Festival de Deauville

30 septembre 2010

Tony Curtis, mort d'une star pétillante


Artistes : "Tony Curtis, personne l'aime froid on dirait..." La vanne de @BenjaminLG est drôle et cruelle mais surtout, elle a un fond de vérité. Le décès de Tony Curtis a suscité une vague d'émotion autour de moi à base de "Non !" et de "Oooh !". A moi aussi, comme à tout amoureux du cinéma, ça m'a fait un coup. C'est qu'on l'aimait, Tony.



Il incarnait avec bonheur la star hollywoodienne : beauté, humour, insouciance, facilité (apparente)... A ceci près que son côté malicieux nous le rendait accessible. Normal pour un enfant du Bronx ? Bernard Schwartz, de son vrai nom, avait suffisamment de recul sur sa carrière pour ne pas jouer la star, justement. Son oeil pétillant et son sourire en coin nous faisaient bien comprendre qu'il ne se la racontait pas... et qu'il ne fallait pas lui en raconter. Et puis, Tony était un sacré tombeur. L'ex-mari de Janet Lee (avec laquelle il a eu Jamie Lee Curtis) et amant de Marilyn Monroe aimait dire que son contrat lui imposait généralement de coucher avec sa partenaire féminine...



Comique épique



Sa popularité tenait aussi à sa filmographie, axée autour de deux genres appréciés du public : la comédie et le film épique. Pour la première catégorie, je citerai Certains l'Aiment Chaud (1959), Opération Jupons (1959) ou La Grande Course Autour du Monde (1965). Pour la seconde, Les Vikings (1958), Spartacus (1960) ou Tarass Boulba (1962). J'évoquerai également quelques films qui m'ont marqué comme Houdini le Grand Magicien (1953), Trapèze (1956), La Chaîne (1958). Le comédien facétieux savait aussi devenir grave, comme il l'a prouvé dans Rosemary's Baby (1968) et L'Etrangleur de Boston (1968). Evidemment, Curtis s'est aussi imposé auprès du grand public avec son rôle dans Amicalement Vôtre (1971), série culte au générique culte.



A la fin de sa vie, Tony Curtis, malade, avait gardé la pêche. En témoigne cette interview accordée à LCI - soit-dit en passant, Valérie Expert aurait pu avoir la classe de ne pas insister sur la mort prochaine de l'acteur. Anyway, tu vas nous manquer, Tony !



Anderton

Skyline : trailer extra-terrestre

Buzz : Rien ne vaut une bonne invasion d'aliens. C'est le spectacle assuré. Et qu'importe si L.A. s'est déjà fait envahir par des saloperies venues de l'espace (Invasion USA, V...). C'est toujours le pied de voir débarquer des vaisseaux gigantesques et des monstres repoussants. D'où le côté sympa du trailer de Skyline. A la réalisation, Colin et Greg Strause, à qui l'on doit Alien vs Predator Requiem. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les frangins ont de la suite dans les idées.

Dans la bande-annonce, vous remarquerez Donald Faison (Scrubs) et plein d'hommages visuels, notamment à Rencontre du Troisième Type, Evil Dead, etc. Enjoy !

Anderton

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29 septembre 2010

Arthur Penn : Little Big Director


Artistes : Arthur Penn est mort et ça me fait quelque chose. Avec l'ami Travis Bickle (et Marcel Martial en embuscade), nous avions découvert ce cinéaste au lycée, à une époque que les moins de 20 ans et plus ne peuvent pas connaître. Vingt ans, putain...

Sous l'égide d'un critique de cinoche talentueux mais peu pédagogue et d'un prof de philo admirable, nous avions revisité la filmographie de Penn. Je ne jurais alors que par Spielberg, Dante et Landis et j'ai découvert un réalisateur ambitieux et engagé, un de ceux qui ont ouvert la voie à la génération Scorsese et Coppola. Le bonhomme avait réussi à concilier films d'auteur et grand spectacle.

Indian Apocalypse

Evidemment, ses films les plus connus sont de grands succès populaires : Bonnie & Clyde (1967) et Little Big Man (1970). Ils ont marqué leur temps et frappent, toujours, par leur modernité tant par leur message subversif (critique féroce de la société américaine et de l'establishment) que par leur réalisation. Car Arthur Penn était un metteur en scène inspiré. Prenez Little Big Man : l'attaque du camp indien par la cavalerie, qui apparaît à l'aube, précédée par l'air enjoué des flûtes et des tambours, ne vous évoque rien ? On peut penser que Francis Coppola s'est inspiré de cette séquence magnifiquement réalisée et montée pour montrer l'attaque du village vietnamien par les hélicos au son de Wagner dans Apocalypse Now.

Arthur Penn a tourné avec la nouvelle génération d'acteurs américains, celle de l'Actor's Studio : Paul Newman, Warren Beatty, Robert Redford, Marlon Brando - qui se fera vraiment casser la gueule pour accentuer le réalisme d'une scène dans La Poursuite Impitoyable (1966) -, Gene Hackman, Faye Dunaway, Jack Nicholson...

Missouri Breaks (1976) sonne le glas de la carrière de Penn : il est accusé d'avoir tué le western ! Et c'est vrai qu'il faudra du temps pour qu'Hollywood se remette à filmer des cow-boys après ce film bien barré, dans lequel Brando et Nicholson pissent en ricanant sur la légende de l'Ouest américain. On est loin du Gaucher (1958), le premier film de Penn, un western déjà... Suivront Georgia (1981), une belle chronique douce-amère sur un quatuor amoureux (Four Friends est le titre original), et trois autres longs-métrages. Puis plus rien. Retour à la case télé. Une petite filmo pour quelques grands films que je vous incite vivement à (re)découvrir.

Anderton

La Meute : drôle de genre


En salles : Je n'ai pas vu La Meute, qui sort aujourd'hui sur nos écrans, mais j'ai lu quelques critiques ici et là plutôt positives sur ce film de genre (Michel Audiard meets Wes Craven) signé Franck Richard. Yolande Moreau, Emilie Dequenne et Benjamin Biolay sont au générique. Le résultat est bien chtarbé, comme le prouve l'extrait ci-dessous (attention, il commence à partir de 0:28). Enjoy !



