30 septembre 2007

Indiana Jones 4 : la dernière croisade d'un figurant trop bavard

En prod : Si tu ouvres le dictionnaire pour regarder la définition de "grillé", tu ne trouveras qu'un nom : Tyler Nelson.
Pourtant, tout avait bien commencé pour ce jeune acteur. Il avait décroché un petit rôle de figurant dans un des films les plus attendus de 2008 : Indiana Jones 4.
Et comme tous les acteurs de cette méga-production, il avait signé une clause de confidentialité lui interdisant d'évoquer quoi que ce soit à propos du film. Seulement, voilà, Tyler n'a pas tenu sa langue et il a accordé une interview à un journal de sa ville : The Edmond Sun (Oklahoma). Non content d'expliquer qu'il interprète un danseur soviétique, il a balancé quelques infos clés de l'histoire.
Enterrement
Grosse, très grosse colère de Steven Spielberg et George Lucas, qui distillent au compte-gouttes les images du tournage sur le site très officiel d'indianajones.com. : on a eu droit aux premières images du tournage, à la conf de presse du casting, à une interview de Shia LaBeouf... Marvin Levy, le porte-parole de Spielberg, a refusé de confirmer les spoilers révélés par Nelson mais il a juste déclaré : "Qui sait si cette personne [Tyler Nelson donc] retravaillera un jour dans cette ville ?" Si ce n'est pas un enterrement de première classe...
Censure ?
Entre temps, à la demande du figurant, l'Edmond Sun a rendu l'interview inaccessible sur internet "par respect pour un gars du coin". Le site Ain't It Cool News, qui avait répété les infos, a fait de même. Quant à l'impressario de Nelson, il a précisé : "Il est dans de sales draps. Il doit savoir qu'il n'est pas censé faire ça".
Toute cette histoire est racontée par le New York Post dans cet article mais attention, le journal balance les spoilers ! A titre perso, j'adore avoir quelques infos sur un projet de film ou son tournage mais je ne cherche jamais à en savoir plus que le pitch. Sinon, où est le plaisir de découvrir l'oeuvre terminée ? Tyler Nelson a déconné et je pense qu'il va le regretter amèrement. A moins qu'il enchaîne les interviews et publie un livre. Ce qui n'est pas impossible après tout.
Anderton

Opération Catchline : Shoot'Em Up

En salles - catchline : Sentenza vous a dit tout le bien (et aussi un peu le moins bien) de ce qu'il pensait de Shoot'Em Up.
Ceux qui ont raté son post peuvent le lire ici.
D'une manière générale, on vous a beaucoup parlé de la série B de Michael Davis, de ses bandes-annonces alléchantes (Red band trailer inclus), de sa scène de baise et de balles, de Clive Owen, Monica Bellucci et Paul Giamatti.
Et bien, ça a aussi inspiré à Sentenza un slogan choc pour l'Opération Catchline.
Et c'est bien vu, non ?
Anderton

29 septembre 2007

Halloween : Zombie n'étripe pas Carpenter

Sentenza ramène un de ses potes qui nous propose un post. On aime donc on publie.
(Bientôt) En salles : Il est cool, Rob Zombie. Il a plein de cheveux gras, il fait du rock de méchant, il adore le cinéma d’horreur, et a signé deux films siglés « cultes » (dont The Devil's Rejects) au fer rouge, parce que y en a marre de faire des films kifonpeurs pour ados boutonneux : pour le cinéma d’horreur, les années 2000 seront ultra violentes ou ne seront pas, et il en est partiellement responsable. Donc quand on lui confie le « prequel-remake » du Halloween de John Carpenter (en voici la bande-annonce), le résultat sera forcément culte aussi. Oui mais non.
Le film commence pourtant bien : voir un gamin de 10 ans massacrer froidement sa famille est une expérience traumatisante pour le spectateur, même si l’explication du « mais pourquoi est-il aussi méchant ? » (a priori l'intérêt premier de ce film) passe rapidement à la trappe. Mais une fois que Zombie ouvre les vannes de la violence, il a du mal à se retenir et nous envoie tout en pleine face. Après 1h30 de tortures, de cheerleaders débiles qui s’enfuient les seins à l’air se réfugier à l’étage en vrillant les tympans du spectateur, de massacres perpétrés par un Michael Myers définitivement indestructible, on a juste envie qu’il les massacre toutes, et qu’on puisse enfin se prendre un petit doliprane.
Au final : pas de renouveau du genre, Halloween, dont voici le trailer, est un film de son époque, adaptant son matériau de base aux standards du moment. Pas de peur, pas de lente montée d’angoisse, juste un gros coup de poing en pleine gueule. Zombie assume son style jusqu’au bout, c’est louable, mais le résultat est assez inintéressant.
Halloween de Rob Zombie, sortie salles le 10/10/07

Cypher

26 septembre 2007

George Clooney : sparadrap sur tapis rouge

Artistes : La vie de star n'est pas que strass, paillettes, champagne et cocaïne. Faut aussi payer de sa personne. Dernier exemple : George Clooney.
A peine sorti d'un accident de moto, la star a tout de même assuré la promo pour son film Michael Clayton. Il a foulé le tapis rouge lors de la première new-yorkaise en compagnie de sa copine, Sarah Larson, toute aussi mal en point pour le même motif : elle marchait à l'aide de béquilles (elle a un orteil cassé) et elle cachait un oeil au beurre noir sous des tartines de maquillage.
No massage
Pour autant, le beau George n'a pas perdu son sens de l'humour : "J'ai une côte fêlée alors je ne fais pas de jogging en ce moment", a-t-il déclaré à la presse. Et de préciser que Sarah et lui se reposaient : "Tu ne veux pas vraiment frotter ou masser des parties du corps qui sont cassées". Le chaud lapin serait donc au repos... Il a par ailleurs reconnu qu'il n'aurait pas dû faire de la moto pour des questions d'assurance et qu'il allait avoir des ennuis avec les producteurs.
Vendredi dernier, George et Sarah ont percuté une voiture alors qu'ils chevauchaient ensemble une moto, dans le New Jersey. On ne sait pas si Clooney avait abusé de Nespresso. Le conducteur de la voiture, Albert Sciancalepore, a déclaré : "Mon inquiétude principale était qu'il y avait deux personnes à terre, ils m'ont juste rentrés dedans et, vous voyez, j'étais inquiet pour eux. Tous les deux saignaient, c'était plus un choc qu'autre chose, pas parce que [Clooney] est une célébrité mais parce qu'il y avait deux personnes à terre qui auraient pu être gravement blessées". Le con, il lui a même pas demandé un autographe !
Anderton

Buck Me !

