinématographiques d’exception, et les noms de ceux qui œuvrent chaque jour pour que les spectateurs aiment encore un peu plus le cinéma.
1) Le Grand Rex (Paris)

Parce que c’est le plus grand (2800 fauteuils), le plus beau. Parce que "la féerie des eaux" et le Disney de fin d’année et parce que c’est celui dont la façade ressemble encore à une vraie façade de cinéma…
2) La Pagode (Paris)
Tout est dans le nom , comme dans un bon film. Cadeau du directeur du Bon Marché à sa femme, cette pagode chinoise, bâtie en plein VIIe arrondissement, fut le lieu de réceptions mondaines jusqu'en 1931. Rachetée par un certain Monsieur Sucre, qui décida de la transformer en cinéma, elle devint un lieu prestigieux de la cinéphilie grâce à sa programmation avant-gardiste, projetant les œuvres de Buñuel, Renoir et Epstein.
3) Le MK2 Quai de Seine-Quai de Loire (Paris)
L’été commence... on peut prendre sa place de cinoche et se mettre en terrasse au bord du canal… et le lieu n’est jamais surpeuplé, contrairement aux Halles. De loin le cinéma le plus intéressant aujourd’hui dans la capitale.
4) L’Utopia (Bordeaux)
Cette salle combine deux éléments qui en font un lieux d’exception : 1) le lieu est en fait une ancienne église ; 2) le réseau Utopia est celui qui fait aujourd’hui le meilleur travail de programmation de ses salles.
5) Le Cézanne (Aix-en-Provence)
Voilà un cinéma indépendant qui affiche son dynamisme et qui en fait un lieu très demandé par les équipes de films pour monter des avant premières de films.
Bien sûr, beaucoup d’autres lieux se singularisent par leur architecture ou leur programmation. Cette liste n’a d’ailleurs pour but que de vous faire réagir et nous donner vos bons plans de cinéphiles.
Il y a aussi beaucoup de salles qui sont de purs joyaux et qui ont fermé ou sont dans un état lamentable tels l’Opéra à Reims (6), avec sa grande salle équipée d’un toit pouvant s’ouvrir sur les étoiles…
La semaine prochaine, les directeurs de salles qui font bouger les choses…
Johnson & Johnson (dans le silence, notre cœur résonne)

17 juillet 2007

Die Hard 4 : Le bon film au bon endroit !

En salles : Franchement de tous les jeunes vieux d’Hollywood, Bruce est encore celui qui est en meilleur état. Et pourtant s’il fait des bonds comme un James, il réfléchit comme un vieux sage : ils sait donc qu’un bon film, c’est avant tout un bon scénar et celui de Die Hard 4 (Live Free or Die Hard), dont voici la bande-annonce, est de ceux-là. Efficace, malin, roublard, avec ce qu’il faut de trop, compensé parce qu’il faut de dérision.
Et même si la fin est vraiment trop "hénaurme" (attention spoiler : pas facile d’éviter des missiles d‘avion de chasse en semi remorque : donc le mieux c’est de sauter a pied joint sur ses ailes… no comment) ; la qualité de la mise en scène du réal des deux Underworld (dont voici le trailer), associée a un casting au poil (Justin Long très bon en hacker, les méchants sont top et le Q de Maggie… humm…) , enfin et surtout : le noyau dur, Bruce "Yeepee kai yai" Willis aka John McClane, qui fait toute la différence sur la franchise.

Chauve qui peut !
Là où le 2 surfait sur la vague du premier, où le 3 mettait le paquet en casting (Samuel L. Jackson, Jeremy Irons), le 4 repose dans les mains du divin chauve.
L’action est d’une fluidité visuelle, avec ce qu’il faut de violence pour que l’on ait les mains moites, ce qu’il faut d’incroyable pour que l’on ne l’ai pas déjà vu, et ce qu’il faut de joke pour nous rappeler que le cinoche c’est aussi ça.
Bref 2 heures, au paradis de l’enfer de Die Hard 4, c’est bon, ça fait du bien, ça catharsise (j’avais envie de tuer personne en sortant), et ça requinque.
C’est un whisky glace en shot répété plusieurs fois. Avec un Fisherman's friends à chaque verre.
Mon conseil : Allez-y , j’y retourne !