Anderton


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Wall Street L'Argent ne dort jamais : Bourse flappie


En salles : J'aime bien Oliver Stone. Oui, je sais, aujourd'hui, ça fait marrer... J'aime ce cinéaste engagé, de parti pris, avec parfois (enfin, souvent) une mauvaise foi assumée. Le bonhomme est entier. En colère. Teigneux. Et ses films sont à son image. Normal qu'on aime ou qu'on déteste. Je suis donc allé voir Wall Street L'Argent ne dort jamais avec un a priori favorable. Et, comme beaucoup... j'ai été déçu.

Il y a pourtant de bonnes intentions. Le sujet, d'abord. Ces irresponsables de financiers ont planté l'économie mondiale. On se frottait les mains à l'avance de voir Oliver Stone passer au scalpel ce milieu de pourris. D'autant qu'il revenait avec un personnage qui a élevé l'enculage à sec au rang d'art : Gordon Gekko ! Gordon "Greed is Good" motherfucking Gekko ! L'association d'un jeune trader revanchard (Shia LaBeouf) et du gourou des 90's (Michael Douglas) promettait donc de faire des étincelles.

Et ben, l'histoire tombe à plat, comme l'indice Dow Jones au plus fort de la crise. Gekko est aseptisé. Oh, bien sûr, le salopard à bretelles n'a pas été complètement anéanti par ses années de prison (sa sortie de taule, qui évoque le début de Blues Brothers, est pourtant réussie) mais ce n'est plus lui le bad guy. Les nouveaux maîtres de Wall Street sont plus polis, plus fréquentables que Gekko mais leur appétit pour l'argent est immense et tous les moyens sont bons pour toucher le pactole. Pour mieux dénoncer ces nouveaux prédateurs, Oliver Stone refusede diaboliser Gekko. Dommage. Le personnage perd en intérêt.

28 septembre 2010

Les Amours imaginaires : agaçant, mais classieux


En salles : Ah, qu’il est agaçant, ce Xavier Dolan… Après le brillant et féroce autofictionnel J’ai tué ma mère, voici que ce Canadien surdoué (il réalise, écrit et joue !) nous livre, à 22 ans, son deuxième film, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes au printemps dernier. Agaçant, comme son trio, arrogant, auto-centré, nombriliste, narcissique, mais tellement beau et fascinant ! Alors, oui, ces Amours imaginaires ressemblent davantage à un catalogue de premier de la classe. Premier de la classe, classieux.

Catalogue de références

Catalogue : In the mood for love, pour son attention quasi maniaque portée aux costumes et aux décors ; pour sublimes ralentis précédant les rendez-vous galants ; et pour ce même sentiment mélancolique qui succède à l’euphorie de la rencontre amoureuse.

My own private Idaho : pour la démarche de Xavier Dolan (bonnet, canadienne, coupe à la James Dean) qui ressemble à s’y méprendre à celle de River Phoenix ; pour une déclaration shamallow autour d’une flambée nocturne directement inspirée du film de Gus Van Sant.

Woody Allen, pour les monologues de jeunes gens racontant leurs déboires amoureux, à la manière du cinéaste new-yorkais ou de Quand Harry rencontre Sally.

Et Christophe Honoré : pour la thématique du trio, du badinage, de la confusion des identités sexuelles ; pour la ressemblance de Niels Schneider (déjà vu en amant de passage dans J’ai tué ma mère) avec Louis Garrel, et un caméo final qui enfonce le clou… !

Et plus secrètement, Musset, Rimbaud, Truffaut et Jules et Jim, Godard et Pierrot le fou, son actrice principale rappelant tantôt Carmen Maura, tantôt Audrey Hepburn, son acteur principal le David de Michel Ange. N’en jetez plus !

Congrès des Exploitants 2010 : Gaumont et merveilles (1/3)


Buzz : C’était la semaine dernière à Deauville, le rendez-vous annuel incontournable de l’exploitation du cinéma en France : le congrès des exploitants (des exploités, disent les mauvaises langues). Avec en point d’orgue, la journée de présentation des line up de tous les studios, français comme ricains, grands comme petits, bons comme mauvais. Cineblogywood était présent. Compte-rendu en trois parties.



Go Gaumont !



Sûr que cette année, la Gaumont aura marqué des points. Des cinq films présentés, cinq avaient l’air canon et là où c’est fort, c’est que leur line up balayait tous les genres. D’abord, le polar à l’honneur avec l’incroyable A Bout Portant de Fred Cavayé (réalisateur du très bon Pour Elle), avec un casting 3 étoiles : Gilles Lellouche, Roshdy Zem et Gérard Lanvin. Polar nerveux, tendu et violent, croisement de Besson pour l’énergie et de Marchal pour le contenu, le film est une merveille de course poursuite à découvrir le 1er décembre. Gilles Lellouche présent sur scène a fait marrer 2000 personnes en disant : "Le film est tellement speed que l’on pourrait croire que c’est Jean-Luc Delarue qui l’a fait !". Côté polar, à noter aussi Les Lyonnais, le nouveau Marchal, actuellement en tournage et qui a l’air d’être Les Affranchis, Made in France. Sortie Octobre 2011… On en reparlera.



Coté émotion, Le Fils à Jo, avec… Gérard Lanvin, Olivier Marchal et Vincent Moscato, a fait passer un frisson. L’histoire d’un homme veuf, ex-international de rugby, qui veut que son fils suive ses traces. Beaucoup d’humour, de bourres pifs et d’émotion, c’est le défi que relève le film, première mise en scène de Philippe Guillard, ex-joueur du Racing, et coscénariste de 3 Zéros et Camping. Tourné dans le Tarn, le film entrelace de belles valeurs, comme l’amitié, la famille, l’éducation, le tout sur fond de terroir. A voir en janvier 2011.



Sarko et puceau



Coté Biopic, la scène présenté du film de Xavier Durringer : La Conquête, a climatisé la salle ! Mettant en image un Bernard Le Coq plus vrai que nature en Jacques Chirac et un Denis Podalydes juste bluffant en…Nicolas Sarkozy ! Gros buzz autour du film, dont aucune photo ne filtre pour la presse. Gageons que l’on en aura avant Paris-Match !



Enfin, la comédie avec le très drôle Philibert Le Puceau, sorte de fils de Brice de Nice et d’OSS 117 ! Jérémie Rénier s’y colle sous la plume de Jean-François Halin. 4 mn de rires avec Alexandre Astier dans le rôle du méchant. Bref, OSS au XVe siècle, ou Le Bossu du slip ! On rira ensemble en avril 2011 !