Sur le web : Au pays de Bushy comme dans tous les pays on s’amuse on pleure, on rit (mais on pleure quand même beaucoup). Seulement voilà avec 290 millions de mangeurs de hamburgers y’en a forcément un ou 200.000 qui a du talent.
Cette semaine vu sur le net (re-merci à "Titi est gominé") : le démo reel de l’agence yankee Buck.
Cela commence comme du Gondry et ça finit comme du Industrial Light and Magic ; et entre les deux c’est Michael Bay, la Guerre des mondes et un sacré bordel. Avec un sacré talent!
Marcel Martial (and Magic)

25 septembre 2007

John McTiernan : un break en prison !

Artistes : Ça lui pendait au nez depuis l’année dernière : le réalisateur américain de Piège de Cristal/Die Hard et Predator a été condamné à quatre mois de prison ferme dans le cadre d’une affaire d’écoutes téléphoniques illégales communément appelée "affaire Pelicano" (non, ce n’est pas un film), du nom d’un détective privé employé par de grands noms d’Hollywood et accusé d’avoir mis sur écoute plusieurs acteurs et décideurs de la ville du cinéma.
Pelicano, j’écoute ?
En avril 2006, McTiernan avait reconnu avoir menti au FBI lors d’un interrogatoire sur son implication dans cette affaire. Il a reconnu avoir employé Anthony Pelicano en 2000 pour placer sur écoute Charles Roven (non, ce n’est pas une voiture), producteur du film
Rollerball, sorti en 2002.
Le cinéaste est l'un des 14 inculpés dans ce scandale dans lequel le détective fait l’objet de 110 chefs d’inculpation. McTiernan, qui a plaidé coupable, a également été condamné à payer une amende de 100.000 dollars (non, ce n’est pas beaucoup d’argent) et devra passer deux ans en liberté surveillée après sa sortie de prison.
Le détective privé a aussi été inculpé pour extorsion, association de malfaiteurs et accès illégal à des informations gouvernementales. Pelicano, qui a choisi de plaider non coupable, devrait prochainement affronter un procès a durée indéterminée (oui, ça peut être long).
Run, John, run !
Le vrai problème dans tout ça est : Que devient Run, l'histoire d'un agent d'Interpol qui enquête sur le suspect d'un meurtre et déterre au passage une importante affaire de fraude. Le film prévoyait une poursuite en voiture qui faisait 100 pages dans le scénar !!!! Bon, on peut aussi se dire qu’avec 4 mois dans 6m2, John va pouvoir peaufiner le scénar entre 2 rectal touch.
Marcel Martial (Proctologue)

Contaminé, l'ami du petit déjeuner

En salles. La séquence qui précède le générique est délicieusement éprouvante: un petit bijou de réalisation grâce auquel vous passez du "même pas peur" à "je sue d'la raie" en deux minutes. Le reste du film est du même acabit: vous n'aurez pas le temps de sécher.
On comprend pourquoi Danny Boyle, réalisateur du premier opus et producteur du second, a fait confiance à Juan Carlos Fresnadillo (déjà responsable d'Intacto). Cet homme est doué, tant dans la direction d'acteurs que dans les choix de mise en scène. Tout est parfait: l'éclairage oppressant, la musique entêtante, l'ambiance délétère. Et pour ne rien gâcher, cette virtuosité est mise au service d'un scénar qui ne se contente pas de faire l'inventaire des organes arrachables avec les dents.
Pas de répit
28 Semaines Plus Tard (dont la bande-annonce est ici) n'est pas la suite de 28 Jours Plus Tard. Le point de départ est identique, l'expansion d'un virus qui fait baver toute l'Angleterre, mais l'histoire reprend lorsque l'épidémie est enfin éradiquée. La zone sécurisée que les américains ont créée au coeur de Londres (décidément, la capitale des zombies) n'est pas sans rappeler la ville bunker de Land of the Dead mais la comparaison s'arrête là : ici, il y a des snipers sur les toits prêts à dégommer quiconque va chez le dentiste avec les gencives qui saignent.
Autant dire qu'entre d'éventuelles résurgences du virus et des militaires à la gâchette évidemment sensible, le quotidien est des plus stressants. La situation ne demande qu'une étincelle pour exploser et lorsque celle-çi survient, on est cloué à son siège jusqu'à un épilogue dont vous ne saurez rien, tant que vous ne serez pas aller voir cette petite merveille.
Mon conseil : A voir pour Catherine McCormack, difficilement reconnaissable 12 ans après Braveheart.
Sentenza (ahahaha)

24 septembre 2007

Monica a les boules et Clive tire son coup

En salles : On vous avait déjà beaucoup montré de Shoot'em up : de la bande-annonce (le post est ici) au Red band trailer, en passant par un extrait sulfureux (qui se trouve effectivement dans le film). L'heure de la critique est enfin venue... Et vous n'aurez pas à aller bien loin pour la lire.
Après avoir fait ses preuves dans le film pour ado en quête de couilles (100 girls, Monster Man), Michael Davis tenait à rendre hommage à l'un de ses réalisateurs fétiches, John Woo. Et du réalisateur Hong-Kongais il n'a pas retenu que les fusillades virevoltantes et les bébés abandonnés (voir la scène de A toutes épreuves qui a inspiré Michael
ici).
Douilles et tapin
Shoot'em up n'est donc pas un gunfight d'1h30 avec un chiard dans les bras du héros. Car même si le résultat pourrait paraître un peu longuet aux yeux des moins expérimentés, Michael à deux atouts en poche : Clive Owen et Paul Giamatti. Le premier assure en héros désabusé mangeur de carottes (la clope ne fait plus recette au cinéma), le second cartonne en tueur à gages marié et psychotique. Ces deux-là insufflent au film une vraie énergie et un second degré bienvenu dans un scénar lacunaire. Là où il y a l'amour, ils mettent la haine. Là où il y a l'ennui, ils mettent l'ironie. Le reste n'est que douilles qui volent, bébé qui braille et Monica qui tapine.
Mon conseil : pour tous les fans de heavy metal et d'accouchement à l'ancienne.
Sentenza (gynéco du 7e art)