Die Hard 4 de Len Wiseman, avec Bruce Willis, Justin Long, Timothy Oliphant et Maggie Q (sortie le 4 juillet).
Marcel Marshall / Marcel Martial

Bruce est chauve mais il est tout puissant

Artistes - En salles : John McClane sait être drôle quand il faudrait avoir peur. John McClane sait être fort quand n’importe qui serait à l’hosto sous morphine (un jeu permet d'ailleurs de balancer/recevoir des châtaignes comme lui). John McClane sait piloter un hélico en deux minutes et combattre un F16 en plein ciel, debout sur une aile. John McClane est plus fort que Chuck Norris, plus intelligent que Jean-Claude Van Damme et plus gentil que Casimir.
John McClane, c’est Bruce Willis. Et heureusement, parce que grâce à Bruce on croit aux exploits de John, on rigole à ses blagues vaseuses, on n’a plus honte d’avoir un comportement macho et régressif.
Jouissif !
Bruce, ce n’est pas du chocolat dans un slip de cuir, mais il n’en aurait pas fallu 300 comme lui pour venir à bout d’un mégalomane imberbe. Autant dire qu’un hacker qui vient perturber l’équilibre économique des Etats-Unis ne fait pas le poids…
Die Hard 4 (Live Free or Die Hard), dont voici la bande-annonce, est donc une formalité pour Bruce. Une formalité qui lui permet de sublimer le personnage de John et c’est jouissif !
Mon conseil : à voir la bière à la main.
Sentenza (fan de ça).

Ocean's 13 : vous avez ouvert les vannes

Sur le web : Vous avez été 12 à vous faire péter les neurones sur cette photo. Voici le résultat de vos posts... et comme le disait Coubertin : "C’est bien".
  • Anonyme a dit :
    "Qui a pété ?"

  • Anonyme a dit :
    "Bonjour, c'est vous qui avez commandé un exorciste ?"

  • Playboy a dit :
    "Première image du biopic Hugh Hefner : a rabbit's tale"

  • Ang Lit a dit :
    "Brokeback Mountain in Vegas : l'audition"

  • Jean-Pierre Faucul a dit :
    "Un samedi soir devant la télé française..."

  • Julia a dit :
    "On aurait mieux fait de s'arrêter à Ocean's 11 ?"

  • M6 a dit :
    "Et si on appelait Valérie Damidot pour refaire cette décoration de chiotte ?"

  • Casting director a dit :
    "A Hollywood, 2 acteurs sur 3 sont prêts à coucher pour obtenir un rôle. Le 3e se tâte..."

  • DreamWorks a dit :
    "Shrek 4 avec de vrais acteurs : de gauche à droit, Shrek, Fiona et l'âne"

  • L'Olive a dit :
    "Allez Brad !!! Viens !!! On va s'amuser ! Et puis ça donnera de l'intérêt au film !"

  • Ma rine a dit :
    "J'entends le Loup, le Renard et la Belette, j'entends le Loup et le Renard chanter..."

Johnson & Johnson

15 juillet 2007

Sa Majesté Minor : teaser et blog majeurs

Sur le web - Artistes : A quelques mois de la sortie de son nouveau film, Sa Majesté Minor, Jean-Jacques Annaud lance un blog.
Son premier post, très touchant, explique comment il a découvert l'histoire que lui a fait parvenir son pote, le scénariste Gérard Brach, avec lequel il a déjà travaillé sur La Guerre du Feu, Le Nom de la Rose, L'Ours et l'Amant. Un texte "flamboyant" qui donne vie à "un film gai, païen et libre", explique le cinéaste.
De cette oeuvre originale (dans tous les sens du terme), on sait qu'elle a pour théâtre une île des Cyclades et qu'elle se déroule dans l'Antiquité "primitive". On sait aussi que Vincent Cassel et José Garcia figurent au générique. Pour le reste, on compte sur Annaud pour nous épater, comme il a sû le faire plus d'une fois.
En attendant, voici le teaser de Sa Majesté Minor. Enjoy !
Anderton
Merci à Cinéfeed pour le tuyau.