A suivre : les autres studios français.



Marcel Martial (Marguerite à la bouche)

George Lucas s'invite dans Star Wars The Clone Wars

Buzz : Pantoran Chairman Papanoida. Ce nom ne vous dit rien. A moi, non plus. Mais c'est le patronyme du personnage de Star Wars aux traits de... George Lucas ! Et ledit alien bleu à barbe apparaît dans un épisode de la série d'animation  Star Wars : The Clone Wars. La preuve dans cet extrait. Attention, la présence est furtive. Enjoy !


Anderton

27 septembre 2010

Hayden Panettiere : une belle blonde à l'Oktoberfest


Sexy Stars : Si tu aimes la blonde, la brune et la rousse, l'Oktoberfest est ton paradis. Ach, la fête de la bière à la munichoise ! De la mousse et des cholies bedides madames ! Hayden Panettiere a fait le déplacement en Bavière et cela valait le coup d'oeil, non ? Et pour ceux qui préfèrent la brune, il y avait aussi Kim Kardashian. La preuve ci-dessous.

25 septembre 2010

Les Petits mouchoirs : des confettis sur le sable


En salles : Désarmant, y a pas d’autres mots. C’est fou ce qu’on aurait aimé aimer ces Petits mouchoirs ! Film choral sur l’amitié, l’amour, la mort – la vie quoi ! 15 jours de vacances au Cap-Ferret pour une dizaine de personnages qui se mentent les uns les autres, et à eux-mêmes, qu’un fait divers tragique rassemble le temps du film. Des acteurs qu’on aime bien – François Cluzet, Benoît Magimel, Jean Dujardin – mélangé à des inconnus ; derrière la caméra, Guillaume Canet qui s’il n’a pas encore vraiment convaincu en tant que réalisateur tient là un sujet personnel et alléchant ; une BO du tonnerre. Et au final, des confettis éparpillés sur le sable… Au fait, d’ailleurs : pourquoi ce titre ?

Tentative ratée de film choral

Qu’est-ce qui cloche ? Quasiment tout…Rythme, écriture, mise en scène, personnages. 2h20 ! Et dire, selon Canet lui-même, que le film aurait pu durer 4 heures ! Côté mise en scène, passé un plan séquence d’ouverture qui évoque à la fois Gaspar Noé pour l’immersion, Martin Scorsese pour son brio, rien. Des moyens, certes, mais au service de bien peu de choses.

Plus grave : les personnages : pourquoi les personnages féminins sont-ils aussi sacrifiés ? Ils n’existent pas ! Heureusement les actrices qui les incarnent sont suffisamment fortes pour leur donner une peu de consistance – notamment Valérie Bonneton. Quant aux personnages masculins, certains sont carrément caricaturaux – Cluzet en psycho-rigide surjoue son côté Nicholson-Shining pour le transformer en du de Funès…- pour qu’on s’y attache vraiment et qu’on accepte leur évolution parfois brutale. Néanmoins, Benoît Magimel se sort avec classe d’un rôle vraiment casse-gueule. Sans parler de certains sujets traités à la truelle – l’homophobie, l’éternelle bataille Paris-province, etc.

Désarmant, mais sincère

Et puis, cette manière de napper systématiquement les scènes de musique – excellente BO, au demeurant : Ben Harper, Janis Joplin, Damian Rice, que du bon – comme si Canet n’avait pas assez confiance en son sujet. Car peut-être trop proche de lui ? En tout cas, il y a tout mis : les acteurs qu’il aime, un peu de lui-même et de son vécu, ses films préférés – notamment un clin d’œil à L’Epouvantail, de Jerry Schatzberg, référence un poil écrasante…

J’aurais vraiment aurait aimé applaudir ce Big Chill made in France, vraiment. Reste au final une tentative ratée de film choral, dans le genre aussi éloigné de Danièle Thompson que cette dernière l’est de Sautet, qui a pour elle une ambition et une sincérité qu’on ne peut retirer à son auteur. Avec un peu de bouteille et d’expérience, fais-nous un remake dans quelques années, s’il te plaît, Guillaume !

Travis Bickle

23 septembre 2010

Dans les coulisses du cinéma



A lire : Les coulisses du cinéma fascinent presque autant que les films eux-mêmes. Caprices de stars, manies de cinéastes et incidents de tournages font le bonheur des cinéphiles. Cela tombe bien, les éditions du Cherche Midi ont eu la bonne idée de publier un livre intitulé Les Anecdotes les plus drôles du cinéma. Et Bruno Solo a eu l'honnêteté d'en signer la préface sans s'attribuer la paternité des textes.

En 194 pages, se succèdent de courtes histoires vraies sur les coulisses du 7e art. Comédiens, réalisateurs et producteurs se révèlent au grand jour, loin des projecteurs, dans toute leur générosité ou leur mesquinerie. On découvre ainsi comment Anthony Quinn et Geoffrey Rush s'arrangent pour attirer le regard du spectateur ou pourquoi la prostate de Jack Warner pouvait décider du sort d'un film. On apprend qu'il existe une association des François Pignon et que ses membres n'aiment pas Francis Veber. On comprend mieux les liens entre Robert Mitchum et Rintintin, Ben-Hur et les Schtroumpfs ou Marilyn Monroe et Adolf Hitler.

Bien sûr, dans ce lot d'anecdotes, il y en a quelques unes que l'on a déjà lues mais globalement, cette compilation réserve beaucoup de bonnes surprises. Une seule grosse erreur notée : Brett Ratner est présenté comme un des acteurs qui aurait pu interpréter Superman dans le film de Bryan Singer ! Et un petit reproche : qu'aucune anecdote ne soit sourcée, bibliographie à l'appui, car on aimerait parfois prolonger le plaisir. Pas de quoi pourtant gâcher la lecture de ce livre qui plaira à tout cinéphile qui se respecte. Allez, en bonus, je vous livre deux extraits ci-dessous.