Quand le mime Marceau oublie de se taire

Artistes : Marcel Marceau est mort. Un grand artiste français, apprécié dans le monde entier, nous a quitté. Respect. Pour autant, à l’instar d’Alain Chabat, j’aime pas les mimes. Ils te font chier quand tu es tranquillement attablé à la terrasse d’un café (voir l’excellent sketch de Les Nuls). Et si tu marches dans la rue, tranquille, et que tout le monde se met à te regarder en se poîlant, tu peux être sûr qu’il y a un mime qui te colle au train en exagérant tes mouvements.
Au cinéma, on compte l’apparition de mimes sur les doigts de la main d’un amputé. Dans ma filmothèque personnelle, je ne m’en souviens que de trois : il y a, évidemment, Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné, dans lequel le grand Jean-Louis Barrault interprète le mime Debureau. D’autres mimes gênent par ailleurs la course-poursuite d’Alain Chabat dans La Cité de la Peur d’Alain Berberian.
Mel Brooks fait parler Marceau
Et puis, le mime Marceau a fait pour le coup une apparition génialissime dans La Dernière Folie de Mel Brooks… de Mel Brooks (forcément). Son titre original est plus explicite : Silent Movie. C’est l’histoire de trois types (Mel Brooks, Dom DeLuise et Marty Feldman) qui veulent monter un film muet à Hollywood. Ils tentent de convaincre producteurs et acteurs célèbres (Anne Bancroft, Paul Newman, etc) de participer à l’aventure. Le film consiste en une avalanche de gags. Et ce qui est très fort, c’est que le film est entièrement sans paroles. Enfin, presque. Le seul mot entendu dans le film est prononcé par… le mime Marceau ! Regardez donc cet extrait vidéo hilarant. Rien que pour ça, respect à Monsieur Marceau.
Anderton

Opération catchline : Iron Man

En prod - Catchline : C'est l'un des films les plus attendus de l'année prochaine. On vous a déjà montré la bande-annonce d'Iron Man, signé Jon Favreau (Elfe, Zathura).
Je profite de l'Opération Catchline pour soumettre ce slogan à la Paramount.
Décalé certes mais pas gratuit : n'oublions pas que Tony Stark, le futur Iron Man, interprété par Robert Downey Jr, est un constructeur d'armements.
Donc, on est pile-poil dans le concept.
Anderton

23 septembre 2007

Automne 2007 : les films se ramassent à la pelle

En salles : Jamais le deuxième semestre n'aura été aussi ouvert. Alors qu'en juin, le marché accusait un retard important par rapport à 2006 et ses succès francais - Les Bronzés, Camping, OSS, Je vous trouve tres beau - l'été et ses blockbusters a bien rattrapé le coup. A noter quand même, deux bonnes tôles chez Paramount : Transformers qui n'a pas transformé et Evan L'impuissant. Bref , on est en septembre et les compteurs sont remis à zéro, donc profitons en pour faire un petit tour d'horizon
Septembre, un mois de transition ?
L'année dernière, septembre avait profité à deux films francais (Je vais bien et Quand j'étais chanteur) et à une comédie US (Le Diable s'habille en Prada). En 2007, JB (vous avez remarqué Jason Bourne, James Bond, Jake Bauer... Etonnant, non ?) va faire mieux que les deux premiers parce qu'il est très bien mais il devrait toucher le million et un demi s'il-vous-plaît, pas plus.
Coté frenchie, 99 F va se laisser porter par JD (Jean Dujardin) mais risque de perturber le grand public par son coté sombrero (je sais c'est nul). Le film étant quand même réussi, il n'y pas de raison qu'il n'aille pas au million. L'Invité, dont la Terre entière sait que le film est mauvais, va se cracher sous les 500 000 entrées et tout cela devrait donc mettre le marché en retrait par rapport à N-1.
Octobre, le mois du risque

Les grosses productions francaises mettent leurs couilles sur le billot.
- Sa Majesté Minor (budget : 30,43 millions d'euros). Quand on essaie de savoir ce que le film va pouvoir rapporter, tout le monde regarde ses baskets.
- Le Deuxième Souffle (21,12 millions d'euros). Artistiquement, le film a l'air réussi. Commercialement ? Personne ne sait. Néanmoins, choisir comme catchline "Notre Ocean Eleven à nous. En mieux ! ELLE" ne peut relever d'une approche marketing empreinte de sérénité.
- Un Secret (12 millions d'euros). Quelques beaux partenariats (Le Fig Mag et surtout le Version Femina) peuvent permettre au film de s'en tirer.
- Le Coeur des Hommes 2 (10 millions d'euros). Alors là pas de risque , même affiche, même FA, même tout , zero risque. Pour les chiffres, Pathé compte même donner directement le box-office du premier opus pour éviter d'avoir à appeler les salles et prendre les entrées. Pas con.
- L'Ennemi Intime (9 millions d'euros). Voyant que la guerre d'Algerie, ca n'énerve pas le chaland, SND repositionne le film de Floria Emilio-Siri sur le thème de la guerre tout court. Initialement placé fin septembre, et reporté pour cause d'occupation des plateaux télé par Jean Dujardin, le film a les cartes pour s'en sortir.
Et du coté des Cow-Boys? Les Rois de la Glisse (Surf's Up) vient s'essayer sur nos plages après s'être mangé le box-office US (budget de 120M$ pour une recette de 58M$). Les Rois du Patin (Blades of Glory) s'offre une sortie technique des plus audacieuses (Rest in Peace Will Ferrell). En Cloque (Knocked Up) se positionne comme sleeper apres avoir fait marrer Deauville (et Dieu sait si Deauville n'est pas la capitale de la déconne). Les bouses encore chaudes et fumantes que sont Resident Evil et Rush Hour 3 vont occuper quelques apres midi de nos petits boutonneux.
Quant à Jesse James et son Brad Pitt , je vois d'ici la critique des journalistes de ELLE : "Notre Ocean Eleven à nous mais que avec Brad". La classe totale.
Johnson & Johnson

22 septembre 2007

Opération catchline : La Dernière Légion

En salles - Catchline : "La fin d'un empire, la naissance d'une légende", proclame l'affiche de La Dernière Légion, de Doug Lefler, avec Colin Firth (sorti mercredi sur nos écrans).
On vous avait fait part de notre perplexité à la vision de la bande-annonce de ce film (lire : Les barbares envahissent les salles obscures). L'Olive, un de nos fidèles lecteurs et contributeur occasionnel, confirme nos craintes en participant à l'Opération Catchline.
Dur, son slogan mais bien trouvé. On attend encore et toujours vos contributions.
Anderton

21 septembre 2007

Les premiers seront les derniers

Il fût un temps, pas si lointain, où Première était un très bon magazine de cinéma. En ce temps là , internet n'existait pas mais la concurrence papier était féroce.
Et puis, mine de rien, il y avait des journalistes qui savaient écrire. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui, je tiens le numéro de septembre (Jean Dujardin en couv) entre les mains. Le magazine est en papier recyclé, les pubs sont pixelisées (page 61), preuve que soit elles sont gratuites, soit les gens de la rédactions n'en ont plus rien à foutre, et toutes les critiques transpirent l'ennui que ces journalistes traînent de projections de presse en projections de presse...
C'est un fait, Première vit ses dernieres heures. L'édition portugaise vient d'annoncer sa fermeture, après celle aux US en début d'année (ce qui avait fait enrager Anderton). Dans leur communiqué de presse , ils ne cachent même pas le fait que les français seront les prochains. Et je doute que beaucoup de gens pleurent.