Cloverfield : le mystère s'épaissit

Sur le web - En prod : Le buzz grossit et grossit encore autour de Cloverfield, le projet cinoche de J.J. Abrams (Alias, Lost, Mission : Impossible 3).
Rappellons brièvement que ce long-métrage mystérieux tourne autour d'une catastrophe vécue à travers les caméras vidéos de personnes participant à une fête (y a de la meuf, en plus !). A la Blair Witch. C'est en tout cas ce que laisse à penser le teaser.
Un teaser diffusé lors des projections de Transformers : filmé clandestinement par des spectateurs puis mis en ligne sur internet, ce teaser a d'abord été interdit par la Paramount avant d'être finalement autorisé.
Slusho fait des bulles
Des revirements, du mystère, voilà de quoi exciter les cinéphiles et les internautes. D'autant que le site internet (1-18-08.com) du film, n'affiche qu'une puis deux puis trois photos. Toutes datées du 1-18-08, soit la date de la sortie du film en salles mais aussi (donc) de la catastrophe au coeur du film.
Comme l'explique l'excellent Uruloki, les geeks du web ont déniché un site japonais, slusho.jp, dédié à une boisson baptisée... Slusho. Or, le logo de ce nectar, inconnu des rayons de supermarchés, figure sur le t-shirt d'une personne filmée lors de cette fameuse fête, dans le teaser. Par ailleurs, le site contient beaucoup d'explications en anglais, ce qui est plutôt rare au pays du soleil levant.
De Profundis
Par ailleurs, Slusho indique comment la firme a été créée : une femme nommée Noriko qui voulait découvrir un nouveau goût de boisson a disparu en mer. Son fils Ganu a poursuivi les recherches de sa mère et découvert dans les grandes profondeurs de l'océan un ingrédient unique au monde. Et c'est ainsi qu'est né Slusho. Zarbi, non ? Et la communauté de la toile d'imaginer la suite : Ganu aurait réveillé un monstre (on entend dans le teaser quelqu'un crier : "C'est vivant ! C'est immense !"), etc. Un fan de chez fan, Nightowl3090, a même pondu une vidéo pour passer en revue toutes les théories possibles !
Et si Slusho était une vraie boisson sur le point d'être lancée et que, pour créer le buzz, la firme nipponne qui l'a mise au point avait lancée un buzz avec le teaser d'un faux film. On aurait tous l'air fin, non ?
Bref, on en sait pas beaucoup plus qu'avant mais Abrams est en train de réussir la première partie de son plan : nous faire saliver !
Anderton

14 juillet 2007

Death Sentence : "Mr Tout-le-Monde" fait la justice

Sur le web : De temps en temps, le père de famille aimable, honnête, travailleur et qui paie toujours ses impôts, pête un plomb et se transforme en bête de guerre.
Parfois, il en a juste marre de ce qu'il voit autour de lui et laisse s'exprimer son racisme refoulé, sa brutalité cachée. C'est le cas de Michael Douglas dans Chute Libre (Falling Down), de Joel Schumacher. Dans d'autres cas, des voyous s'en sont pris à sa famille et face à l'absence de réaction des autorités, il se transforme en justicier implacable (vigilante en anglais). Charles Bronson en a fait son fond de commerce, notamment avec Un Justicier dans la Ville/Death Wish (1974) de Michael Winner. Un p'tit malin a compilé le nombre de lascars qu'il bute : c'est le Death Wish Body Count !
Cette fois-ci, c'est Kevin Bacon qui endosse le costume du "type-sans-histoire-qui-veut-venger-la-mort-de-son-fils". Nom du film : Death Sentence, qui sort fin août aux States. Derrière la caméra, James Wan, le réalisateur de Saw. Voici donc le trailer de Death Sentence. Enjoy !
Anderton

Indiana Jones 4 : Harrison Ford face à la caméra

En prod : La quatrième aventure d'Indiana Jones est en cours de tournage. On vous en a parlé plusieurs fois. Vous savez donc que sur indianajones.com, un journal de bord en vidéo présente l'avancée de la prod : on peut d'ores et déjà y découvrir une interview de Shia LaBeouf et le premier jour de tournage.
Je ne vais pas faire un post à chaque nouvelle vidéo en ligne (encore que...) mais là, on découvre brièvement Harrison Ford face à la caméra et déjà en posture difficile. Et bien, malgré les 60 balais du bonhomme, je trouve que ça le fait encore !
Sinon, l'acteur échange quelques blagues avec Spielberg (sous le chapeau) et Lucas (*) avant de s'éloigner, enlacé à Steven. C'est beau. J'en pleurerai.
Anderton
(*) Comme le fait remarquer l'excellent Movie Blog, George Lucas porte un t-shirt de Yan Solo sur lequel est écrit "Han Shot First" (Yan a tiré le premier). Référence à la scène du bar dans Star Wars - Un Nouvel Espoir : dans la version originale de 1977, Solo tuait Greedo pendant une conversation chargée de menaces. Dans la version ressortie en salles plus tard, c'est Greedo qui tirait le premier. Une façon d'adoucir le caractère de Solo mais qui a provoqué la colère des fans. Avec ce t-shirt, Lucas, en maître de la com, met fin à la polémique... par un clin d'oeil.