22 septembre 2010

Gnoméo et Juliette : trailer à applaudir des deux nains

Buzz : Les nains de jardin ont un coeur, et pas forcément de porcelaine ou de terre cuite. Et quand l'amour vient leur faire pointer le bonnet, rien ne les arrête. Pas même la haine ancestrale entre les nains rouges et les nains bleus du jardin d'à côté. Si ça vous rappelle vaguement Shakespeare, c'est normal. Gnoméo et Juliette est un film d'animation Disney-Pixar (enfin, Touchstone Pictures exactement) qui revisite l'histoire écrite par le célèbre barde anglais.

Réalisé par Kelly Asbury (Shrek 2), le film est interprété vocalement par James McAvoy, Emily Blunt, Jason Statham, Michael Caine et Patrick Stewart. Avec Elton John à la bande son. Du British, quoi. Le concept évoque évidemment Toy Story mais le trailer ci-dessous s'avère prometteur. Enjoy !

trailer pécho sur Latino Review

Anderton

21 septembre 2010

Kiss & Kill : l'affiche made in Hong Kong


Buzz : Katherine Heigl d'un côté, Ashton Kutcher de l'autre. L'affiche de Kiss & Kill (Killers en VO) permet bien des oppositions. Là où l'affiche française joue la sobriété (cf ci-dessous), l'affiche hong-kongaise préfère l'exubérance...


17 septembre 2010

Hong Kong : Brigitte Bardot se moque des bouchons


Buzz : Big Initials H.K. Il est 18h, la nuit est tombée sur Hong Kong et les rues sont embouteillées. Voitures, trams, bus, piétons se croisent et s'évitent, créant des embouteillages qui évoquent presque ceux du préiph parisien. Le tout sous le regard de Brigite Bardot. B.B. La belle blonde, à l'époque où elle était encore belle sur son visage et dans sa tête, rit et s'amuse sur la gigantesque pub Lancel.

A Hong Kong, les actrices françaises ont la cote. Devant le Lane Crawford, un des gigantesques centres commerciaux de la ville, Sophie Marceau offre également son sourire en Dior aux passants. La photo se mire ci-dessous. Enjoy !

16 septembre 2010

Resident Evil 3D prend le bus à Hong Kong


Buzz : Avec 26,6 millions de dollars de recettes, Resident Evil Afterlife 3D a fait le meilleur démarrage du week-end au States (et le meilleur des 4 films de la franchise), occupant la première place au box-office. Le film s'affiche en ce moment sur les bus à Hong Kong. Du coup, j'ai pris le métro.

Anderton

15 septembre 2010

Splice s'affiche à Hong Kong


Buzz : En déplacement à Hong Kong (oui, j'ai un beau métier, merci), je suis tombé aujourd'hui sur cette affiche de Splice. Je vous en fais donc profiter. Enjoy !

Anderton

14 septembre 2010

The Town : braquage réussi pour Ben Affleck


En salles : C'est une histoire de quartier, de braquages, de jeunes hommes qui n'ont que le crime pour s'en sortir et d'un jeune homme qui veut sortir du crime. Le quartier, c'est Charlestown. The Town. Un coin craignos de Boston, aux racines irlandaises, où l'on devient criminel de père en fils. A l'instar de Doug MacRay (Ben Affleck), dont le père (Chris Cooper) est en taule et la mère a disparu.



Tuyauté par un chef de gang (Pete Postlethwaite), Doug s'attaque aux banques, avec ses trois compères, dont le teigneux James Coughlin (Jeremy Renner). Une vie de merde qui bascule lors d'un casse : la directrice de l'agence (Rebecca Hall) qu'ils ont cambriolée vit à Charlestown.Elle pourrait les reconnaitre malgré leurs masques. James veut la supprimer, Doug propose de la surveiller. Un contact rapproché qui ne laisse indifférents ni l'une, ni l'autre. Une relation casse-gueule entre une victime et un braqueur qui cache son identité. D'autant que le FBI, emmené par l'agent Frawley (Jon Hamm), mène l'enquete.



Ben Affleck maitrise



L'intrigue de The Town est classique, je vous l'accorde. Elle rappelle celle de Heat. La filiation avec le film de Michael Mann ne s'arrete pas là : les personnages sont soignés et interprétés par des acteurs au top, les scènes d'action, très efficaces, privilégient le réalisme, la tension va crescendo... Mais ce serait moche de reléguer The Town à un Heat bis.



Après Gone Baby Gone, Ben Affleck confirme ses talents de cinéaste. Sa mise en scène, comme son jeu d'acteur, fait preuve d'une grande maitrise. Il y a dans The Town une économie de moyens, un refus d'effets gratuits et de pathos qui permet à l'histoire et aux personnages de gagner en profondeur. Et en noirceur. Pas d'analyse sociologique à deux balles, non plus. Originaire du Massachussetts, Affleck décrit un monde sans s'apesantir. Sans juger non plus.



Quant à Affleck, l'acteur, il a abandonné son sourire en coin, rasé ses cheveux, musclé son corps, pris l'accent de Charlestown. Il livre une prestation tout en finesse, en retenue. Et ses partenaires sont à la hauteur. Personnellement, j'ai pris une grosse claque. Comme son personnage, Ben Affleck est un nouvel homme (souvenez-vous, le gars était considéré comme fini, ringardisé par sa liaison avec J-Lo, ses films ratés tels Gigli). Il mérite tout notre respect. Et j'ai envie d'aller gueuler sur Hollywood Boulevard : "Hey guys, there's a new director in (the) town !"



Anderton

12 septembre 2010

Claude Chabrol : que son oeuvre vive


Artistes : A 80 ans, Claude Chabrol a rendu son dernier souffle. On aimerait que ce fut après un bon repas, arrosé d'un vin capiteux et conclu par un gros cigare, un verre de Cognac à la main. Bon vivant, Chabrol l'était assurément. Peut-etre parce que le bonhomme a été élevé au jus de viande ! Et oui, le petit Claude était allergique au lait.

Sa passion du cinéma, Chabrol la développe à Sardent, un petit village de la Creuse où ses parents l'ont envoyé pendant la guerre. Il y crée une salle de projection. Le cinéphile devient, dans les années 50, critique aux Cahiers du Cinéma, aux côtés de Truffaut, Godard et Rohmer. Il est le premier d'entre eux à passer derrière la caméra. Il raconte d'ailleurs que le premier jour de tournage, il confond une vis sur la caméra avec le viseur... Ses premiers films, Le Beau Serge (1957) et Les Cousins (1958), lancent la Nouvelle Vague. Le reste de sa filmographie se partage entre chefs-d'oeuvre (La Femme infidèle, Le Boucher, La Cérémonie…), succès populaires (Docteur Popaul, Poulet au vinaigre…), nanars (Le Tigre se parfume à la dynamite, Dr. M…) et bides (Les Magiciens, Jours Tranquilles à Clichy…). L'ami Travis Bickle a d'ailleurs rédigé un bon post sur les nanars et bizarreries de Chabrol.