Johnson & Johnson (J&J, une bonne marque , pour un mauvais whisky)

300 : Dultsev tout faire !

Sur le web : Voici le temps des rires et des chants. Vu sur le net (Merci à "Titi est gominé") : le nouveau motion reel du Russe Aleksander Dultsev qui présente l'étendue de son talent en habillages graphiques, sur une bande son du film 300.
Alors les mauvaises langues diront que c’est pas du cinoche. Mais franchement ça le fait quand même très fort. Et ça faire jouir les yeux…
La semaine prochaine je vous enverrai voir le motion reel d’un jeu cador americain : Buck.
Marcel Martial ( Martial Reel)

20 septembre 2007

Cinéman : Poelvoorde, Dubosc et Moix, émois !

En prod - Sur le web : C'est l'histoire d'un type qui a le pouvoir d'entrer dans les films. Un concept alléchant au coeur de Cinéman, le prochain film de Yann Moix (Podium).
Alors que le tournage était sur le point de débuter, l'excellent Cinefeed balance une exclu : Benoît Poelvoorde, qui devait incarner le rôle principal, est indisponible.
Le projet a failli être suspendu mais c'est finalement Franck Dubosc qui remplacera le comédien belge et retrouvera Julie Depardieu et Jean-Paul Rouve. On remercie Jérôme et sa bande pour cette info.
Quelques commentaires tout personnels : d'abord, Franck Dubosc est loin d'avoir la même carrure que Poelvoorde et c'est ben triste que ce dernier ne soit pas de la fête. En même temps, Dubosc vit ce que vit son personnage puisqu'il est entré dans un fillm dont il ne faisait pas partie à l'origine. Voilà, voilà...
Anderton

19 septembre 2007

Halo : un avant-goût du film

En prod - Sur le web : L'adaptation du jeu vidéo Halo est un serpent de mer qui sort enfin la tête de l'eau. On a longtemps cru que Peter Jackson en assurerait la réalisation mais le hobbit néo-zélandais a passé l'éponge.
C'est donc un jeune Sud-Africain qui s'y colle : Neill Blomkamp. Le bonhomme s'est fait connaître en concevant les effets spéciaux de quelques séries (Smallville, Stargate SG-1) et de plusieurs pubs (les Transformers de "Citroën"). X-Box a balancé sur le web un court-métrage de Halo réalisé par Blomkamp. C'est ici que ça se passe. Enjoy ! Sinon, la sortie du film est prévue pour 2009.
Anderton

18 septembre 2007

Bourne to kill, Killed to Bourne again

En salles : Il était déjà étrange que la vengeance vienne après la mort, mais que cette vengeance s'exécute alors que la mémoire n'est pas encore revenue devient moralement discutable...Heureusement que cette casuistique ne vient pas entamer l'enthousiasme de Paul Greengrass à nous décrire les joies d'un Alzheimer aussi peu handicapant qu'une fessée de Mata Hari. Bourne a des trous de mémoires, Bourne a des maux de tête, Bourne a du vague à l'âme mais Bourne n'a pas les mains qui tremblent, car Bourne est un sportif. Il court, il court le Jason, il est passé par ici, il ne repassera pas par là. Et il tape, il tape, il tape, c'est sa façon d'aimer (Il va sans dire que pour notre plus grand bonheur, Bourne est débordant d'amour)...
Un réalisateur au top. ..
Comme à son habitude, Matt Damon est impeccable dans le rôle de cet espion rongé par la culpabilité et piqué à la testostérone. Le reste du cast est au diapason, mais c'est surtout la virtuosité du réalisateur qui impressionne. Pour un peu, Paul Greengrass ferait passer une bonne grosse baston de 2h pour une analyse subtile des modes de communication dans le milieu de l'espionnage américain. C'est sans doute cette touche "documentaire" qui fait le succès de ce troisième opus (meilleur premier jour que les deux premiers, avec un peu plus de 100 000 entrées): le spectateur jouit par les yeux (Copyright Marcel Martial), tout en ayant l'impression d'avoir les neurones excités.
Mon conseil: Allez voir La vengeance dans la peau (dont la bande-annonce est ici), ne serait-ce que pour avoir toutes les réponses à l'énigme Jason Bourne.
Sentenza (Elle l'a, Elle l'a)

17 septembre 2007

Colin Farrell offre 10.000 dollars à un SDF

Artistes : Après avoir été encensé il y a quelques années, Colin Farrell est tombé de quelques échelons sur l’échelle impitoyable du succès et de la popularité. Il en est le premier responsable. Un caractère (irlandais) entier, trop de frasques (sex tape, beuveries…), quelques échecs ou succès mitigés au box-office (Le Nouveau Monde, Miami Vice, Demande à la Poussière…)…
Pour autant, le petit bonhomme est un grand acteur et le genre de mec que l’on aimerait avoir pour pote tant il semble accessible. Mieux, il a un cœur en or. La preuve : de passage à Toronto pour le Festival international du film, il entend qu’une radio offrira 2000 dollars à qui parviendra à le faire venir dans les studios. Et le conte de fée commence.
En sortant de son hôtel, le comédien signe quelques autographes puis avant d’entrer dans l’Audi qui l’attend, il s’adresse à un SDF sur le trottoir : "Grimpe". Le type, surnommé Stress, s’exécute. Direction : les studios de radio. Le voici riche de 2000 dollars !
"Tout ce qu'il veut"
Ce n’est pas fini. Farrell l’emmène dans un magasin pour randonneurs. "Donnez-lui tout ce qu’il veut", ordonne la star à son staff. Et le clochard de faire son marché (vêtements, sac de couchage… que de qualité) tout en échangeant des blagues avec Farrell. Il en prend pour 2100 dollars.
Et ce n’est toujours pas fini. "Où se trouve le distributeur le plus proche ?", demande Colin. Il en revient avec une liasse de billets de 20 et s’engage pour payer le loyer d’une chambre pendant un an. Coût total de l’opération : 10.000 dollars. Stress exulte. La rue, c’est fini pour un bon moment. Cette belle histoire est racontée par le Toronto Sun via l’excellent Movie Blog.
Anderton

14 septembre 2007

Opération catchline : Paris Je t'aime

Catchline : Et vous, la catchline de Ngee (du blog Innuko), vous l'aimez un peu ? Beaucoup ? A la folie ?
On ne sait pas si elle traduit le sentiment de Ngee sur Paris Je t'aime, mais elle correspond pile-poil à l'esprit de ce long-métrage collectif qui raconte des histoires d'amours dans les arrondissements de la capitale.
Continuez d'être inventifs et de nous envoyer vos idées.
L'Opération Catchline gagnera en notoriété si vous la relayez aussi sur vos blogs. C'est par ailleurs l'occasion de se faire des liens croisés.
Anderton

Opération catchline : La Vengeance dans la Peau (2)