12 juillet 2007

Harry Potter et l'Ordre du Phénix : anarchie au pays des sorciers

En salles : Harry Potter ? J'en suis assez fan j'avoue. Mais c'est normal, j'adore les super-héros. Il y a quelques livres que j'ai lus comme ça, et dont je n'ai pas pu me décoller avant d'arriver à la fin. Lire la saga Harry Potter , c'est être immergé dans un monde de moins en moins rose-bonbon-fée-clochette-et-cendrillon ; c'est entrer dans un univers de plus en plus inquiétant-et-féroce-sombre-et-côté-obscur-de-la-force. Et c'est pareil pour les adaptations au cinéma. Fidèles au style, parfaites dans la reconstitution, idéales dans le choix du casting et toujours plus impressionnantes dans le dosage d'effets spéciaux impeccables.
Pot de glace
J'ai eu la chance de voir le dernier épisode, Harry Potter et l'Ordre du Phénix, une semaine avant tout le monde et à chaque fois, c'est pareil, j'ai beau résister et me dire "T'es pas un peu grande pour suivre les aventures d'un sorcier de 15 ans ?", une petite voix intérieure répond systématiquement "Non". Et pour cause, Harry Potter et l'Ordre du Phénix est un film de genre parfait et réellement captivant. Harry Potter, c'est la cerise sur le gâteau ; le sachet de nounours en chocolat qu'on s'enfile d'un seul coup ; le pot de glace Häagen Dasz aux noix de Macadamia qu'on commence et qu'on termine forcément. Un régal, pour les petits et pour les grands. Peut-être même davantage pour les grands, car Harry grandit au fil des épisodes et sa vie devient plus obscure à mesure que le poids qui croule sur ses épaules devient lourd. Finalement, ce petit sorcier, on le plaint. Persécuté par sa famille de moldus (humains), pourchassé par tout un tas de créatures repoussantes et traqué par Celui-dont-on-ne-dit-pas-le-nom.
Stupefixé
Du coup, Harry se rebelle, il brave l'autorité, sort sa baguette magique même quand c'est interdit, devient le leader d'une armée de petits sorciers déterminés à ne pas se laisser "stupefixer", embrasse les filles (enfin une fille, eh oui, ça devait arriver...) et porte des Converse, aussi. Finalement, Harry Potter est un ado comme les autres, à ceci près que les autres n'ont pas un sorcier maléfique qui leur court après et une prophétie mystérieuse qui plane au-dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès. Ça fait sourire, ça fait peur et ça fait frissonner. Car Harry Potter est attachant, touchant, palpitant et toujours très bien entouré de ses parfaits amis Ron et Hermione qui restent inchangés. C'est très simple finalement, Harry Potter devrait être canonisé.
Black Mamba

11 juillet 2007

Tinto Brass, "il maestro" de l 'érotisme

Avertissement : le post et les liens ci-dessous sont réservés
aux adultes et aux ados boutonneux.