Bouffe et bourges

Son oeuvre est "trop souvent jugée inégale" mais elle n'est pas "incohérente", souligne toutefois Wilfrid Alexandre dans une excellente bio intitulée Claude Chabrol, La Traversée des apparences (éditions Le Félin). Il évoque "un système dramaturgique fondé sur les scènes de table et la métaphore de l'échiquier, la manipulation et le mensonge (…)". Si le cinéaste aime autant filmer les repas c'est parce qu'ils les considère comme des "petits moments de vérité", pendant lesquels les masques tombent. Autre pilier de l'univers chabrolien : la bourgeoisie. "Plutôt que de m'intéresser aux SDF, je m'attache à ceux qui les ont fabriqués", justifie-t-il.

Rabelaisien, rigolard, déconneur, iconoclaste, féroce, polémiste (Chabrol n'a jamais renié son amitié avec Jean-Marie Le Pen, un copain d'école, et a souvent minimisé les dérapages de ce dernier, préférant évoquer des déconnades...), Claude Chabrol laisse derrière lui une oeuvre certes inégale mais truffée de pépites. A (re)voir d'urgence.
 
Anderton

Best of blogs cinéma : monstres, piranha, choc et puceau

Sur le web : Festival de bons articles chez les blogueurs cinéphiles associés ! La preuve ci-dessous. Enjoy !





Anderton

11 septembre 2010

Festival de Deauville 2010 : palmarès complet


Buzz : Mother and Child, réalisé par Rodrigo Garcia, a obtenu le Grand Prix du Festival de Deauville 2010, dont le jury était présidé par Emmanuelle Béart. Découvrez le palmarès complet ci-dessous.

- Grand Prix : Mother and Child de Rodrigo García
- Prix du Jury ex aequo : Winter's Bone de Debra Granik et The Myth of the American Sleepover de David Robert Mitchell
- Prix de la Révélation Cartier : Holy Rollers (Jewish Connection) de Kevin Asch
- Prix de la Critique Internationale : Buried de Rodrigo Cortés
- Prix littéraire Lucien Barrière : Blonde de Joyce Carol Oates 
- Prix Michel d'Ornano : Angèle et Tony d'Alix Delaporte

Anderton

Festival de Venise 2010 : palmarès complet et début de polémique ?


Buzz : Quentin Tarantino, qui présidait la 67e Mostra de Venise, a rendu son palmarès. Et remis le Lion d'Or à Sofia Coppola pour Somewhere. "Les journalistes vont encore crier au scandale à cause de l'ancienne liaison Coppola-Tarantino", lâche @FullyHD. "Une fois de plus le président Tarantino aurait-il préféré le copinage?", se demande d'ailleurs @ecrannoir. Rappelons que la Palme d'Or accordée à Fahrenheit 9/11, sous la présidence de Tarantino, avait fait jaser, le film étant produit par les frères Weinstein, également producteurs de QT. Reste que le palmarès complet du festival de Venise 2010 se découvre ci-dessous.

- Lion d'Or : Somewhere de Sofia Coppola
- Lion d'Argent du meilleur réalisateur : Álex de la Iglesia pour Balada triste de trompeta
- Prix Spécial du Jury : The Essential Killing de Jerzy Skolimowski
- Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine : Vincent Gallo dans The Essential Killing de Jerzy Skolimowski
- Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine : Ariane Labed dans Attenberg de Athina Tsangari
- Prix Marcello Mastroianni de la meilleure révélation : Mila Kunis dans Black Swan de Darren Aronofsky
- Prix Ocella pour le meilleur scénario : Balada triste de trompeta d'Álex de la Iglesia
- Prix Ocella pour la meilleure photographie : Ovsyanki (Silent Souls) de Aleksei Fedortchenko
- Prix De Laurentis, lion de l'avenir : Majority de Seren Yüce
- Lion d'honneur pour l'ensemble de sa carrière : Monte Hellman

Anderton

I'm Still Here : Joaquin Phoenix se fait chier


Buzz : De l'art ou du cochon ? Une vaste blague ou un documentaire dérangeant ? I'm Still Here laisse pantois une partie de la critique US. Casey Afleck a suivi Joaquin Phoenix après l'annonce de l'arrêt de sa carrière... de comédien. Car Joaquin s'est lancé dans le hip hop. Avec son look de serial killer sous ecsta, Phoenix traque donc P. Diddy, croise des vedettes, fait le show chez Letterman, s'engueule avec le public, fume des pétards, sniffe de la coke et se fait chier à la gueule. Littéralement !

Comment ne pas croire qu'il s'agit d'une hénaurme blague ? se demande Vanity Fair. Ou alors Casey Afleck est gonflé de filmer la déchéance de son ami le plus cher. Pour percer le mystère de I'm Still Here, VF répond à 25 questions essentielles. Et Mike Ryan, l'auteur de l'article, conclut : C'est "le plus grand film de tous les temps dans lequle un homme chie dans la bouche d'un autre homme" ! Voilà, voilà. Le trailer se mire ci-dessous.

Anderton

10 septembre 2010

Disney-Pixar : les sorties 2010, 2011 et 2012


Buzz : Disney-Pixar a communiqué jeudi son line up pour les mois à venir. Et y a du bon, du très bon ! La preuve, avec ces films et leurs dates de sorties dans les salles françaises.