Catchline : Au tour de B. de nous soumettre un très bon slogan pour l'affiche de La Vengeance dans la peau, de Paul Greengrass.
L'Opération Catchline prend son rythme de croisière.
Tant mieux !
Continuez de nous envoyer vos projets en ajoutant votre pseudo ou le nom de votre blog en dessous de la phrase-choc.
Anderton

13 septembre 2007

Paul Greengrass a une belle paire de Bourne

En salles - Artistes : Avec la diffusion de Vol 93 sur Canal le 11 septembre et la sortie de La Vengeance dans la Peau (The Bourne Ultimatum), dont voici la bande-annonce, le 13 septembre, je me permets un petit pit stop pour vous parler de la Paul position, à savoir une bafouille sur le style de ce grand réalisateur qu’est Paul Greengrass.
Journaliste de profession, il a fait ses armes sur l’émission anglaise World in action. Cette émission l’a envoyé sur toute les guérillas et autres fêtes de familles en Colombie, au Nicaragua, Liban, Sao Paulo, etc...
Son style était né. La caméra à l’épaule qui bouge en suivant l’action. Après une poignée de téléfilms, il accouche d’un premier film fort Bloody Sunday, véritable témoignage historique sur une fusillade par l’armée anglaise sur une marche pacifique irlandaise (14 morts , 28 blessés…) et dont U2 a tiré une de ses chansons les plus mythiques. C’est suite a ce film que Doug Liman réalisateur de La Mémoire dans la peau, le choisit pour réaliser la paire de Bourne suivante (Liman est producteur éxécutif sur les 2 derniers opus)
Greengrass fume-t-il de l’herbe ?
Paulo a un look de baba cool cheveux long et gris avec polo déformé et bidon avancé. C’est Matt Damon qui en parle le mieux dans Première : Sur le tournage de La Mort dans la Peau et alors que l’acteur doit regarder sa main en sang, il "demande au chef op quel est son cadre pour la main.(…) C’est Greengrass qui lui répond : « non, non, non ! Où que soit sa main, c’est à toi d’aller la chercher » Génial pour un acteur. D’un coup je n’avais plus a me soucier de la caméra, elle devait capturer ce que j’allais faire. Ça procure une liberté incroyable".
La liberté d’action au service de la caméra et non pas l’inverse. Il est fort, ce Paulo.
Jeu : dans cet article plusieurs variations de Paul sont cachés. Sauras-tu les retrouver ?
Marcel Martial ( Paul mouillée !)

Opération Catchline : Kill Bill

Catchline : Bravo à Viandox pour ce bon slogan !
Il sied à merveille au Kill Bill de Quentin Tarantino.
Précisions à nos internautes et amis bloggeurs qui veulent participer à l'Opération Catchline : n'oubliez pas d'ajouter le nom de votre site ou votre pseudo sous l'accroche.
Et laissez-nous l'adresse de votre blog ou de votre site internet pour qu'on puisse faire des liens.
A plus pour d'autres créations.
Anderton

11 septembre 2007

Opération Catchline : Eyes Wide Shut

Catchline : Alors que je me désespérais d'avoir lancé une idée dans le vide (l'Opération catchline), un de nos fidèles lecteurs nous propose ce slogan pour Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, avec Tom Cruise et Nicole Kidman.
Bravo à Ralph Reiss pour cette catchline bien trouvée ! On attend vos autres propositions.
Anderton

Opération catchline : La Vengeance dans la Peau

En salles - catchline : Je ne suis pas certain d'avoir réussi à convaincre bloggeurs et internautes de me rejoindre dans cette "Opération catchline" mais tant pis.
Voici donc mon deuxième slogan, repris d'un titre de post. Il me semble particulièrement adapté à Matt Damon pour La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum)
Anderton

10 septembre 2007

Iron Man : une bande-annonce blindée

Sur le web : On vous avait montré il y a quelques semaines les premières images de Iron Man, "volées" lors du Comic Con de San Diego.
Et bien, Paramount les a enfin mis en circulation sur le web.
Le film de Jon Favreau (Elfe, Zathura), avec Robert Downey Jr, Terrence Howard, Gwyneth Paltrow et Jeff Bridges, est l'un des plus attendus de l'année 2008. Faites l'armure, pas la guerre !
Voici donc le trailer de Iron Man. Enjoy !
Anderton

Jean-Paul Rouve fait les égouts pour 50 briques

Artistes - En prod : Décidément, les criminels ont la cote dans le cinéma français. Alors que Vincent Cassel a interprété Jacques Mesrine dans L'Instinct de mort et L'Ennemi public n°1, deux films signés Jean-François Richet, c'est au tour de Jean-Paul Rouve d'incarner un célèbre bandit : Albert Spaggiari.
L'homme était devenu célèbre en 1976 en réalisant "le casse du siècle" à Nice : en passant par les égoûts, il avait creusé un tunnel jusque sous les fondations d'une banque dont il avait volé 50 millions de francs. Sur le mur de la salle des coffres, il avait écrit : "Sans Arme, Ni Haine, Ni Violence". Ce slogan (tout l'inverse de Mesrine) est le titre du film réalisé par l'ex-Robin des Bois. Le tournage a débuté fin août à Nice et se poursuivra au Portugal.
Mégalo

"Ce n'est pas tant l'histoire de ce casse qui m'intéresse que la personnalité de Spaggiari, sa mégalomanie, son désir de reconnaissance. Au lieu de chercher à se faire oublier, comme tout braqueur, il n'aspire qu'à jouer les vedettes. A croire que c'était la seule raison de ce casse", a déclaré Jean-Paul Rouve à l'AFP.

Spaggiari était en effet parti en cavale à l'étranger, ce qui ne l'avait pas empêché d'accorder des interviews à la télé française. Affublé d'une moustache et d'une perruque, il avait alors montré toute sa verve et son originalité.
Le personnage, sympathique de prime abord, avait toutefois fréquenté des sales types peu recommandables : je ne parle pas que de criminels ou de mafieux mais aussi des fachos et néo-nazis. Ce qui casse un peu son image de Robin des Bois pacifique.
A noter que le casse sans violence de Spaggiari a déjà été adapté à l'écran en 1979 par José Giovanni sous le titre :
Les Egouts du Paradis. Le voleur était alors incarné par Francis Huster. Le film de Rouve, lui, doit sortir au printemps 2008. Anderton