En DVD : A l'heure où en deux clics, n'importe qui peut avoir accès à n'importe quelle vidéo porno, où le trash côtoie le vulgaire, un coffret DVD vient nous rappeler que l'érotisme a longtemps fait les belles séances des salles obscures, avant d'être relégué en dernière partie de soirée sur M6 le dimanche soir.
Et l'érotisme avait son maître en la personne de Tinto Brass. Ce cinéaste italien est surtout connu pour Caligula (avec Malcolm McDowell et non Andie, merci Silver Surfer), un film qu'il a renié parce que son associé américain Bob Guccione y a introduit (c'est le cas de le dire) des scènes porno.
Magnifier une paire de fesses
Car l'univers de Tinto Brass est complètement à l'opposé des films X :
1) Tinto raconte d'abord des histoires quand les hardeurs enquillent les scènes de baise sans queue ni tête (façon de parler),
2) Tinto accorde un soin à la photo, aux décors, aux ambiances quand les films X sont torchés dans des locaux qui hésitent entre le clinquant et le glauque,
3) Tinto filme les femmes avec amour et ses héroïnes sont les "maîtres(ses) du jeu", à l'inverse des pauvres filles du X qui se font humilier par des étalons décérébrés,
4) Les actrices de Tinto sont pulpeuses, girondes, pleines de formes naturelles, velues même ; bref, sans silicone, ni tatouage, ni piercing,
5) Tinto sait prendre son temps pour magnifier une paire de fesses, là où les hardeurs multiplient les gros plans chirurgicaux à faire gerber un gynéco,
6) Tinto pratique l'humour et la dérision (la preuve avec cet extrait d'All Ladies Do It/Cosi Fan Tutte) quand les hardeurs font rire malgré eux de leurs situations débiles et de leurs dialogues ineptes,
7) Tinto est un anar qui prend aussi son pied à dynamiter les piliers de notre société (morale, famille, religion, politique, argent...) tandis que la dynamite des films X se résume à la mêche disproportionnée de ses acteurs masculins.
Bordels de Brass
Pour toutes ces raisons, le coffret de 6 DVD Tinto Brass apporte une bouffée d'air frais dans le nauséux local à partouzes du X. Ni Caligula, ni La Clé ne figurent dans ce coffret mais on y découvre en revanche quelques uns des grands films de Brass : Salon Kitty, All Ladies Do It (Cosi Fan Tutte), Frivolous Lola, Transgressing, Do It et Paprika.
Le premier semble influencé par Salo ou les 120 Jours de Sodome (Pier Paolo Pasolini) : le Salon Kitty en question est un bordel mis en place par les Nazis à Berlin. Le sujet est fort et grave, dur parfois, très marqué "années 70". A l'inverse, Paprika est un petit bijou qui narre la "carrière" d'une jeune fille un peu naïve qui intègre un bordel par amour. C'est sensuel, drôle, subversif. Du pur Tinto !
Une 7e galette de bonus sur "il maestro" aurait été la bienvenue mais ne boudons pas notre plaisir. D'autant que les DVD ont pour écrin un superbe boîtier en fer en forme de coeur inversé : au recto, une poitrine ; au verso, une paire de fesses (d'habitude, le cul, c'est plutôt au recto, non ?). Si vous voulez craquer, rendez-vous sur le site du distributeur Fravidis.com (*) !
Anderton
(*) Fravidis est un petit distributeur qui possède dans son catalogue plein de raretés. Je les ai contacté pour leur proposer de chroniquer trois coffrets DVD... et ils ont accepté. Je les en remercie car CinéBlogywood n'est pas DVDrama (on se donne encore un an pour les bouffer !). C'est d'autant plus gonflé de leur part que je les ai prévenu que je resterai libre de mes propos. Prochains rendez-vous sur une série multi-césars et il bello Marcello.

10 juillet 2007

Harry Potter trempe sa baguette dans le ciment

En salles - Sur le Web : Après la première mondiale au Japon, Harry Potter et l'Ordre du Phoenix (dont voici la bande-annonce) a été présenté au célèbre Chinese Theater, à L.A.
Devant des fans hystériques et annonçant sur des pancartes être prêtes à perdre leur virginité (et plus si affinités) pour pouvoir toucher la baguette de leur sorcier favori, Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson se sont mis en quatre, et même à quatre pattes, pour laisser leurs empreintes sur Hollywood Boulevard. Baguette comprise (véridique !). Mais regardez plutôt la vidéo.
George Clooney, Brad Pitt et Matt Damon avaient déjà immortalisé leurs extrêmités il y a quelques semaines de cela (on vous en avait parlé du discours gay friendly qu'avait alors prononcé Clooney). Ils font tarif de groupe maintenant à Hollywood ou quoi ?
Anderton

Harry Potter : le vrai visage de Voldemort révélé !

Buzz : "Achète ce numéro, Moldu !" Le message est clair, reste à savoir si la magie de VoldeMad (aka Alfred E. Neuman) est efficace.
En tout cas, l'équipe de Mad Magazine a le don de coller à l'actu en nous donnant la banane (je parle du sourire ; si Mad provoque une banane dans votre pantalon, c'est que vous avez un problème et vous me faites peur).
Ce numéro estival est d'ailleurs très inspiré par l'actu cinoche : au sommaire, outre une parodie d'Harry Potter et l'Ordre du Phoenix (dont voici la bande-annonce), Transformers, Spider-Man 3 et I Now Pronounce You Chuck & Larry, une comédie très gay avec Adam Sandler et Kevin James.
Anderton