- Raiponce (3D) : 1er décembre (dès le 17 novembre au Grand Rex à Paris)
- La Dette : 29 décembre
Helen Mirren, Sam Worthington et Jessica Chastain dans une chasse au nazi
- Arrietty : 12 janvier
 La nouvelle prod des studios Ghibli.
- Gnoméo et Juliette : 16 février
Un film d'animation qui revisite l'histoire de Roméo et Juliette chez les nains de jardin (!) sur fond d'Elton John (!!)
- Numéro Quatre : 16 mars
DJ Caruso réalise, Michael Bay et Steven Spielberg produisent. Une histoire d'ado doté d'étranges pouvoirs.
- Winnie l'Ourson : 13 avril
Le retour de Winnie en animation traditionnelle.
- Mars Needs Moms ! (3D) : 11 mai
Robert Zemeckis à la prod de ce film tourné en motion capture, où les Martiens enlèvent les mamans sur la Terre.
- Pirates des Caraïbes La Fontaine de Jouvence (3D) : 18 mai
- Don't Be Afraid of the Dark : 15 juin
Un conte horrifique produit par Guillermo Del Toro et Mark Johnson.
- Cars 2 (3D) : 27 juillet
- Cheval de Guerre : 14 septembre
Steven Spielberg raconte une histoire d'amour entre un garçon et un cheval pendant la Première guerre mondiale.
- Real Steel : 30 novembre
Réalisé par Shawn Levy et avec Hugh Jackman et Evangeline Lilly. Dans le futur, les boxeurs ont été remplacés par des robots...
- Félins, Le Royaume du Courage : 14 décembre
La nouvelle production Disney Nature tournée dans le Serengeti et présentée comme un thriller sur les félins.
- Benjamin Gates 3 : 2012
Une nouvelle aventure qui emmène le héros sur l'île de Pâques et en Atlantide.
- The Brave (3D) : 2012
Quand une princesse écossaise décide de devenir archer. Avec Reese Witherspoon, Emma Thompson et Bill Connolly.
- John Carter of Mars : 2012
Le 1er film live action d'Andrew Stanton
- Monstres & Cie 2 (3D) : 2012
- Le Manoir Hanté : 2012
L'attraction phare de Disneyland vue par Guillermo Del Toro

Anderton

09 septembre 2010

The Expendables : un plan sans accroc

En salles. Pour faire partie de l’équipe de Barney Ross, il n’est pas nécessaire de savoir lire. En revanche il faut aimer l’effort physique et avoir déjà démonté du Viêt-Cong. Il est également préférable d’être tatoué et de disposer d’un permis moto sous peine de passer pour une tapette et de se retrouver constamment à la traîne. Ne pas avoir de famille ni d’autres attaches affectives est un plus. Il est enfin indispensable d’être américain. Si par ailleurs vous avez un pseudo rigolo (Christmas, Gunnar, Yin Yang, Paine etc.), vous serez accueillis à bras ouverts !

Sylvester Stallone est Barney Ross, le chef des "expendables" (parenthèse Houellebecq : Barney Ross est le nom d’un boxeur américain héros de la seconde guerre mondiale). En tant que seule tête pensante de l’unité spéciale, c’est à lui que revient le loisir de fixer le calendrier des missions. J’aime autant vous dire que ses hommes jouent rarement au scrabble. Sans état d’âme, ils prêtent leurs bras à ceux qui peuvent se les offrir : si vous avez un problème, si personne ne peut vous aider et si vous pouvez les trouver, peut-être pourrez-vous vous aussi louer leurs services. Attention toutefois à ne pas heurter leur sens de l’honneur qu’ils ont très développé. Défendre la veuve et l’orphelin oui, traquer des trafiquants de drogues pourquoi pas, mater une révolution populaire jamais. Ce grand cœur les amène régulièrement à travailler gratis, surtout si la veuve est jolie et l’orpheline pas farouche.

Dans la même veine que John Rambo, The Expendables traite de la culpabilité consubstantielle à l’état de soldat. Constamment en recherche de rédemption, spécialement quand ils ont passé les 50 ans, ces guerriers mercenaires ne rechignent devant aucun sacrifice pour racheter leurs fautes. Et si cette expiation passe par le tabassage de quelques crapules non anglophones, c’est tant mieux pour les spectateurs. Tu ne tueras point ton prochain certes, encore faudrait-il que les suivants ne soient pas anti-américains. Et si par le plus grand des hasards ils s’avèrent anti-américains, patibulaires et malpolis, ils ne méritent pas de vivre dans le même monde que Barney.

Le nouveau film de Stallone exhale des relents eighties bien bourrins heureusement compensés par un second degré omniprésent. Ces vieux briscards des vidéoclubs savent pertinemment qu’ils n’ont plus l’âge de ces conneries…Rambo a des varices et, je le suppose, des problèmes de prostate. Il peut encore distribuer quelques baffes mais pour peu que l’opposition soit relevée et il s’incline (le vieux Barney se fait notamment rossé par l’homme qui valait 3 milliards). Cette lucidité salvatrice apporte un peu de légèreté à un scénario écrit sur une aire d’autoroute par un Chuck Norris frustré de ne pas faire partie du casting. De là à dire que « le film prend de jolis accents hawksiens », il n’y a qu’un pas que franchi allègrement Chronic’Art qui tente justifier un plaisir régressif en invoquant une filmo que son lectorat ne connaît pas. Comme si Marc Levy avait lu Stendhal.

Mon conseil : un film dans lequel des gros bras ringards dégomment des méchants sadiques avec le sourire ne peut pas être mauvais. Avec de l’autodérision en sus, le film devient culte.

Sentenza

Eté meurtrier pour le cinéma français


Artistes : J’aime pas les nécros, mais là, l’été nous a servis, spectaculairement – Giraudeau, Cremer, Corneau – et parfois plus discrètement. C’est le cas de deux comédiens, dont les noms sont moins célèbres que leur rôles : Véronique Silver et Raoul Billerey. Hommage à deux grands seconds rôles du cinéma français discrètement disparus dans la torpeur de l’été.

Inoubliable Madame Jouve

Véronique Silver, tous les amoureux du cinéma de Truffaut la connaissent. Madame Jouve, c’était elle, la récitante de La Femme d’à côté, ce mélo glacial sur la passion brûlante. Au début du film, on ne voit qu’elle en gros plan ; puis elle nous demande de nous reculer, la caméra s’éloigne et nous la révèle alors de plain pied, la jambe brisée, handicapée à vie, après avoir tenté de se suicider, par amour. Comme couple fou d’amour dont elle va nous conter l’histoire, Mathilde et Bernard, Fanny Ardant et Gérard Depardieu, ni avec toi, ni sans toi. Actrice d’un seul rôle, on l’avait également vue chez Alain Resnais, Jean-Claude Brisseau, Edouard Niermans, et au théâtre chez Roger Planchon.