08 septembre 2007

Michel Houellebecq version 2.0

En prod - Sur le web : Comme les cinéastes anglo-saxons (Bryan Singer, Peter Jackson, Zack Snyder parmi beaucoup d'autres), les réalisateurs français se mettent au web 2.0 et tiennent des journaux de bord numériques (des blogs, quoi) pendant leur tournage.
On vous a parlé des blogs de Jean-Jacques Annaud pour Sa Majesté Minor (un très bon blog sur lequel on reviendra bientôt) et de Jérôme Salle (Anthony Zimmer) pour Largo Winch. C'est au tour de Michel Houellebecq de relater la prod de La Possibilité d'une île sur le net. L'écrivain sulfureux est effet devenu metteur en scène pour adapter son roman polémique.
Cul et clown
Dans une "note d'intention" publiée jeudi, Houellebecq explique sa décision de passer derrière la caméra : "L’aspect visuel était, dès le début [du livre], très présent." Et de résumer l'intrigue de son bouquin. S'il filme comme il écrit, cela reste de faire des vagues. Le bonhomme est connu pour ses avis tranchés et politiquement incorrects ainsi que pour ses scènes de cul dignes d'un film X glauque. Il suffit de parler cul pour en voir la raie : la photo qui illustre son blog ne laisse aucun doute sur la présence de femmes dévêtues. On ne sait pas encore si Benoît Magimel, l'interprête principal, fera également tomber la chemise, voire plus. Reste à savoir si Houellebecq saura développer un style cinématographique.
Frédéric Beigbeder, lui, a préféré confier l'adaptation de 99 Francs à un cinéaste et un vrai : Jan Kounen. Avec Jean Dujardin dans le rôle du clown de la littérature. On sait donc déjà que ce sera mieux filmé que ça n'a été écrit. Confirmation avec cette bonne bande-annonce.
Anderton

07 septembre 2007

Rêve de cuir

Sur le web : En cette première journée de Coupe du monde de rugby (Allez les Bleus !), un petit clin d'oeil du sport cousin d'Outre-Atlantique : le football américain.
Chaque automne, avec la reprise du championnat de la NFL, Hollywood en profite pour sortir quelques films consacrés à ce sport-roi aux USA. On vous en avait déjà parlé l'an passé. Cette rentrée ne déroge pas à la rêgle, avec la sortie prochaine (en octobre) de The Comebacks.
Le film, produit par l'équipe de Serial Noceurs, se présente comme le meilleur sports spoof-movie. Traduction : le meilleur pastiche de films sur le sport. Franchement, la bande-annonce peine à nous faire sourire. Malgré David Koechner, apprécié dans Anchorman : La Légende de Ron Burgundy. Un acteur qui ressemble au frère chauve et empâté de Jim Carrey.
Alors pourquoi ce post, me direz-vous. Pour l'affiche, qui donne envie de plonger dans la mêlée ou, plus exactement, de jouer les quarterbacks derrière ce "centre" de toute beauté. Maintenant, je me calme et je retourne au match.
PS : Allez, cette année, on y croit, les Redskins vont aller jusqu'au Super Bowl !
Anderton

06 septembre 2007

Walkyrie : les comploteurs à l'oeuvre

En prod : Non, ce n'est pas une conférence de rédaction à CinéBlogywood mais une photo de quelques uns des protagonistes de Walkyrie (Valkyrie en V.O.), le film de Bryan Singer en cours de tournage. Un cliché pécho sur le blog magnifico d'Uruloki.
Ces Messieurs au regard grave préparent un attentat contre Hitler. On a du mal à reconnaître Bill Nighy (assis à côté du chauve), le rocker branleur et ringard de Love Actually ; enfin, on le remet plus facilement que dans Pirates des Caraïbes où il interprète le capitaine à face de poulpe Davy Jones. A sa gauche, les doigts posés sur la table, Terence Stamp "le Limey" et à l'extrême-droite, debout, Kenneth Branagh, aussi raide que si on lui avait enfilé sa Flûte Enchantée ou la baguette magique du Professor Gilderoy Lockhart qu'il interprète dans Harry Potter et la Chambre des Secrets.
Et, bien sûr, au fond, un peu en retrait, Tom Cruise. Il interprète le colonel Claus von Stauffenberg, qui participa au "complot des généraux" contre le dément petit moustachu. Un rôle qui lui a valu bien des misères du fait de son appartenance à l'Eglise de Scientologie, classée comme secte en Allemagne (et en France). On vous en avait parlé ici. Sinon, le film sortira sur les écrans en 2008.
Anderton

05 septembre 2007

Shoot'Em Up : des balles et de la baise

Sur le web : On vous a déjà montré les premières images de Shoot'Em Up : la bande-annonce "classique" et le Red Band Trailer. Cette série B énervée et jouissive signée Michael Davis réunit à l'écran Clive Owen, Monica Bellucci et Paul Giamatti qui s'affrontent et copulent sous un déluge de munitions.
Vous avez bien lu. Michael Davis a osé tourner une scène de gunfight et de baise ! Grâce à l'excellent Movie Blog, j'ai découvert cet hallucinant morceau d'anthologie. Apparemment, Clive Owen est équipé d'un sacré six-coups. Monica en est toute retournée. A tous les sens du terme.
J'en connais certaines qui, à la vue de ces ébats musclés, vont rouler les yeux au ciel tandis que les mecs devraient faire un O baveux avec leur bouche. Regardez donc cette scène de cul(te). Enjoy !
Anderton

04 septembre 2007

Opération catchline lancée !

En salles - Catchline : Ce post n'a qu'un but : me permettre de partager cette catchline qui m'est venue comme ça, un beau jour, bien après avoir vu l'excellent Ratatouille, dont l'ami Marcel Martial nous avait dit beaucoup de bien.
J'en suis assez fier et je me dis que cela pourrait devenir un jeu à CinéBlogywood et, si tu le veux, avec toi public et vous, les copains des autres blogs (Cinéfeed & co) : inventer des catchlines pour les films sortis ou à venir. Les slogans peuvent coller au sujet ou, au contraire, faire dans le décalé. Le top, c'est de faire un petit montage Photoshop comme çui-ci. Mais bon, la phrase avec le titre du film, c'est déjà pas mal.
J'espère que Johnson & Johnson et Marcel Martial, les gourous du cinémarketing, approuveront et sortiront l'artillerie. Comme vous tous.
Anderton

A chacun son daemon

Sur le web : Je suis donc "doux, assuré, sérieux, astucieux, passif" (ce dernier terme ne s'appliquant pas à ma vie sexuelle, je tiens à le préciser). Tel est mon profil, enfin, celui de mon daemon. Quessequecéquecetruc ?
Explication sur le site du film A la Croisée des Mondes : La Boussole d'Or (The Golden Compass) : "Dans le monde magique de La Boussole d'Or, tout le monde naît avec un compagnon qui ne le quittera jamais de toute sa vie, et qu'on appelle un 'dæmon'. Un dæmon prend la forme d'un animal doué de la parole qui est quelque chose comme votre âme et votre meilleur ami. La forme définitive que prend votre daemon dépend de votre personnalité".
Je suis donc une souris (les humains et leurs daemons sont toujours de sexe opposé) appelée Clymonistra. Un nom de suppositoire homéopathique ou de dominatrice SM dans un club échangiste de province, si vous voulez mon avis. A vous de découvrir si vous êtes fouine, pinson ou phacochère.
Sinon, A la Croisée des Mondes, dont voici la bande-annonce, réunit Nicole Kidman, Eva Green et Daniel Craig devant la caméra de Chris Weitz (American Pie, Pour Un Garçon). Ce film fantastique, dont l'affiche rappelle Le Monde de Narnia, est un pur divertissement pour Noël. Et ça tombe bien, il sort sur nos écrans début décembre.
PS : Merci à L'Olive de m'avoir fait découvrir mon double rongeur.
Anderton