09 juillet 2007

Indiana Jones 4 : Spielberg fait le con

En prod - Sur le web : Non, cette photo n'est pas tirée de la version VHS d'Attack of The Bearded Zombie. C'est juste Steven Spielberg qui fait le con.
Sur le tournage d'Indiana Jones 4, un quidam le filme. le cinéaste lui sourit et le salue. "Il me fait un signe de la main ! Il me fait un signe de la main !", s'enthousiasme le fan. "Je te fais un signe de la main et je te prends la caméra pour te filmer", répond Spielberg, qui est resté un grand enfant ou qui était peut-être joisse après le démarrage tonitruant des Transformers. Puis il s'en va tandis que l'autre n'en revient pas d'avoir été filmé par Spielberg.
Ce qui est incroyable, c'est que pendant que le fan filmait cette scène, il avait un téléphone vissé à l'oreille et commentait la scène en direct !
Voitures et figurants
A part ça, on vous avait déjà montré la vidéo du premier jour de tournage. Elle fait partie du journal de bord sur le tournage en ligne sur indianajones.com, qui comprend également une interview de Shia LaBeouf.
D'autres vidéos ont été mises en ligne sur YouTube lors du tournage dans l'Université d'Harvard. On peut ainsi voir un défilé de vieilles voitures... ou de figurants (avec commentaires en espagnol). On avait d'ailleurs évoqué le méga casting organisé par la prod sur place. Un reportage explique d'ailleurs que des assistants de prod obligent le public à effacer les photos et vidéos qu'ils prennent lors du tournage sous le prétexte qu'elles pourraient révéler des infos sur l'histoire. La preuve que cette censure ne fonctionne pas. Plus à l'heure du Web 2.0.
Anderton

08 juillet 2007

Eastern Promises : The Ruskofather

En prod - Sur le web : Après A History of Violence, Viggo Mortensen retrouve David Cronenberg (vice versa et inversement) pour Eastern Promises. Un film alléchant par cette association et le reste du casting : Naomi Watts, Vincent Cassel (décidément, le bandit slave l'habite - cf Nadia/Birthday Girl avec Nicole Kidman) et Armin Mueller-Stahl.
Alléchant aussi par l'histoire, qui tourne autour de la mafia russe.
La bande-annonce d'Eastern Promises est pleine de promesses pas ternes, donc. Enjoy !
Anderton

07 juillet 2007

Une étoile est née

L'histoire est archi-connue mais toujours aussi belle pour ceux qui la vivent. Le projet a été lancé il y a quelques années. Il a fallu mettre tout le monde d'accord. Bien sûr, il y a eu des négociations mais le deal a été conclu.
L'entrée en pré-production a été assez rapide. Il a quand même fallu s'assurer que l'objectif de départ serait atteint. Très vite, l'équipe a décidé de ne pas recourir aux effets spéciaux et autres CGI. Globalement, la prod s'est bien passé. Il y a eu des moments difficiles, comme toujours dans une entreprise de cette envergure, mais ausi des moments sublimes. La routine, quoi.
Lucky day
Au bout de quelques mois, on a pu voir un premier teaser. Cela restait encore mystérieux mais on était emballé. La première bande-annonce a confirmé tout le bien qu'on pensait de cette oeuvre commune. Puis après une campagne marketing assez discrète (on a joué sur le bouche-à-oreille), la date de sortie a été annoncée : le 14 juillet 2007.
Et puis, on s'est dit : "Et pourquoi pas anticiper ?", étant donné que la demande était très forte. Première tentative de sortie le 4 juillet mais là, problème technique. Deuxième fenêtre possible : le 9 juillet. Et puis, coup de poker, la prod a décidé de miser sur le jour porte-bonheur : 07-07-07.
Après de longues heures d'angoisse, la délivrance : c'est un succès ! Le public est ravi, l'équipe aux anges !
Bienvenue à Wendy (50 cm, 3,240 kilos), née peu avant 19h.
Anderton (papa pour la 3e fois)