Le papa bourru de Charlotte

Autre grand second rôle du cinéma français : Raoul Billerey. « Ma Charlotte… » : tous ceux qui ont vu, vu, vu et revu L’Effrontée de Claude Miller n’ont pu oublier sa voix rassurante et sa démarche pataude dans le rôle du père de Charlotte Gainsbourg, maladroit, un peu dépassé par l’évolution de sa grande tige de fille, et sous des dehors bourrus, tendrement paternel. Accumulant les seconds rôles dans les années 80-90, cet ancien maître d’armes a également été vu dans le rôle de Porthos dans La Fille de D’Artagnan, de Bertrand Tavernier, dans Chouans de De Broca ou La Petite Voleuse de Claude Miller.

Travis Bickle

08 septembre 2010

Hip hop hard gore !

Buzz : Oldy but goody. Voici une vidéo qui date d'il y a onze ans. Ok, je la publie avec un peu de retard mais à l'époque, Cineblogywood n'existait pas. C'est un titre du duo mythique EPMD avec des invités tout aussi cultes pour les fans de hip hop : Method Man et Redman. En guest, Lady Luck. Le titre : Symphony 2000. Et la vidéo est un hommage à quelques célèbres films d'horreur, de Shining à Massacre à la Tronçonneuse en passant par Carrie. Avec un sample de Requiem pour un Con. Enjoy, yo !

Anderton

Piranha 3D : l'empire des sens

En salles : En rentrant chez moi après la projection de Piranha 3D, j’ai croisé mon voisin du 4e en caleçon. Le tissu flasque et élimé ne dissimulait que sommairement des attributs sexuels en décrépitude avancée. Ses maigres jambes arquées et velues tremblaient, ses bras décharnés tombaient de façon inexorable, son œil suintait d’une vieillesse ennemie. Dur retour à la réalité. Voir des filles se faire dévorer toutes nues est infiniment plus ragoûtant.

Dans la petite commune de Lake Victoria, les filles sont jolies et portent des bikinis. Elles dansent sur des yachts de luxe en buvant des alcools sucrés, se baignent à poil en écoutant le requiem de Mozart et aguichent les garçons en faisant claquer le flagelle du neurone qu’elles ont dans les fesses. Les garçons, évidemment, ont la gorge sèche et les yeux grands ouverts. Alors ils boivent et reboivent encore et quand ils ont bien bu, ils vomissent. Ce qui hypothèque grandement leurs chances d’aller frétiller du flagelle. Toute cette jeunesse débauchée ignore que le lac, scène de leurs insouciantes agapes, regorgent de créatures affamés prêtes à exploser du silicone, bouffer du pénis, déchirer des rondelles : les piranhas, en 3D s’il vous plaît.

Le reste de l’histoire est anecdotique tant l’intérêt du film ne réside que dans sa tagline : sea, sex and blood. Et le reste on s’en fout. Cela n’enlève rien à la prestation des acteurs, Elizabeth Shue et Jerry O’Connell notamment (vraiment exceptionnel en réal de film porno déjanté), qui savent se faire oublier devant les vrais stars du film : les poissons et leur singulière attirance pour toutes formes rebondies, factices ou non. Ces petits carnivores attaquent donc en meute et croquent, mordent, estropient, démembrent, émasculent tout ce qui passent dans leurs mâchoires. Autant Alexandre Aja avait flatté nos appétits les plus vils dans la première partie, dont l’apothéose est un ballet aquatique d’ondines désinhibées se caressant lascivement, autant il ne nous épargne rien dans la seconde. Le sang gicle, les os craquent, les viscères se répandent dans une joyeuse hécatombe parfois ignoble et toujours drôle… Cette outrance totalement assumée est jouissive.

Mon conseil : à vivre (pour une fois que la 3D apporte un vrai plus). Par ailleurs, amis lecteurs qui a entre 12 et 16 ans, tu devrais te dépêcher d’aller voir le film : le niveau d’interdiction devrait être relevé dans les jours qui viennent.
Sentenza

07 septembre 2010

Wyclef accuse Sean Penn de sniffer de la coke

Artistes : Wyclef Jean n'a pas digéré que Sean Penn et Pras, son ex-pote des Fugees, aient critiqué sa décision de participer à l'élection présidentielle en Haïti. Lors d'un concert à New York, Wyclef a déclaré : "J'ai un message pour Sean Penn. Peut-être qu'il ne m'a pas vu en Haïti parce qu'il était trop occupé à sniffer de la coke". Puis de régler son compte à Praswell. Pas très classe.

L'attaché de presse de Sean Penn a répondu dans un communiqué que l'acteur, via son association J/P Haitian Relief Organization, prône la "tolérance zéro" pour la consommation de drogue. "Que M. Jean puisse lancer une telle fausse accusation est triste et très hasardeux ,mais pas étonnant", a-t-il ajouté. Regardez ci-dessous l'extrait du concert où Wyclef se lâche.

source : MusicMix (EW)

Anderton

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Grey's Anatomy : quelle affiche pour la saison 7 ?


Buzz : ABC a décidé de laisser les fans choisir l'affiche de la 7e saison de Grey's Anatomy. Il y en a six au total, de la plus classique à la plus originale. J'aime bien celle-ci. Les cinq autres sont à découvrir sur The Ausiello Files (EW.com). Vous pouvez voter sur la page Facebook de Grey's Anatomy.

Anderton

Twelve : un trailer 10/10


En salles : Un film de Joel Schumacher, c’est toujours un peu d’émotions. Souvenons-nous de Génération Perdue ou L’Expérience Interdite et, pour les plus geek d’entre nous, le très bon St Elmo’s Fire avec ses relents de John Hugues pour Adulescents. C’était la grande époque des Eighties, avant le chef-d’œuvre Chute Libre et deux Batman déjantés sous extas donc très mauvais. Suivront du bon et du moins bon comme toujours avec lui : Phone Game, 8 mm, Tigerland, Le fantôme de l’opéra, Veronica Guérin ou encore Le nombre 23.

On y va le Eight septembre !