03 septembre 2007

Ceux qui restent prendront le bus

En salles : Un homme et une femme se croisent dans le service de cancérologie d'un hôpital parisien. Lui vient au chevet de sa femme depuis 5 ans déjà et apparaît fatigué, usé. Elle rend visite à son petit ami depuis quelques semaines seuleument et se demande si elle pourra le supporter longtemps.
Elle va lui réapprendre à lutter, il va lui enseigner la patience dans la compassion. L'histoire est évidemment prévisible, on la devine dés leur première rencontre, mais l'essentiel n'est pas dans la confrontation amoureuse de deux personnalités bien distinctes (presque caricaturales), il est dans le refus systématique d'accorder une préférence à l'un ou l'autre des caractères.
Anne Le Ny (actrice dont la filmographie est ici) filme un homme et une femme qui se démènent comme ils peuvent face à la perte d'un être cher. La résignation et la révolte n'apportent aucun réconfort mais l'espoir peut être trouvé dans la solidarité fragile que seuls ceux qui restent parviennent à construire.
Acteurs au top !
Cette première réalisation offre à Vincent Lindon et Emmanuelle Devos l'occasion de nous prouver, s'il en était encore besoin, l'étendue de leur talent. Ils sont tout simplement bluffant: Vincent le banlieusard taciturne adepte des déplacement en bus, comme Emmanuelle en parisienne pétillante, nous émeuvent d'un geste, d'un regard... Ceux qui restent (dont vous pouvez voir la bande-annonce ici) montre une fois de plus qu'il n'est pas besoin de héros hors du commun pour faire un film extraordinaire.
Sentenza (qui vivra verra)

Deux grands films noirs en DVD

En DVD : Un homme rongé par le doute qui va s'en prendre plein la gueule (à tous les sens du terme), une femme fatale, un complice au comportement trouble, un séjour à l'hôpital, des morts... Thématique sensiblement similaire mais traitement différent pour deux films noirs géniaux que Carlotta a la bonne idée de sortir en DVD.
Junkie de l'amour
Criss Cross (Pour Elle, J'ai Tué, 1949) montre la descente aux enfers d'un homme accro à son ex. Pourtant, ça ne marchait pas entre eux et leur mariage a fait long feu. Divorce puis éloignement. Mais la passion est restée là. Et Steve Thompson (Burt Lancaster) est revenu à Los Angeles pour retrouver Anna (Yvonne de Carlo). Mais Anna s'est maquée avec un bad boy, Slim Dundee (Dan Duryea). Pour pouvoir continuer à voir Anna, Steve propose à Slim le braquage d'un fourgon.
Le film marque les retrouvailles de Burt Lancaster et de Robert Siodmak, après Les Tueurs (The Killers, 1946). Criss Cross en est d'ailleurs une variation. Dans un bonus qui ravira les cinéphiles, Serge Chauvin, spécialiste du cinoche US, détaille les "répétitions" d'un film à l'autre. Il explique aussi à quel point tous les personnages de Criss Cross sont en proie à une obsession qui les ronge et les mène à leur perte. Au premier rang desquels Steve, Burt Lancaster, épatant dans le rôle de ce "junkie de l'amour". Siodmak fait preuve de maestria dans la mise en scène et la narration : on est captivé d'un bout à l'autre. Un très grand polar. A noter l'apparition furtive d'un figurant amené à jouer les premiers rôles : Tony Curtis.
Noir, c'est noir
Le réalisateur Stuart Heisler est moins connu que son confrère mais avec La Clé de Verre (The Glass Key, 1942), il signe un petit chef-d'oeuvre de film noir, d'une étonnante modernité par son propos, sa violence et sa réalisation. Un exemple de plan devenu mythique : ce plan en plongée du héros qui traverse une verrière avant de s'écraser sur la table d'une famille en train de dîner.
L'histoire est un peu plus complexe que celle de Criss Cross : Paul Madvig (Brian Donlevy), une sorte de lobbyiste politique, soutient la candidature d'un politicien dont le programme menace les intérêts d'un caïd local. Le fils du politicien, un parasite dépensier, est retrouvé mort. Tout accuse Madvig, dont la soeur était tombée sous la coupe du fiston. Ed Beaumont (Alan Ladd, qui mérite la palme du cool aux côté de Bogart et Fonzie), l'assistant de Madvig, cherche à découvrir la vérité. Et il va s'y brûler les ailes.
La noirceur du film tient largement au roman de Dashiell Hammett (auteur notamment du Faucon Maltais) dont il est adapté. Et c'est tout à l'honneur de Philippe Labro de nous en faire prendre conscience dans un bonus passionnant. Il explique notamment tout ce que les cinéastes actuels, dont Scorsese, doivent à l'écrivain.
Bref, même si la rentrée est riche en bonnes sorties DVD (Le Labyrinthe de Pan, The Fountain, 300, Babel...), je vous recommande chaudement ces deux pépites noires que vous pouvez commander sur le site de Carlotta.
PS : Pour les amateurs d'ambiance "polar", on vous avait parlé de Killers Kill, Dead Men Die, un superbe roman-photo signé Annie Leibovitz et publié dans Vanity Fair. Une pléiade de stars y réinterprète l'univers des films noirs hollywoodiens.
Anderton