Live Earth : les conseils écolo des stars

Artistes - Sur le web : Le Live Earth a débuté ce matin (heure française) à Sydney. 24 heures de concerts autour de la planète et c'est pour la bonne cause : engager chacun d'entre nous à prendre part dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L'initiative est à porter au crédit d'Al Gore, sur la lancée de ses excellentes conférences adaptées au cinéma sous le titre Une Vérité qui dérange. On vous avait dit beaucoup de bien de ce documentaire scorsesien. L'ex-candidat à la Maison-Blanche peut compter sur le soutien de nombreux artistes, au premier rang desquels, Leonardo DiCaprio, lui-même coproducteur d'un documentaire écologiste, The 11th Hour, présenté à Cannes.
Simples et écolo
A l'occasion du Live Earth, plusieurs acteurs ont transmis des messages écolo et simples à mettre en oeuvre : Cameron Diaz, Jennifer Garner, Penelope Diaz, Jessica Biel, Ben Affleck, Pierce Brosnan, Will Ferrell (dont on commence à connaître la porte d'entrée de son appart)... Retrouvez-les, ainsi que Naomi Campbell, dans ces petits clips. Enjoy !
Anderton

06 juillet 2007

Le motherfucker du peuple

Sur le web - En salles : John McClane est de retour. Die Hard 4 est en salles depuis deux jours et les esprits s’échauffent : est-il aussi explosif que la bande-annonce le suggère ?
Vraisemblablement oui, mais ne nous engageons pas : cela fera l’objet d’un prochain post sur votre blog préféré. Ce que je vous conseille au préalable, c’est de vous replonger dans la saga Die Hard grâce au clip des Guyz Nite que vous trouverez ici.
Le problème est que si vous n’aimez pas le punk, vous n’accrocherez pas forcément… Alors payez-vous une bonne tranche de rigolade grâce à une parodie du premier épisode réalisé par un petit malin fan des deux minutes du peuple. Un film culte + une émission culte, ça donne ça.
Sentenza (vers l’infini et au-delà)

Le Labyrinthe de Pan dans la gueule

En DVD : Une jeune fille face aux exactions d'un régime didactorial... Persepolis au cinema ? Non, Le Labyrinthe de Pan en DVD. On connaissait le goût de Guillermo Del Toro pour les monstres et les univers terrifants (Mimic, Hellboy, Blade 2), on savait moins qu'il était capable de finesse dans leur traitement.
Avec ce récit des échappées oniriques d'une jeune fille innocente confrontée à la perversité de son beau-père, il nous touche bien plus profondément que trois castagnes de vampires dans une cave embrumée... Et pour une fois, le pire des monstres n'est pas le plus moche (mention spéciale à Sergi Lopez : il est exceptionnel).
La juxtaposition de l'univers imaginaire que se construit Ofélia (la petite fille) à celui d'une guerre forcément horrible n'est jamais artificielle: on l'accepte sans percevoir l'incompatibilité du rêve et de la réalité. C'est bien, c'est beau et c'est intelligent : qui dit mieux ?
Mon conseil: A revoir.
Sentenza (ancien karateka)

05 juillet 2007

Largo Winch, le blog du tournage

En prod - Sur le web : La célèbre BD Largo Winch prend le chemin du grand écran. Dans le rôle du multi-millionnaire parti de rien (je schématise), Tomer Sisley.
Rien à voir avec le physique du personnage donc (entre Brad Pitt et Matt Damon, mâchoires carrées et z'yeux bleus) mais attendons de voir ce que Mr Stand Up Comedy fera sur la pellicule. Le tournage débute en septembre prochain sous la direction de Jérôme Salle, le réalisateur d'Anthony Zimmer. L'équipe se rendra notamment à Malte (en yacht ?) et à Hong-Kong (en avion !).
La nouveauté, c'est qu'un blog de tournage a été lancé : largowinch-lefilm.com. Première vidéo en ligne : Tomer Sisley se fait shooter. Au sens figuré.
Anderton

Jean-Claude Van Damme, le gay karatéka

Sur le web : Monaco Forever. Ce n'est pas le titre de la dernière chanson de Johnny Hallyday, ni celui d'une immortelle oeuvre de Max Pécas mais on s'en rapproche.
Il s'agit bien d'un film inachevé datant de 1984 et sortie uniquement en VHS. Avec, en guest star, un p'tit jeune qui n'en veut : Jean-Claude Van Damme. Là où l'on atteint l'Olympe, c'est quand on découvre que, pour son premier rôle, le roi du karaté et de la philosophie interprète... un homosexuel.
Et de quelle manière ! Tout en finesse. Mais trève de blabla, regardez cet extrait inoubliable de Monaco Forever. J'entends déjà Johnson & Johnson lâcher : "C'est pas Chuck Norris qui aurait fait ça !"
Anderton

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