A 70 ans, Joel Schumacher nous balance un regard sur la jeunesse dorée de New York, ou comment vouloir plus quand on a déjà tout. Perso, ça me rappelle Neige sur Beverly Hills qui avait lancé Robert Downey Jr. Souhaitons la même carrière à Chace Crawford, le héros de Gossip Girl, que l’on verra dans le prochain Bruce Beresford. Le film annonce, très bon, se regarde ci-dessous. Sortie le 8 septembre au cinéma.

Marcel Martial (twelve x 3+5!)

Night and Day : TomTom des villes vs Dudu des champs.


Préambule d’un intérêt mineur : Dudu roi.

Après 3 semaines passées dans les tréfonds d’une campagne française où les chances de croiser une borne wifi sont presque aussi élevées que celles d’éborgner une vache unijambiste, je reviens à la civilisation avec la conviction profonde que le cinéma est un art contingent exclusivement urbain. Quand on a l’opportunité de croiser l’ancien amant de la mère de Gilbert Montagné dit Dudu, 80 ans au compteur et dont le teint couperosé incite à penser que la poire qu’il distille n’est pas destinée à la vente, on éprouve sans doute moins le besoin d’aller assister aux dernières cabrioles futiles d’un Tom Cruise émail diamant (même s’il est vrai qu’avec 32 dents, le petit homme en a 31 de plus que Dudu).

Loin de moi l’idée d’opposer une nouvelle fois l’authenticité crade du terroir à la sophistication hygiénique et souvent maniérée qui touche le cinéma français, comme celui de divertissement, mais je persiste néanmoins à penser qu’aucun George Clooney ne pourra jamais dire avec autant de justesse qu’un Dudu des campagnes : « Je n’ai jamais trompé ma femme, en revanche je me suis souvent trompé de femme». Ce qui ne m’empêche pas de me ruer dans les salles obscures dés que Tom Cruise et George Clooney jouent dans un nouveau film. De toute façon Dudu n’a pas de téléphone.

Night and Day : Tomtom et Nana

En salles : Roy a les dents blanches, le poil brillant et la queue qui frétille. Il compense un handicap vertical prononcé par une agitation hystérique de tous les instants. June a également les dents blanches, le jean slim et l’œil qui pétille. Elle est blonde. Outre leurs aventures trépidantes autour du monde, ces deux personnages ont le point commun d’être interprétés par des acteurs vieillissants dont le sexe à piles s’émousse au fur et à mesure de filmographies répétitives. Si les pattes d’oie de Tom Cruise peuvent encore faire illusion, le botox de Cameron Diaz ayant la fâcheuse tendance à dénaturer ce qu’il gonfle ne suffit plus à dissimuler les ravages du temps.

Ces remarques seraient sans doute d’un intérêt négligeable si Night and Day ne reposaient pas essentiellement sur ses personnages caricaturaux et un aspect parodique malheureusement non assumé. Le scénario prétexte ménage bien quelques tentatives pour rendre dérisoires les archétypes qui ont fait le succès des deux acteurs principaux, l’agent voltigeur et la blonde décérébrée, mais le film s’enfonce rapidement dans un des travers du cinéma ricain : le mélange incontrôlé des genres, mélange qui ne satisfait personne à l’exception du sempiternel adolescent qui se cure le nez à votre droite en tentant maladroitement de peloter sa copine qui aurait préféré aller voir Twilight. La comédie n’est donc pas drôle, l’action mollassonne, la romance prévisible et la parodie ratée.

Finalement Night and Day n’a qu’un seul avantage : celui d’être suffisamment rythmé pour vous éviter de regretter l’haleine chargée d’un Dudu synonyme de grandes vacances. Et c’est déjà pas mal.

Mon conseil : à force d’avoir le cul entre deux chaises, on finit par se casser la gueule.

Sentenza

06 septembre 2010

Philibert : c'est pas un décor de puceau !


Buzz : @GaumontFilms a emmené quelques blogueurs à Prague où se déroule le tournage de Philibert, une comédie de cape et d'épée dont on attend le plus grand bien. Le studio a la marguerite nous a fait une fleur, à nous les blogueurs qui n'ont pas fait le déplacement : il a balancé sur Twitter quelques photos. Et ça, c'est du décor ! Ah, magie du cinéma. Envoûtant 7e art. Une autre photo se mire ci-dessous.

Nuits blanches pour écran noir


En DVD : De Luchino Visconti, on connaît tous ses chefs-d’œuvre un peu empesés et solennels, comme Mort à Venise, Ludwig ou le Crépuscule des dieux, Le Guépard ou Les Damnés. A côté de ses drames opératiques (Senso) ou ses chroniques sociales (Rocco et ses frères), il reste deux veines, qu’on a oubliées : sa veine néo-réaliste – oui, le réal de Mort à Venise a commencé sa carrière avec Obsessione, La Terre tremble, pièces majeures du néo-réalisme, au même titre que celles de Rossellini – et ses films mineurs, moins célèbres, plus secrets, comme Sandra, L’Etranger d’après Camus. Et ces Nuits blanches.

Un tournant dans l’œuvre de Visconti

Tourné en 1957 entre Senso et Rocco et ses frères, ce film marque un tournant dans son œuvre : le renoncement au néo-réalisme et l’ouverture à un univers onirique. Ce qui lui a été beaucoup reproché, lui, grand aristocrate qui avait épousé la cause du Parti Communiste, et qui semblait là la trahir au profit de la victoire de l'imaginaire sur le réel.

Déambulation nocturne à travers les ruelles et canaux de Livourne, Nuits blanches reste fidèle à la nouvelle de Dostoievski, qui inspirera par ailleurs des cinéastes aussi divers que Robert Bresson (Quatre nuits d’un rêveur, 1971) et James Gray (Two Lovers, 2008). Marcello Mastroianni incarne ce promeneur solitaire, qui tombe littéralement sur Natalia, jeune fille désespérée qui durant trois nuits va lui narrer la folle passion qu’elle a éprouvée pour un homme jadis aimé et qui lui a promis de revenir la chercher. Magie du cinéma qui permet via la reconstitution des arcanes labyrinthiques de Livourne dans les studios de Cinecitta, via un effet de lumière ou via un champ-contre champ de passer de la réalité au songe, du jour à la nuit, du présent au passé. Ce sont ces constants aller-retours entre deux mondes qui donnent à ce film son cachet étrange et poétique. Et l'inscrivent quelques années avant dans le sillage d'un Fellini. Et plus étrangement, comme le précurseur du dernier chef d’œuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut.

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