02 septembre 2007

Ben Stiller et Les Femmes de ses Rêves


Sur le web : Alors que son pote Owen Wilson se remet d'un suicide raté, Ben Stiller a commencé le tournage de Tropic Thunder, devant et derrière la caméra, sans son blondinet favori.
Mais son actu "salles", c'est Les Femmes de ses Rêves (The Heartbreak Kid), dont voici la bande-annonce, qui marque ses retrouvailles avec les frères Farrelly (Mary à Tout Prix). Il incarne un célibataire endurci qui ne parvient pas à trouver La femme idéale (un peu comme Eddie Murphy dans Boomerang). Finalement quand il se décide à (se faire) passer la bague, il se rend compte que son épouse (Malin Akerman) n'est pas celle qu'il espérait. Et voilà qu'il tombe amoureux... d'une autre (Michelle Monaghan).
Les doutes des quadras
Le trailer du film (sortie en France au mois de novembre) laisse présager un Farrelly toujours aussi plein de gags et de situations loufoques et politiquement incorrect mais peut-être aussi un peu plus assagi ou un peu plus "mainstream". Ce n'est qu'une impression, hein. Stiller incarne une fois de plus un pauvre mec qui s'en prend plein la tronche mais il excelle dans ce type de rôle. Apparemment, cette fois-ci, c'est un rat qui va faire les frais du sadisme de ce grand bourreau d'animaux.
Sinon, les joies et surtout les affres du mariage semblent intéresser les comiques ces temps-ci. Sans remonter jusqu'à l'hénaurme Serial Noceurs, rien que cette année Chris Rock a réalisé I Think I Love My Wife tandis qu'Adam Sandler se pacse avec Kevin James dans Quand Chuck rencontre Harry I Now Pronounce You Chuck & Larry. La crise de la quarantaine peut-être.
Anderton

01 septembre 2007

Clooney : une conf de presse un peu fort de café

Artistes : Je vous ai présenté vendredi les visuels de la nouvelle pub de George Clooney pour Nespresso. C'est justement pour sa promotion du café en dosette que le comédien s'est pris dans la tronche quelques questions vachardes de journalistes, lors d'une conférence de presse à la Mostra de Venise.
George Clooney était venu y présenter son dernier film : Michael Clayton, réalisé par Tony Gilroy. Or, comme le résume La Tribune de Genève, "incarner un personnage qui lutte contre un géant de l’agroalimentaire est-il compatible avec le fait de prêter son image à une marque de café elle-même détenue par une multinationale spécialisée dans l’alimentation?"
Devant une telle question, George en est resté baba avant de babalbutier qu'"il faut bien gagner sa vie" et qu'"il n’y a pas que le cinéma". Mouais... Puis d'enchaîner : "Je travaille aussi pour aider le Soudan. Ce n’est sans doute pas une réponse mais j’avoue que je ne sais trop quoi dire. En fait, cette question m’irrite".
Clooney ne fait plus le clown
Nouvelle attaque journalistique, quelques minutes plus tard, sur les rapports de la star avec le système hollywoodien. Réponse de Mr George, plus à l'aise : "Travailler dans le système devient de plus en plus difficile. Cinq multinationales contrôlent tout à Hollywood. Il est évident qu’à un certain moment, vous allez être en conflit avec ces entreprises. Le meilleur moyen de fonctionner est encore d’équilibrer soi-même le système, en utilisant le formidable potentiel de ces multinationales. Avec leurs ressources, elles peuvent faire beaucoup de choses".
On se souvient qu'à Cannes, Leonardo DiCaprio, venu présenter son film écolo La 11e Heure (The 11th Hour), s'était fait reprocher par un journaliste de participer au réchauffement climatique avec tous ses déplacements en avion. La star n'avait pas apprécié, comme on vous l'avait rapporté. C'est le paradoxe des védettes qui s'engagent... ou ce sont juste ces affreux scribouillards qui sont rongés de jalousie et d'amertume. Et je sais de quoi je parle.
Anderton

Il était deux fois dans l'Ouest

Buzz : Le cinéma de genre, cinéma hollywoodien par excellence, ne meurt jamais. Après une longue traversée du désert à la fin des années 70, puis un retour en grâce dans les années 90, le western ressort de l'ombre en 2007.
Est-ce un effet de l'excellente série de HBO, Deadwood ? Toujours est-il que les salles de cinéma vont bientôt sentir la poudre, le cuir usé et le whisky frelaté. Avec deux beaux projets qui plus est.
3h10 pour Yuma, dont voici le trailer, réunit Christian Bale et Russell Crowe devant la caméra de James Mangold (Walk The Line, Copland). Il s'agit du remake du film éponyme de 1957, réalisé par Delmer Daves, avec Glenn Ford et Van Heflin dans les rôles principaux. Le pitch : un éleveur accepte de convoyer un dangereux criminel vers Yuma, où il doit être pendu. Mais sa bande de complices rôde.
D'après la bande-annonce, on retrouve a priori les grands thèmes du western : l'honneur, l'opposition marquée du bien et du mal à travers un duel (physique et psychologique), les grandes étendues sauvages, un final qui fait parler la poudre. Du classique (jusque dans la réalisation) mais on est prêt à réserver sa place.
Onirique
Autre western, autre approche : L'Assassinat de Jesse James ou The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, dont voici la bande-annonce. Là encore, il s'agit d'un duel mais cette fois-ci, entre une figure de l'Ouest, Jesse James (Brad Pitt), et un admirateur qui veut devenir célèbre, Robert Ford (Casey Affleck). Le trailer laisse entrevoir une réalisation, signée Andrew Dominik (Chopper), à l'esthétique soignée, qui fait la part belle aux plans et aux effets oniriques (flou artistique, fumée, éclairages à la limite du surnaturel). La photo me fait penser à celle de L'Illusionniste (Neil Burger, 2007).
Ce choix artistique exprime peut-être le point de vue du fan envers son idole. C'est aussi une façon de montrer que Jesse James est un bandit qui soigne sa légende. On le voit d'ailleurs bondir d'une scène de théâtre ou de saloon, comme une vedette qui crève l'écran. J'en fais peut-être un peu trop alors que je n'ai pas vu le film mais je suis séduit.
Ouest Lointain
En France aussi, le Far West inspire. Djamel Bensalah (Le Raid, Il Etait Une Fois dans l'Oued) sort en décembre Big City : une histoire de cow-boys majoritairement interprété par des enfants. Un concept qui n'est pas nouveau (cf Bugsy Malone d'Alan Parker, 1976). Le teaser de Big City m'inspire les plus grandes craintes : on y retrouve tous les poncifs du western. Je ne doute pas de la sincérité de Bensalah qui cherche, notamment, à faire passer un message de tolérance, mais enfin, le petit Asiatique qui parle avec un accent qu'on entend déjà presque plus dans le 13e et le petit Africain abonné au rôle (d'ex ?)-esclave, c'est gênant.
Ce n'est pas du politiquement correct mais cantonner ces enfants à ce type de rôles (même si historiquement, c'est justifié), c'est une façon de dire : "Il ne faut pas être raciste, ce sont des enfants comme nous mais enfin, ils ne portent pas de revolver comme les autres". Maintenant, je me mets peut-être le doigt dans l'oeil et peut-être que dans le film, ces petits gars vont aussi avoir le droit de se libérer de leur condition et de jouer eux aussi aux cow-boys. On verra...
Sinon, la ruée vers l'Ouest se poursuit en décembre avec Tous à l'Ouest, dont voici le teaser, qui marque le retour de Lucky Luke sur grand écran. Un dessin animé signé Olivier Jean-Marie.
Anderton

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